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Bienvenue sur le Blog du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora)

L'espace d'informations et d'échange sur les activités du CODE en faveur du changement, de la Démocratie et de l'état de droit au Cameroun et en Afrique.

17 mai 2007

Déclaration du CODE à l’occasion de la «fête» du 20 mai

http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=142&code_art=18798

"Le CODE appelle le régime dictatorial  de Mr Biya à dialoguer avec activistes et les mouvements autonomistes anglophones"

P7240048

Le 20 mai 2007, l’Etat camerounais célébrera le 35ème anniversaire du passage de l’Etat fédéral à l’Etat unitaire.

La réunification du Cameroun sous la responsabilité de Ahmadou Ahidjo, tout comme d’ailleurs l’indépendance du Cameroun, n’est toujours pas une réalité concrète dans le quotidien des Camerounais.

En 35 années d’Etat unitaire centralisé, tout observateur objectif et honnête de la vie politique camerounaise reconnaîtra que les discours officiels sur « l’unité et la cohésion nationales » n’ont jamais été aussi vides de sens.

Avec le retour au multipartisme en 1991, l’expression jusque là masquée et refoulée du « malaise anglophone » s’est révélée à travers divers mouvements comme la «Cameroon Anglophone Movement» (CAM), l’Ambazonia Movement,  le Free West Cameroon Movement,  la Southern Cameroon National Council (SCNC)…. La plupart de ces mouvements ont revendiqué dès 1993 un cadre constitutionnel nouveau prévoyant un «retour à   la République Fédérale du Cameroun de 1961» supprimée en 1972, à la suite d’un « coup d’état référendaire » du dictateur Ahmadou Ahidjo.

La gestion de « l’Etat unitaire », par les gouvernements dictatoriaux UNC-RDPC qui se sont succédé, a été ressentie par la communauté anglophone comme « une politique d’assimilation et de francophonisation » en lieu et place d’une réelle politique normative de promotion d’un bilinguisme égalitaire. Cette situation s’est manifestée plus durement dans le système éducatif et judiciaire, cristallisant les frustrations des camerounais d’expression anglaise.

Le gouvernement RDPC de Paul Biya a toujours nié l’existence d’une « question anglophone » au Cameroun, et s’est toujours refusé à tout dialogue avec les représentants des mouvements autonomistes anglophones, tout en réprimant brutalement leur expression. Cette politique de fuite en avant du régime face à ce qu’il faut bien reconnaître comme étant « la question ou le problème anglophone» est porteuse de graves risques pour notre pays. Certains des mouvements radicaux anglophones pourraient, en effet, être utilisés par un des pays voisins du Cameroun pour nous déstabiliser.

Le CODE appelle le régime dictatorial RDPC au pouvoir à faire le bilan de plus de dix années de répression barbare contre les mouvements autonomistes anglophones et à reconnaître l’échec lamentable de sa politique de violence comme moyen de règlement de la question anglophone. Cette option totalitaire du gouvernement antidémocratique, n’a eu pour conséquence que la radicalisation de ces mouvements dont certains ont occupé, le 31 décembre 1999, la station CRTV de Buéa pour proclamer «l’indépendance du Southern Cameroon». Les forces armées camerounaises, toujours mises en alerte maximum dans les provinces du Nord-Ouest et Sud-Ouest à l’approche du 1er octobre de chaque année, ont montré leur incapacité à empêcher les manifestations des groupes autonomistes anglophones. La politique de répression a donc été un échec cinglant sur toute la ligne!

En plus de la question anglophone, le tribalisme en général et le tribalisme d’Etat en particulier, créée, nourri et entretenu par le RDPC et ses élites corrompues, comme politique de tous les gouvernements Biya, montre que le discours officiel sur «l’unité nationale» n’est que pure démagogie. La constitution inique du 18 janvier 1996, qui divise les Camerounais en « autochtones » et en « allogènes » et qui instrumentalise les groupes ethniques, est la porte ouverte à un apartheid social et politique inacceptable dans une République démocratique.

Pour le CODE, la question anglophone et la problématique de l’unité nationale au Cameroun font partie intégrante du problème national camerounais à savoir l’absence de projet démocratique et l’illégitimité originelle qui est devenue une marque de fabrique des tenants du pouvoir au Cameroun depuis 1957. Ces problèmes ne peuvent être résolus en dehors d’un cadre démocratique véritable consacrant la légitimité des acteurs politiques appelés à conduire une réelle stratégie de cohésion nationale.

A l’occasion du 35ème anniversaire de "l’Etat unitaire", le CODE appelle le gouvernement camerounais:

Ø      A ouvrir un dialogue constructif avec les mouvements anglophones, autonomistes ou non, et notamment avec  la Southern Cameroon National Council (SCNC);

Ø      A libérer l’ensemble des activistes anglophones encore détenus dans les prisons et à faire la lumière sur les cas de disparitions dont font état les activistes anglophones depuis plusieurs années ;

Ø      A mettre en œuvre une véritable politique de décentralisation possible pour donner un statut semi-autonome consacrant des pouvoirs très larges aux collectivités territoriales décentralisées.

L’unité nationale que le régime camerounais dit vouloir célébrer ce 20 mai 2007 ne sera qu’une comédie tant que le régime néocolonial au pouvoir continuera à faire la politique de l’autruche face aux lignes de fractures qui menacent notre pays de désintégration.

                                                                                              

                                                                                              

Fait à Bruxelles, le 17 mai 2007

Pour le Comité de Coordination du CODE,

Dr Moïse Essoh

Secrétaire Exécutif.

A lire aussi dans le Messager  no 2373 du 18 mai 2007: http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=142&code_art=18798

Contacts :

E mail : comitedesuivicode@yahoo.fr

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11 mai 2007

Des militants sécessionnistes anglophones emprisonnés

http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=70398


Photo: FAO
La minorité anglophone camerounaise représente 20 pour cent des 16,6 millions d’habitants que compte le pays

YAOUNDE, 22 février 2007 (IRIN) - Une vingtaine de membres d’un groupe sécessionniste anglophone du Cameroun ont été emprisonnés le mois dernier sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux, ce qui, selon leurs avocats, constitue une des toutes récentes tentatives du gouvernement de museler ses détracteurs en les plaçant en détention sans procès.

Plusieurs membres du Conseil national du Cameroun méridional (SCNC) ont été arrêtés et emprisonnés le 20 janvier, alors qu’ils tenaient une conférence de presse animée par le vice-président du groupe, Nfor Ngala Nfor. Les deux audiences prévues pour l’audition des détenus ont été reportées.

« Les autorités les sont arrêtés sous le prétexte qu’ils n’avaient pas d’autorisation pour organiser cette réunion », a déclaré Blaise Berinyuy, un avocat du groupe. « Ces dernières années, les arrestations de ce type sont devenues courantes et la situation ne s’est guère améliorée ».

Depuis 1993, le SCNC appelle à la sécession des deux provinces anglophones du nord-ouest du Cameroun et dénonce la marginalisation dont fait l’objet la minorité anglophone camerounaise. Celle-ci représente 20 pour cent des 16,6 millions d’habitants que compte le pays.

Après une série d’affrontements avec les forces de sécurité dans les années 90, le gouvernement camerounais a fini par interdire ce groupe en 2001.

« Aucune réunion de ce groupe ne peut être autorisée. En conséquence, elle est considérée comme illégale », a déclaré Abada Assomo, porte-parole du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. « Lorsque les membres du SCNC tiennent une réunion, il est normal qu’on les fasse arrêter. Il ne s’agit pas d’arrestation arbitraire, puisque leur activité est interdite par la loi ».

Problème persistant

En 1922, la Société des Nations a divisé le Cameroun en deux zones, l’une administrée par la France, et l’autre par le Royaume-Uni. La partie française a obtenu son indépendance en 1960, tandis que la zone anglaise devait choisir entre la fusion avec le Nigeria ou avec le Cameroun francophone nouvellement créé. Le nord du Cameroun a choisi de s’associer au Nigeria, alors que le sud a rejoint la partie francophone du Cameroun, en 1961.

Petit à petit, l’autonomie du Sud Cameroun s’est effritée jusqu’à sa dissolution en 1972, avec la formation d’un Etat centralisé. Au fil du temps, les Camerounais anglophones se sont sentis de plus en plus marginalisés, ont fait remarquer des groupes de défense des droits de l’homme.

Le Président Paul Biya, qui a accédé au pouvoir en 1982, a ouvert le système politique camerounais au multipartisme, en 1990, suivant ainsi le sens du mouvement démocratique qui s’est emparé du continent. Lors de l’élection présidentielle de 1992, le candidat anglophone John Fru Ndi s’est présenté à la magistrature suprême mais a été battu par le candidat sortant, le Président Biya. Les Anglophones ont alors remis en question la victoire de Biya, criant à la fraude.

« Il faut reconnaître que depuis cette relative ouverture de l’espace politique…il y a de plus en plus d’actions favorable à une délégation des pouvoirs, à moins de concentration du pouvoir, au sens géographique du terme, mais également en termes d’accès aux postes clés de la fonction publique », a avancé Paul Simo, un avocat camerounais et ardent défenseur des droits de l’homme qui vit au Nigeria.

« Le SCNC est le principal fer lance de ces revendications politiques », a affirmé M Simo, qui ne représente cependant pas ce groupe.

La répression de l’Etat

Différentes actions ont été menées contre le gouvernement, notamment l’occupation en 1999 des locaux de la station de la télévision nationale, située à Buea, à environ 500 kilomètres à l’ouest de Yaoundé, la capitale. A cette occasion, des membres du SCNC avaient annoncé l’indépendance du Cameroun anglophone.

Trois membres du SCNC ont été tués et cinq autres blessés en 2001, lors de la manifestation organisée à l’occasion du 40ème anniversaire de l’unification des deux Cameroun.

En décembre dernier, des incidents ont éclaté à l’Université de Buea lorsque le gouvernement à voulu inscrire des Francophones sur une liste de candidats à une école de médecine. Deux étudiants ont été tués lors des affrontements avec les forces de sécurité.

« Depuis l’indépendance du pays, le gouvernement camerounais n’a jamais voulu prendre en compte les revendications des Anglophones », note la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, dans son rapport 2003, qui condamne « les assassinats, arrestations arbitraires et toutes les formes de mauvais traitement, ainsi que les atteintes à la liberté d’opinion, d’expression, d’association et de manifestation » dont fait l’objet SCNC.

Quelques ouvertures timides

Lors de la conférence de presse du 20 janvier, Nfor Ngala Nfor avait annoncé qu’il avait envoyé une pétition au Comité les Droits de l’Homme, afin que celui-ci se prononce sur « l’annexion, l’occupation brutale et la colonisation du sud du Cameroun par la République du Cameroun ».

Il y a quelques mois, le gouvernement semblait s’orienter vers l’idée d’un dialogue avec le SCNC.

« Mais les responsables du gouvernement ne se sont jamais présentés aux réunions qu’ils avaient eux-mêmes initiées, afin de s’entretenir avec le SCNC », a précisé Berinyuy, l’avocat du groupe.

Selon Paul Simo, le gouvernement pouvait traiter de problèmes plus vastes touchant l’ensemble des Camerounais, et soulevés par le SCNC.

« Les grands constitutionnalistes, experts en droit ainsi que les personnalités importantes du Cameroun francophone reconnaissent certainement que cette question mérite d’être abordée, parce qu’elle se situe au cœur de la problématique de l’unité et de l’identité nationales, a déclaré M Simo.

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10 mai 2007

Pour le CODE, M. Sarkozy incarne une continuité dangereuse pour les Africains

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Le Collectif des Organisations Patriotiques et Démocratiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) prend acte de la décision le 06 mai dernier de plus de 53% des Français votants, de confier la destinée de leur pays à M. N. Sarkozy, pour cinq ans.

A cause des liens néocoloniaux que la France entretien toujours avec certains régimes africains et particulièrement avec le régime de Paul Biya, le CODE ne peut pas ignorer l’impact que l’élection de N. Sarkozy aura sur le peuple camerounais.

M. Sarkozy, dont le milliardaire et capitaliste français Martin Bouygues est le témoin de mariage et le parrain de son fils, a choisi pour son premier acte fort de futur président de la république de se « reposer » aux bons soins de son ami, l’autre milliardaire et capitaliste français Vincent Bolloré.

Les groupes Bouygues et Bolloré ne sont plus à présenter en Afrique, où ils se partagent le gâteau des secteurs les plus rentables de l’économie africaine dans les pays dirigés par des vassaux de la France. Des télécommunications au bois en passant par les services, ces groupes possèdent des monopoles qui dans des pays souverains seraient carrément interdits.

C’est pourquoi le CODE appelle tous les Africains et particulièrement les Camerounais à se mobiliser partout et par tous les moyens démocratiques et médiatiques pour que le pillage éhonté de l’Afrique et le soutien aux dictatures que le régime de M. Sarkozy va sans doute renforcer, quoi qu’il en ait dit dans son premier discours de président, soient mis en échec.

En effet, M. Sarkozy, de par le régime auquel il appartient depuis longtemps, de par les hommes avec lesquels il sera amené à élaborer sa politique africaine, de par ses amis milliardaires et les intérêts de ces derniers, de par les premiers actes posés en tant que président, ne rassure en rien sur l’action de la France vis-à-vis des peuples africains et particulièrement du peuple camerounais.

Comme par le passé, depuis le président De Gaulle jusqu’à Chirac, la françafrique doit être sans cesse dénoncée et combattue, pour qu’enfin un jour les peuples africains soient réellement libres pour qu’ils élèvent leur niveau de vie.

Pour le CODE

Moïse Essoh                         Guillaune Tene Sop

Secrétaire exécutif                         Chargé de communication

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09 mai 2007

Le CODE interpelle l'UE sur son attentisme au Cameroun

La_d_l_gation_du_CODE_qui_a__t____la_Commission_de_l_UE___Bruxelles__le_27_avril_2007

A son excellence

Monsieur José Manuel BARROSO,

Président de la Commission Européenne

Réf.: CE4/CC/CODE/2007.

Objets :

vApplication du régime de sanctions prévues par l’Accord de Cotonou contre le gouvernement antidémocratique du Cameroun pour violation des principes démocratiques, des droits humains et corruption

vInterpellation du gouvernement camerounais sur les conditions préélectorales frauduleuses en vue des élections de juillet 2007

Excellence, Monsieur le Président,

Cette correspondance est le prolongement de celles que nous vous avons adressées en juillet 2004 et en avril 2005, et dans lesquelles notre organisation, le CODE, manifestait son incompréhension par rapport à l’attentisme voire la complaisance qui est celle de l’Union Européenne face aux violations massives des droits Humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit au Cameroun par les autorités antidémocratiques au pouvoir.

Malgré les précédentes interpellations, nous n’avons pas l’impression que la politique de l’UE vis-à-vis du Cameroun se soit départie de cet attentisme incompréhensible, alors que l’aggravation de la situation sociopolitique, la mainmise du parti-Etat RDPC sur le processus électoral et les fraudes électorales à répétition auraient dû amener l’UE, dans le cadre des dispositions pertinentes des accords de partenariat UE-ACP, à prendre des mesures coercitives contre le régime corrompu et illégitime du Cameroun.

Afin de vous situer sur la gravité de la situation sociopolitique du Cameroun, nous nous limiterons à trois niveaux :

v Les conditions d’organisation des scrutins législatif et municipal du 22 juillet 2007,

v L’assassinat par le gouvernement de trois étudiants en 2005 et 2006, à l’université de Buéa et les conditions de vie générales de la jeunesse camerounaise,

v L’absence de volonté politique de la part du gouvernement dans la « lutte contre la corruption ».

I. Les conditions d’organisation des scrutins législatif et municipal du 22 juillet 2007

            Le corps électoral camerounais vient d’être convoqué aux urnes pour le 22 juillet de cette année aux fins d’élire les députés et les conseillers municipaux (décret n°2007/112 du 20 avril 2007). Le fichier électoral ne comporte officiellement que 4 millions de personnes pour une population électorale d’environ 9 millions d’électeurs potentiels sur une population totale estimée à 16 millions d’habitants.

Le journal « Le Messager » dans son édition du 30 mars, révélait que le fichier électoral informatisé par le MINATD (Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ) comportait de nombreuses irrégularités dont : des centaines de mineurs, de nombreuses inscriptions multiples, la présence curieuse de plusieurs milliers de centenaires, la présence de personnes décédées, etc. Le gouvernement a reconnu ces « irrégularités », sans rien faire de concret pour y remédier.

Outre ces fraudes grotesques sur le fichier électoral, les résultats du 3ème recensement général de la population et de l’habitat effectué en novembre 2005 ne sont toujours pas connus à ce jour. Or c’est sur la base des résultats de ce recensement que doit être fait le découpage des circonscriptions électorales et l’affectation du nombre de sièges de députés ou de conseillers municipaux proportionnellement à la taille de la population dans une circonscription donnée, afin d’assurer une meilleure représentation de la population. Le découpage électoral actuel est essentiellement injuste car il attribue aux fiefs supposés du régime une surreprésentation qui ne correspond pas à la réalité démographique de ces régions. La publication des résultats du 3e recensement Général de la population apparaît donc comme indispensable afin d’assurer le rééquilibrage de la carte électorale au Cameroun.

Des organisations de la société civile camerounaise, réunies au sein de la « Plate-forme pour les Elections » ont à maintes reprises soutenu que « la publication et l’exploitation des résultats du recensement général de la population sont des critères déterminants et préalables pour la crédibilité des prochains scrutins et constituent de ce fait un premier test de transparence dans le processus de modernisation du système électoral camerounais », sans que le gouvernement entende raison.

Le corps électoral est convoqué pour le 22 juillet 2007 alors que le nouvel organe chargé de l’organisation des scrutins – «Election Cameroon» (ELECAM) – créé en décembre 2006 par le gouvernement, n’est toujours pas fonctionnel. Ce sont donc, une fois de plus et de trop, le MINATD et l’ONEL (Observatoire National des Elections), tant décriés pour leurs fraudes répétitives et leur parti pris au profit du parti au pouvoir, qui organiseront les élections du 22 Juillet ! Pour rappel, c’est le constat indiscutable de l’incapacité de l’ONEL à garantir des élections libres et transparentes, qui a obligé le pouvoir à le remplacer par « ELECAM », lui-même très contestable.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le double scrutin du 22 juillet ne sera donc ni libre, ni démocratique. Ses résultats sont connus d’avance comme ceux de toutes les élections organisées au Cameroun depuis le retour au multipartisme en 1990. Les Camerounais ne se font d’ailleurs aucune illusion sur la crédibilité de ces élections et sur la possibilité qu’ils ont de sanctionner dans les urnes, un gouvernement corrompu, impopulaire et antipopulaire comme celui de M. Biya. Ceci explique le faible taux des inscriptions sur les listes électorales et la désaffection des masses populaires du processus politique au Cameroun

Un rapport du Département d’Etat américain en février 2005 dénonçait d’ailleurs « la mainmise du chef de l’Etat et de son parti sur le processus politique, les intimidations, la manipulation et la fraude électorales qui limitent sérieusement la capacité des citoyens à exercer le droit de vote qui leur permettrait de changer de gouvernement» !

L’enjeu des élections législatives du 22 juillet 2007 pour Monsieur Biya, qui est entrain d’épuiser ses 2 septennats constitutionnels, est de tout mettre en œuvre pour rafler une majorité confortable au Parlement ; ce qui lui permettrait par la suite, de tripatouiller la constitution camerounaise pour se donner la possibilité de briguer un autre mandat présidentiel. Le CODE s’insurge contre toutes ces manœuvres et attire l’attention de la Commission de l’UE sur les dangers que ferait courir une telle modification constitutionnelle au Cameroun, déjà en proie à de nombreuses lignes de fractures internes. Il n’est pas inutile de rappeler que la guerre civile qui ravage actuellement le Tchad est en grande partie due au tripatouillage de la constitution Tchadienne en 2004 par le président Idriss Déby Itno avec le soutien explicite de  la France!

II. De graves violations des droits humains et sociaux : l’assassinat d’étudiants à l’université de Buéa et les conditions de vie générales de la jeunesse

Les violations massives des Droits Humains se traduisent par des exécutions sommaires et extrajudiciaires, la pratique systématique de la torture et des traitements cruels ainsi que l’impunité assurée dont jouissent les éléments des forces de l’ordre et les membres du parti au pouvoir impliqués dans ces violations.

En avril 2005 et en novembre 2003, 5 étudiants en tout de l’université de Buéa ont été froidement exécutés par la police camerounaise, au cours de manifestations pacifiques pour revendiquer de meilleures conditions de vie et d’études. Les agents de forces de l’ordre responsables de ces crimes restent impunis, ce qui encourage ce type répression contre la jeunesse camerounaise. La commission d’enquête créée par le Chef de l’Etat pour faire la lumière sur ces assassinats n’a jamais rendu son rapport, et ce malgré les protestations des associations d’étudiants.

D’autre part, les conditions générales de vie de la jeunesse camerounaise, abandonnée à elle-même, sont telles que ces jeunes n’ont pas d’autre alternative aujourd’hui que fuir ou subir. Fuir le pays par tous les moyens, y compris l’émigration illégale dans des conditions suicidaires, ou le trafic d’êtres humains. Subir les humiliations, les conditions de vie inhumaines et l’absence d’espoir en l’avenir dans le pays.

Hélas, presque tous ne rêvent que de fuir, avec les drames personnels et collectifs que la mise en œuvre de ces projets de fuite engendre.

Pour indication, les Camerounais représentent l’une des nationalités les plus importantes dans les camps où s’entassent les réfugiés clandestins en Mauritanie et au Maroc, dans l’espoir de passer en Europe dans des conditions désormais connues de tous. De plus, selon l’Office Central de Répression du Trafic des Etres Humains de France, la proportion des prostituées d’origine camerounaise en Europe est passée, entre 2000 et 2005, de 25 % à plus de 50 % des prostituées d’origine africaine.

III. Le manque de volonté politique et les entraves à la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics.

Afin d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE et sous la pression des institutions financières internationales, le gouvernement camerounais a lancé fin 2005 une prétendue opération de lutte contre la corruption qui s’est soldée, à partir de février 2006, par des arrestations spectaculaires de quelques caciques du régime au pouvoir. Et puis plus rien ! Les procès dits anti-corruption, commencés depuis plusieurs mois, multiplient des révélations impliquant des ministres, ex-ministres et très hauts dignitaires du régime dans de vastes opérations de corruption et de détournements de deniers publics dont le préjudice pour l’Etat du Cameroun, selon certaines sources, s’élèverait à plus de 500 milliards de francs CFA. Ceci sans que les prévenus et leurs complices ne soient réellement inquiétés. Ces procès ressemblent donc plus à des mises en scène qu’à une véritable opération « mains propres », comme annoncé. La plupart de ces détourneurs de fonds publics ont jusqu'à présent conservé leurs biens mal acquis, alors que ceux ci auraient dus faire l’objet de saisies conservatoires.

Des informations très fiables font état de ce que les faramineuses sommes détournées auraient été placées dans des banques européennes, blanchies dans des opérations immobilières ou dans la spéculation boursière aussi bien dans les pays de l’Union Européenne qu’aux Etats-Unis d’Amérique, alors que la très grande majorité de nos compatriotes vit dans des conditions d’extrême misère et n’a accès ni aux soins de santé primaires, ni à l’eau potable, encore moins à une éducation de qualité.

IV – Appel  à  la Commission de l’Union Européenne

Face à la gravité de la situation décrite, nous nous tournons vers l’Union Européenne parce que nous pensons que votre institution peut aider le Cameroun..

Excellence, Monsieur le Président,

Le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) est étonné de l’inactivité de votre Commission face aux méfaits et crimes de notre gouvernement.

L’Accord de Cotonou reconnaît qu’un « environnement politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit et la bonne gestion des affaires publiques, fait partie intégrante du développement à long terme ». Cet accord a aussi prévu un régime de sanctions lorsqu’une partie déroge au respect des droits de l’Homme, aux principes démocratiques et à l’Etat de droit.

Considérant la gravité de la situation du Cameroun, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) appelle votre haute institution à:

1. Mettre en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements qui violent les droits de l’homme et les principes démocratiques, ou en se maintenant au pouvoir par des mascarades électorales.

2. Geler les avoirs dans les banques européennes et procéder à la saisie des biens meubles et immeubles des membres du régime camerounais accusés ou soupçonnés de corruption et/ou de détournements de deniers publics.

3. Soutenir le CODE dans son exigence de l’annulation de la mascarade électorale actuellement en cours au Cameroun, jusqu’à la publication des résultats du 3ième recensement Général de la Population

et la mise en place et en fonction, d’une véritable Commission Electorale Nationale indépendante du gouvernement, du président de la république et de l’administration.

4. Faire pression sur les autorités camerounaises pour qu’elles arrêtent et jugent enfin les auteurs des assassinats en 2005 et 2006, de 5 étudiants de l’université de Buéa et que le gouvernement camerounais prenne en charge d’une manière urgente les problèmes de la jeunesse camerounaise à tous les niveaux.

Dans l’espoir que vous prendrez en considération notre demande, veuillez agréer, Excellence, Monsieur le Président, notre très haute considération.

Fait à Bruxelles, ce 27 avril 2007

Pour le CODE,

Tene Sop      Dr Moise Essoh     Dr Patrice Ndjoumi

Contacts :

Courrier : c/o Rue Van Artevelde, 43/2 ; 1000 Bruxelles  – Belgique.

Email : comitedesuivicode@yahoo.fr

Documents joints :

1. Mémorandum du CODE à la «Communauté Internationale» du 10 décembre 2003

2. Lettre du CODE au Président de  la Commission du 23 juillet 2004

3. Lettre du CODE au Président de  la Commission du 1er avril 2005

4. Rapport du CODE sur l’élection présidentielle d’Octobre 2004

Ampliations :

  • Président du Parlement Européen, Présidents de Commissions (Commission des Affaires Etrangères, des droits humains, et de la sécurité et de la défense commune ; Commission du Développement et de la Coopération),

  • Président de la Commission de l’Union Africaine

  • Comité des médiateurs de l’Union Africaine

  • Commissaire européen à la Coopération et au Développement

  • Députés Européens,

  • Presse Nationale et Internationale

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08 mai 2007

«Le CODE dénonce la mascarade électorale en cours au Cameroun et appelle à des sanctions contre le régime antidémocratique»

HPIM0363

Communiqué de Presse

Dans le cadre de sa campagne internationale contre le régime antidémocratique de Paul Biya, le CODE a mené les 27 et 28 avril à Bruxelles, en Belgique, un certain nombre d’activités dont une séance de travail avec l’Union Européenne, une conférence débat sur la situation politique actuelle au Cameroun et un renouvellement des instances dirigeantes du Collectif.

I/          RENCONTRE AVEC

LA COMMISSION

EUROPEENNE

Le vendredi 27 avril 2005, une délégation du Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de

la Diaspora

(CODE) a tenu une importante séance de travail, à Bruxelles, avec la responsable du Desk Cameroun à

la Commission Européenne.

Les entretiens ont porté sur la mascarade électorale en cours au Cameroun, sur les violations massives des droits humains notamment vis-à-vis de la jeunesse, sur la lutte contre la corruption, et le règne de l’impunité (Ci-joint, l’intégralité de la lettre adressée au président de

la Commission

Européenne

à cette occasion).

Au cours de cet entretien, la délégation du CODE, composée de MM. Tene Sop, Moise Essoh et Patrice Ndjoumi, a particulièrement insisté sur les conditions de fraudes généralisées qui entourent l’organisation des élections législatives et municipales du 22 juillet 2007, et a demandé aux autorités européennes de dénoncer cette mascarade, de refuser d’envoyer des observateurs pour ces prétendues élections et d’appuyer les revendications du peuple camerounais pour la mise en place d’une Commission Electorale Nationale indépendante (CENI) de l’administration et du président de la république. La délégation du CODE a aussi manifesté son étonnement devant l’attentisme qui caractérise de l’UE face aux graves violations des droits humains et des principes démocratiques par le régime antinational de Paul Biya. Elle a enfin demandé que :

v      l’UE mette en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements corrompus, illégitimes et antidémocratiques comme celui du Cameroun.;

v      les biens et les avoirs bancaires des membres du régime camerounais accusés ou soupçonnés de corruption et/ou de détournements de deniers publics soient saisis en Europe ;

v      l’UE soutienne le CODE dans son exigence d’annuler le processus électoral en cours, jusqu’à la publication des résultats du 3ième Recensement Général de

la Population

et la mise en place d’une véritable CENI ;

v      l’UE exige du régime camerounais qu’il appréhende et juge les coupables des assassinats des étudiants de Buéa et qu’il prenne en charge d’une manière urgente les problèmes de la jeunesse camerounaise, à tous les niveaux.

En réaction aux doléances du CODE et comme pour réfuter l’accusation d’attentisme, la représentante de

la Commission

a indiqué que « le Cameroun est l’un des rares pays ACP qui a connu une suspension depuis 2004, des appuis budgétaires de l’U.E, d’un montant de 87 millions d’euros, pour « mauvaise gouvernance et système opaque de gestion des finances publiques »». En ce qui concerne les violations des droits humains et les violations des principes démocratiques, la représentante de

la Commission

a soutenu que l’accord de Cotonou a prévu, avant d’éventuelles sanctions, « un dialogue politique entre les parties » et qui selon elle, se déroule tous les six mois entre le Ministère des Relations Extérieures du Cameroun et

la Délégation

de l’UE à Yaoundé. La délégation du CODE a dénoncé que ce fameux dialogue politique ne soit pas ouvert aux organisations de la société civile au Cameroun et que ses conclusions ne soient jamais rendues publiques. Sur les conditions frauduleuses d’organisation des élections du 22 juillet, la responsable du desk Cameroun a dit partager les «appréhensions et les doutes exprimés par le CODE sur la transparence de ce scrutin » avant de «regretter que « Election-Cameroon » (ELECAM) ne soit pas immédiatement fonctionnelle et que sa mise en œuvre ait été remise à plus tard ».

La Délégation

du CODE a toutefois tenu à préciser que, même avec un ELECAM fonctionnel, les fraudes grossières qui entourent le double scrutin du 22 juillet 2007 n’auraient pu être évitées. Etant entendu que M. Biya tient à se donner une écrasante majorité au Parlement, dans la perspective d’une modification de la constitution lui permettant de confisquer le pouvoir en annulant la limitation du nombre de mandats présidentiels !

II/         CONFERENCE DEBAT SUR

LA DIASPORA ET

LES ELECTIONS AU CAMEROUN

Le samedi 28 avril 2007, s’est tenue à l’Espace Matongé, en présence de nombreux Camerounais et Africains, une conférence-débat sur la problématique des élections au Cameroun et la question du vote des Camerounais de

la Diaspora.

Auparavant

, le public a pu suivre avec un intérêt particulier la projection de « Mascarade », un film sur les élections présidentielles de 2005 au Togo, qui dépeint très bien la tragi-comédie des prétendues élections dans des dictatures néocoloniales françafricaines comme le Cameroun, le Togo, le Tchad, le Congo, etc... Les représentants des Diaspora Sénégalaise et Gabonaise à Bruxelles, invités comme intervenants, ont fait partager aux camerounais leurs expériences en ce qui concerne le vote de la diaspora.

Les participants à la conférence-débat en ont profité pour dénoncer le «one man show» grotesque du RDPC qui vient de paralyser pendant 3 semaines, les ambassades et consulats du Cameroun en Europe en particulier, au nom du « renouvellement des organes de base» de ce Parti-Etat. Le CODE appelle à un égal traitement de toutes les forces politiques du Cameroun, car lorsque les partisans du CODE et des partis d’opposition souhaitent dénoncer, dans les ambassades du Cameroun, les assassinats d’étudiants sur le campus de Buéa ou revendiquer une CENI et le droit de vote de

la Diaspora

, ils sont systématiquement victimes d’ostracisme et de persécutions de la part des ambassadeurs-RDPC en furie.

Au terme d’une discussion animée, les participants ont été unanimes pour constater que les conditions dans lesquelles se préparent les élections au Cameroun sont loin d’être démocratiques, et que les dispositions légales ouvrant le droit de vote aux Camerounais de

la Diaspora

doivent être prises concomitamment à la mise en place d’une véritable CENI.

Le CODE lance donc un appel à toutes les forces politiques et à tous les Camerounais afin qu’ils ne se rendent pas complice de la vaste escroquerie électorale en cours et appelle au boycott actif des élections du 22 juillet 2007.

Le CODE appelle toute la diaspora démocratique et patriotique camerounaise à se mobiliser de toute son énergie, partout où elle se trouve et par tous les moyens, pour faire pression sur le régime camerounais afin que ce dernier annule le scrutin en cours, publie les résultats du recensement général de 2005, et mette en place une véritable CENI.

III/        RESTRUCTURATION DU CODE

En marge de ces activités organisées à Bruxelles, le samedi 28 avril 2007, il a également été procédé à un renouvellement du Comité de coordination du CODE. Ainsi, le Dr Moise Essoh a été désigné par consensus et conformément au principe de rotativité, nouveau Secrétaire Exécutif (SE) du CODE pour une durée d’un an en remplacement du Camarade Tene Sop du CNR-MUN, qui demeure membre du Comité de Coordination, de même que les camarades Titti Dingong de l’UPC, Dr Patrice Ndjoumi du CFM, Zintchem Luc Magloire de CFD et Mme Ateba de DFD. Le nouveau Secrétaire Exécutif a appelé à une intensification des actions dans le cadre du CODE et à la mobilisation de tous les Camerounais de

la Diaspora

, pour contribuer à un véritable changement progressiste au Cameroun, en chassant du pouvoir le régime corrompu de M. Biya. Moise Essoh a ensuite, rendu un hommage appuyé à son prédécesseur pour son action et son dévouement à la tête du CODE depuis sa création en Décembre 2003.

Le CODE invite d’ores et déjà les Camerounais et les amis du Cameroun à rester mobilisés pour le mois de mai, à Paris et à Bruxelles, afin de manifester contre la mascarade électorale en cours, pour la mise en place d’une CENI et pour le droit de vote des Camerounais de

la Diaspora.

La lutte continue !

Fait à Bruxelles, le 29 avril 2007

Pour le Comité de Coordination du CODE,

Tene Sop G.                                                                          Dr Moise Essoh

Contacts :

E mail : comitedesuivicode@yahoo.fr

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07 mai 2007

Votre aide nous sera très précieuse pour mener á bien notre mission, Alors n'hésitez pas à nous apporter votre aide en nature ou es espèce!

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Le CODE est régit par un ensemble de règles et de principes appelés la Charte du CODE!

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Historique du CODE

Le CODE est né de la volonté de quelques jeunes progressistes camerounais et amis du Cameroun, réunis à hambourg en Aout 2003, à féderer toutes les forces patriotiques de la diaspora camerounaise pour contribuer à la lutte de notre peuple pour le renversement du régime antipopulaire au pouvoir  et pour l'instauration d'un véritable changement  démocratique au Cameroun.

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