Le Mercredi 12 mars 2008, M. Charles Etoundi, ex ministre et membre du comité central du RDPC, s’est fendu d’une déclaration publique sur RFI, accusant le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) d’avoir manipulé les manifestants lors des émeutes populaires de février 2008.


Le CODE tient à démentir cette accusation grossièrement mensongère, que M. Etoundi a lancée comme par hasard le jour même où une manifestation à succès avait lieu devant l’Ambassade de France en Belgique, manifestation durant laquelle une délégation de Camerounais de la Diaspora, toutes tendances confondues, et emmenée par le CODE, a remis à l’Ambassade de France une lettre à M. Sarkozy.


Le CODE déplore que la seule réponse que le RDPC ait pu trouver pour justifier, devant l’opinion publique, les assassinats, massacres et arrestations de masse suivies de jugements expéditifs de gamins, soit de faire des amalgames mensongers entre la légitime révolte du peuple camerounais qui en a marre de souffrir et qui en a marre de Paul Biya et du RDPC, et un simple « email », selon les termes mêmes de M. Etoundi ; un « email » qui aurait soi disant revendiqué, au nom du CODE, « avoir installé une branche insurrectionnelle au Cameroun ».


L’email dont parle M. Etoundi est l'oeuvre des services de renseignements de Biya et est un grossier montage pour diaboliser le CODE, organisation de droit Belge, connue dans les milieux internationaux pour les nombreuses actions menées dans la Communauté internationale dans le but d'attirer son attention sur la dictature que M. Biya fait subir aux Camerounais.


Nous comprenons mieux maintenant pourquoi le combattant Jacques Tiwa, Représentant du Conseil National pour la Résistance(CNR), organisation membre du CODE, a été mitraillé en pleine rue à Ndokotti (Douala) par une patrouille militaire le 28 février 2008.

Le CODE avertit le RDPC et son chef, le dictateur Paul Biya, qu’ils répondront, aujourd’hui ou demain, mais sûrement, des crimes qu’ils ont commis en prétextant « lutter » contre une « insurrection organisée ».


Le CODE note également que le RDPC, se sachant coupable, veut assimiler tout manifestant à un casseur, pour justifier ses crimes : c’est ainsi que M. Etoundi répond sans vergogne sur RFI que la distinction entre « manifestants » et « casseurs » s’apparente à rechercher le « sexe des anges ». Est-ce donc à des casseurs qui le dictateur Biya a répondu par ses mesures soporifiques ?

L’apparente accalmie imposée au peuple camerounais par l’arrestation de dizaines de milliers de manifestants, qui sont donc des prisonniers politiques, et par un climat d’état d’urgence de fait, n’est qu’un leurre. Le peuple camerounais, plus que jamais épris de liberté, ne tardera pas de nouveau, sans manipulation aucune, à manifester son opposition au maintien de Paul Biya au pouvoir.

Le CODE met en garde le régime RDPC-Biya de faire passer par la force ou la ruse son projet de révision constitutionnelle, et exige du dictateur qu’il abandonne ce projet et qu’il quitte le pouvoir.

Le CODE appelle de nouveau l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, et notamment la France complice de Biya, et appelle toute la diaspora camerounaise à combattre pour la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale sur les massacres de février 2008 au Cameroun.

Le CODE exige notamment que la lumière soit faite sur l’assassinat de Jacques Tiwa, membre du CNR résidant au Cameroun, et que l’approximation des informations du RDPC sur le CODE a certainement contribué à faire assassiner.

Le CODE appelle de nouveau la Communauté internationale à ordonner diplomatiquement, sévèrement, économiquement, de la manière qu’elle souhaite, mais à ordonner à M. Biya de renoncer à la révision de l’article 6.2 de la constitution et de quitter le pouvoir.

Le CODE réitère son soutien au peuple camerounais dans sa lutte pour l’élévation de son standard de vie et pour le véritable changement au Cameroun, qui passe par le départ obligé de Paul Biya.


Bruxelles, le 12 mars 2008


 

 

Pour le CODE,



Moïse ESSOH  

Secrétaire Exécutif