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Bienvenue sur le Blog du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora)

L'espace d'informations et d'échange sur les activités du CODE en faveur du changement, de la Démocratie et de l'état de droit au Cameroun et en Afrique.

30 mars 2008

Le CODE dénonce le ponce-pilatisme politique de l'Union Européenne

COMMUNIQUE DU CODE SUITE A LA DECLARATION DE L’UNION EUROPENNE SUR LA SITUATION AU CAMEROUN

 

Suite à la parution du Communiqué de l'Union européenne concernant la situation au Cameroun, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) prend acte que, enfin, dans un langage certes diplomatique, l'UE déclare que l'alternance au pouvoir (c'est à dire le départ de Biya), la liberté de la presse (par allusion aux arrestations de journalistes et aux fermetures d'antennes) et la garantie des libertés publiques (liberté de manifester, de s'exprimer publiquement contre une situation) constituent des "éléments fondamentaux" pour la consolidation de la démocratie. Le CODE se félicite aussi du fait que l'instrumentalisation ethnique tentée au lendemain des premiers jours de révolte par une soi-disant "élite du Mfoundi", pour soutenir le régime, ait été dénoncée par l'UE.

Cependant le CODE regrette de constater et le dénonce une fois encore, l’attentisme habituel dont a toujours fait preuve l’UE s’agissant du Cameroun. Le CODE, comme lors de toutes les rencontres qu’il a eues avec cette institution, rappelle qu’il existe dans l’accord de coopération UE-ACP, une clause claire qui lie la poursuite de la coopération entre l’UE et un pays ACP aux conditions de démocratie dans ce pays, et qui stipule notamment qu’un « environnement politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit (…) fait partie intégrante du développement à long terme ». Cet accord a aussi prévu un régime de sanctions lorsqu’une partie déroge au respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit.

Considérant la gravité de la situation du Cameroun, le CODE appelle l’Union Européenne à mettre en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements qui violent les droits de l’homme et les principes démocratiques, comme cela a été le cas en février 2008.

C’est ainsi que le CODE regrette que l'UE se soit limitée à « dénoncer » ce que toute personne sensée ne pouvait que dénoncer, mais qu'elle n'ait pas condamné les massacres de populations civiles, les arrestations arbitraires, les jugements expéditifs, les enlèvements qui continuent encore par les forces de l’ordre.

Le CODE interpelle l’UE sur cette attitude dans son communiqué : dénoncer signifie reconnaître que cela s’est passé. Or comment peut-elle se limiter à dénoncer l’horreur sans la condamner ? Exprimerait-elle par cela que les faits ne sont pas condamnables ?

Le CODE regrette également que l'UE n’ait pas exigé, comme le réclame le CODE, la mise sur pied d'une Commission Internationale d'Enquête (C.I.E.) sur les massacres de février 2008. Le CODE appelle par conséquent M. Barroso et tous les responsables exécutifs européens à se pencher sérieusement sur cette C.I.E. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les massacres de février 2008, et que la véritable justice ne sera pas passée par là, une blessure profonde restera béante entre le peuple camerounais et sa classe dirigeante emmenée par M. Biya. Une blessure qui pourrait être réanimée à tout moment.

C'est pourquoi le CODE annonce qu'il saisira l'Union Européenne elle même, comme d'autres instances internationales telles que l’Union Africaine, les Nations Unies ou le haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies, pour la constitution d'une Commission Internationale d'Enquête sur les massacres des populations civiles en février 2008 par les forces armées du régime RDPC-Biya.

Dans une dictature comme celle de Paul Biya, c'est seulement de l'extérieur et de la part des institutions qu'il craint, qu'une telle entreprise peut être menée sans effusion de sang.

Le CODE dénonce donc l’attentisme et la complaisance du l’Union Européenne vis-à-vis du régime de Biya, qu’elle dénonce sans condamner, tentant de ménager la chèvre et le chou. Mais le CODE rappelle qu’à tenter de ménager la chèvre et le chou, la chèvre, elle, finit par manger le chou. Et le peuple camerounais ne veut pas être le chou de la chèvre Biya-RDPC.

Et le CODE assure qu’il sera aux côtés du peuple pour combattre le régime RDPC-Biya, sa mauvaise gestion du pays, et son projet de prolonger la misère de peuple en tentant de s’éterniser au pouvoir.

Dr Moïse ESSOH
Secrétaire Exécutif du CODE

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"Paul Biya Criminel, Sarkozy complice!"

 

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Communiqué de Presse à la suite de la Manifestation du CODE au consulat de France à Hambourg.

 

Depuis le 31 décembre 2007, le Cameroun, notre pays, est plongé dans une grave crise sociopolitique consécutive à la décision du président-dictateur Paul Biya, au pouvoir depuis 26 ans, de tripatouiller la constitution pour se maintenir à la présidence au delà du terme légal de son mandat en octobre 2011;

 

A la fin du mois de février 2008, cette crise sociopolitique s’est transformée en une révolte des populations du contre l’inflation (« la vie chère ») et contre l’entêtement de M. BIYA à vouloir supprimer la limitation des mandats présidentiels imposée par la constitution camerounaise, afin de se maintenir à vie au pouvoir.

 

En guise de réponse à cette révolte généralisée des populations, le gouvernement néocolonial au Cameroun a donné l’ordre à ses forces armées et de police de tirer partout dans le pays, à balles réelles, sur les manifestants pourtant non armés.

 

Le bilan de cette répression sauvage est, selon les autorités du gouvernement criminel, de 40 morts. Mais selon les Organisations indépendantes de Défense des Droits Humains, ce bilan s’élève à plus d’une centaine de morts, dont des assassinats ciblés d’opposants au régime. Plusieurs centaines de personnes ont en outre été blessées; au moins 2000 camerounais ont été arrêtés au cours de ce soulèvement populaire et plusieurs centaines ont déjà été condamnées, à ce jour, à des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement. Ont également été signalés, plusieurs cas de viols, d’enlèvements de personnes par les forces armées, et des cas de disparitions. Des arrestations extrajudiciaires continuent dans tout le pays, donnant lieu à diverses exactions sur les populations civiles. Des informations sérieuses, provenant de rescapés de ces massacres, soutiennent l’existence d’au moins une fosse commune dans laquelle des corps de personnes assassinées par les forces de répression du gouvernement, auraient été ensevelies à la hâte afin de diminuer le bilan des tueries.

 

Un régime aussi impopulaire que celui de Paul Biya, qui viole de façon aussi grossière les Droits de l’Homme, ne doit en réalité sa longévité que grâce au soutien politique actif que les gouvernements français successifs lui apportent. Le président Sarkozy, qui avait annoncé la fin du soutien de la France aux régimes dictatoriaux et antidémocratiques en Afrique, s’est rapidement rebiffé en continuant un soutien encore plus actif aux dictatures corrompues et rétrogrades au Cameroun, au Tchad et ailleurs Afrique.

 

Pour ce qui est de la répression de février au Cameroun, il a été clairement établi que le matériel de répression utilisé par les forces de sécurité de la dictature sanguinaire au pouvoir, était une dotation de la coopération Française: canons à eau utilisés pour la dispersion des manifestant,gaz lacrymogènes, armes de guerre ou des hélicoptères de marque Puma qui ont mitraillé les manifestants sur le pont du Wouri le 27 février, etc.

 

Déjà en Avril Mai 1991, des coopérants militaires français avaient été mis à contribution pour réprimer le soulèvement estudiantin sur le campus de l’université de Yaoundé, occasionnant plusieurs dizaines de morts.

 

Entre 1960 et 1970, pendant la guerre de libération nationale avortée, l’armée française avait déjà activement participé aux cotés de l’armée néocoloniale camerounaise, aux massacres des populations civiles. Le bilan de cette campagne, selon des historiens s’élève à 300 mille morts.

 

Considérant, enfin, que ce régime antipatriotique, antinational, et antipopulaire dont Paul Biya est le prolongement n’est arrivé au pouvoir, en 1960, que grace à la volonté de la France qui avait tué Um Nyobè en 1958 et décapité le mouvement nationaliste camerounais afin de l’empêcher de prendre le pouvoir;

 

 Nous, camerounais et citoyens du monde, réunis à Hambourg à l’initiative du Collectif des Organisations Démocratiques de la Diaspora Camerounaise, (CODE);

 

1 - Dénonçons l’aide à la répression accordée par les autorités Françaises à la dictature criminelle au pouvoir au Cameroun ;

 

2 - Condamnons la complicité du gouvernement français dans les massacres des populations civiles au Cameroun;

 

3 – Appelons La France à l’arrêt de tout soutien politique, économique et militaire, de même que la cessation de toute livraison de matériel militaire et policier au régime liberticide et antidémocratique au Cameroun.

 

4 - Exhortons le gouvernement Français et le président Sarkozy à Condamner avec fermeté les violations massives des Droits humains en cours, à dénoncer les tueries inacceptables de manifestants pacifiques au Cameroun et à soutenir notre exigence d’une Commission Internationale d’Enquête, sous l’égide de l’Union Africaine et des Nations Unies, pour faire la lumière sur les massacres perpétrés par les forces armées et de police du gouvernement camerounais contre des manifestants désarmés, d’en déterminer les commanditaires et les exécutants afin qu’ils soient traduits devant les tribunaux internationaux ;

 

5- Appelons le président Sarkozy à agir dans l’urgence pour demander à son suppôt au pouvoir au Cameroun, le président-dictateur Paul Biya, de renoncer définitivement à son projet funeste de tripatouiller la constitution pour demeurer président du Cameroun à vie. Si une telle manipulation était entérinée, elle ouvrirait la voie à un conflit armé au Cameroun, comme cela a été le cas au Tchad.

 

 6. Demandons au gouvernement français, en cette année du cinquantenaire de l’assassinat de Um Nyobè par la France, d’assumer pleinement son passé colonial au Cameroun, en acceptant la mise sur pied d’une commission Indépendante pour enquêter sur les massacres de l’armée coloniale française au Cameroun entre 1955 et 1970. Une telle commission marquerait la volonté des autorités françaises de sortir du contentieux historique qui oppose la France au peuple camerounais depuis 50 ans.

 

 7. Manifestons notre soutien au peuple camerounais en lutte contre la tyrannie rétrograde et appelons toute la communauté internationale et tous les hommes épris de liberté et de justice, à se désolidariser du régime néocolonial sanguinaire au pouvoir au Cameroun.

 

Hambourg, ce 28 Mars 2008

 

Pour le CODE ;

 Tene Sop

Dr Benjamin Leumni

 
Contact: comitedesuivicode@yahoo.fr

                                                                                                    S1032069

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25 mars 2008

Le REDHAC demande la libération de tous les prisionniers politiques au Cameroun

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RESEAU DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE CENTRALE

------------------------------------------------------------------------------------

COALITION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME DU CAMEROUN

__________________________

 

Déclaration après les manifestations survenues au Cameroun

du 25 au 29 février 2008

 

La CDDHC-REDHAC a tenu son assemblée constituante le 13 mars 2008 à Douala, et à l’issue de cette réunion elle a sorti la déclaration sur les événements qui se sont déroulés au Cameroun du 25 au 29 février 2008.

Ainsi :

la Coalition constate ce qui suit:

 - La grève lancée par les transporteurs s’est vite transformée en mouvement d’humeur ;

- Certains manifestants ont cassé des biens publics et privés, pillés des biens publics et privés ;

- Le gouvernement a fait descendre sur les rues une lourde artillerie qui a tiré à balles réelles sur les manifestants qui avaient une moyenne d’âge de 20 ans ;

 Après plusieurs sources et enquêtes, le bilan est lourd :

 - Une centaine de manifestants assassinés par les forces de l’ordre, même si le gouvernement parle de 40

 -  au moins 1700 arrestations des jeunes dont la moyenne d’âge est de 20 ans à travers le pays,

 -  les mineurs, certains élèves et  étudiants ont été relâchés ;

-  de nombreux jeunes ont subi des traitements inhumains dans les commissariats de police et durant leur garde à vue ;

 - bien que les procès continuent, plus de 300 sont déjà condamnés à des peines d’emprisonnement ferme allant de 3 mois à 3 ans dans les procès pas très équitables et précipités ;

 - de nombreux dégâts matériels publics et privés ont été enregistrés ;

  - plusieurs médias sont  bâillonnés, les journalistes sont entendus par la police judiciaire,

 - M. JOE  la Conscience, artiste musicien qui avait décidé de marcher à pieds de Mbanga à Yaoundé pour protester contre la modification de la Constitution a été arrêté à l’intérieur de  l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé qui a vivement protesté et parlé de violation de territoire; ils ont pris un avocat pour cet artiste; son fils de 11 ans a été assassiné pendant les manifestations dans sa cour familiale à Loum, Département de Moungo, Province du Littoral.

 - les noms de certains défenseurs des droits de l’homme figureraient sur les listes des personnes
recherchées au Cameroun comme à l’étranger dont 2 de  notre coalition ; Ndom Patient Parfait, Coordinateur du GRAS, Secrétaire Chargé du plaidoyer à la Coalition
et Nyetam Antoine Dépadoux, Coordinateur de l’ASVECAM, secrétaire chargé de la protection des défenseurs des droits de l’homme à la Coalition.

Certains sont intimidés par des coups de fils anonymes à des heures tardives, Maximilienne Ngo MBE, d’autres sont menacés de mort comme Madeleine AFITE.

 D’autres  encore ont été interpellés et entendus sur procès verbal, (Simo Robert, Aïcha, Ndom Patient Parfait), ensuite relâchés, sous réserve de se présenter devant la justice pour conspiration, etc...

La coalition a pris du temps avant de se prononcer sur la situation que notre pays a traversé du 25 au 29 février 2008 pour ne pas se précipiter dans des déclarations hâtives.

 Ainsi :

La Coalition condamne fermement ces assassinats 40 ou 100 morts peu importe.

- Déplore les dégâts matériels et appelle tous les Camerounais à plus de responsabilité ;

 - Dénonce les arrestations de ces jeunes et les traitements inhumains qui leur sont infligés ;

 - Dénonce les listes qui circuleraient pour arrêter certains défenseurs des droits de l’homme et certains hommes politiques ;

- Dénonce l’intimidation qui s’abat sur les défenseurs des droits de l’homme surtout les défenseurs femmes ;

- Dénonce les procès précipités et inéquitables

 La Coalition recommande:

 - au gouvernement d’instaurer un climat de paix dans notre pays ;

 - au gouvernement d’accepter une commission d’enquête internationale neutre afin que la lumière soit faite et que les responsabilités des uns et des autres soient bien définies

  - appelle toutes  les parties ( le gouvernement, les politiques, les jeunes) de revenir à des sentiments patriotiques afin de garantir à tous les Camerounais un territoire de paix, de liberté individuelle et collective, de responsabilité et du respect des droits de l’homme

Actions urgentes à mener :

 Appel urgent au Premier Ministre, Chef du Gouvernement à :

- accepter qu’une  commission d’enquête internationale neutre soit mise sur pied afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les responsabilités des uns et des autres, C’est seulement à la fin de cette enquête qu’on pourrait poursuivre tous ceux qui y ont participés (les assassins des jeunes et éventuellement les pilleurs).

 Appel Urgent au Président de la République de

  - libérer sans condition tous ceux qui sont arrêtés dans le cadre de ces manifestations ; 

-donner les instructions afin d’abandonner les arrestations des personnes dont les noms seraient sur les listes et autres poursuites judiciaires des journalistes et autres défenseurs des droits de l’homme qui s’assimilent à la chasse aux sorcières ;

- donner les instructions pour que les défenseurs des droits de l’homme soient protégés, en particulier les défenseurs femmes car ils ne sont pas les adversaires politiques ;
 
          - donner les instructions pour ouvrir à nouveau les radios et télévision scellées afin de continuer la marche vers la démocratie engagée

 

 

Douala, le 13 mars 2008

 

 

NGANYONG Justin 

Membre de la CDDC-REDHAC 

Maximilienne C. Ngo MBE
Coordinatrice
de la Coalition
Secrétaire Chargée du plaidoyer au REDHAC

 

 

ADRESSES UTILES:

 PRESIDENCE DE

LA REPUBLIQUE

DU CAMEROUN

SECRETAIRE GENERAL

Tél. : 00 237 220 04 55

00 237 221 00 42

Fax : 00237 221 08 70

 

Cellule de Communication

Tél. : 00 237 223 40 25

Fax : 00 237 220 07 11

E_mail : cellcom@prc.cm

 

PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Cabinet :

Tél. 00237 222 37 79

00237 223 57 60

Fax Cabinet : 00 237 223 57 65

Fax Secrétaire Particulier : 00 237 223 57 38

 

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24 mars 2008

Le CODE Manifeste au Consulat de France à Hambourg contre le soutien de la France à Paul Biya

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Appel à une Manifestation de protestation au consulat de France à Hambourg, le vendredi 28 Mars à 14 H30, contre le soutien de la France à la dictature néocoloniale, corrompue et criminelle au pouvoir au Cameroun!


A la fin du mois de février 2008, les masses populaires du Cameroun se sont révolté à travers un soulèvement populaire pour protester contre la vie chère et pour dire NON à la décision du président-despote Paul Biya de tripatouiller la constitution pour rester président à vie après 26 années de gestion calamiteuse de notre pays le Cameroun.

La réponse du gouvernement dictatorial du Cameroun, à cette révolte populaire a été brutale et particulièrement sanglante:

- Plus de 100 morts selon les organisations de défense des droits de l’Homme;

- Plusieurs dizaines de disparus

- 900 blessés dans les hôpitaux

- 2000 personnes arrêtées dont 600 déjà condamnés a la suite de procès injustes à des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement;

- Instauration d’un régime de terreur avec l’interdiction des manifestations publiques, l’arrestation et l’intimidation des journalistes et la fermeture des médias privés comme Equinoxe Tv et FM, de même que Magic FM ;

- Etc..

Il est aujourd’hui clairement établi que le matériel de répression utilisé par les forces de sécurité de la dictature sanguinaire au Cameroun, était une dotation de la coopération Française. Qu’il s’agisse des canons à eau utilisés pour la dispersion des manifestants; des gaz lacrymogènes, des armes de guerre ou des hélicoptères Puma qui ont mitraillé les manifestants sur le pont du Wouri le 27 février, tout ce matériel était de la logistique offerte par la France. En plus, les autorités françaises n’ont pas condamné les odieuses tueries perpétrés contres des manifestants aux mains nues par le régime Biya.  

 

Un régime aussi impopulaire que celui de Paul Biya, qui viole de façon aussi flagrante les Droits de l’Homme, ne doit en réalité sa survie, depuis des années, que grâce au soutien politique des gouvernements français successifs. Le président SARKOZY, qui avait annoncé la fin du soutien de la France aux régimes antidémocratiques en Afrique, s’est rapidement rebiffé en continuant un soutien plus qu’actif aux dictatures corrompues et rétrogrades au Cameroun et en Afrique.

C’est pour protester contre ce soutien actif du Gouvernement Français au régime néocolonial dictatorial, corrompu et criminel au pouvoir au Cameroun que le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (le CODE) convie:

Les Camerounais(e)s, les Africains et tous les progressistes en Allemagne du Nord

                                         à

Une Manifestation pacifique au Consulat de France à Hambourg

Date:   Vendredi 28 Mars, de 14 H30’ à 17 H

Adresse:  Heimhuder Straße 55

Rassemblement: 14 Heures 00; Station Shell, Face S-Bahn Dammtor.

Contacts et Information: Tene Sop (01634637140); WAD (016095359659);Diffo (017625784934);  Djouken (017621536400);

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17 mars 2008

Le CODE écrit à M. Nicolas SARKOZY, sur la situation au Cameroun


Monsieur le Président de la République française,


Monsieur l’Ambassadeur de France en Belgique,

Vous n’ignorez pas qu’au Cameroun, pays voisin du Tchad, se déroule un énorme drame humain et politique. Depuis plusieurs jours, des centaines de Camerounais ont perdu la vie pour avoir manifesté contre des conditions de vie de plus en plus insupportables et contre la révision annoncée de l’article 6.2 de la constitution du Cameroun, censée permettre à M. Paul Biya, l’homme fort de ce pays, de se représenter une nouvelle fois à la présidence de la république au delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, qui se termine en 2011. 

Vous savez pourtant que M. Paul Biya, 75 ans, est au pouvoir depuis 26 ans (1982), et s’est fait constamment « réélire » grâce à des parodies d’élections que seule la diplomatie et les intérêts économiques poussent les corps diplomatiques à Yaoundé à prendre en considération.

De plus, son régime est l’un des plus sournoisement féroces contre les droits humains. 

Le mercredi 27 février, l’ignominie de ce régime s’est encore démontrée avec une cruauté machiavélique : après avoir laissé environ 600 jeunes s’engager sur le pont du Wouri, le principal pont de Douala, la capitale économique du Cameroun, les forces de police ont attendu que ces jeunes soient en plein milieu du pont pour les coincer traîtreusement, balançant des deux extrémités du pont des gaz lacrymogènes, utilisant des canon à eau, des tirs à balles réelles. Dans la panique, beaucoup de sont jetés à l’eau. Le bilan de ce drame n’est pas encore connu, mais il démontre la violence et la perfidie du régime. Jusqu’aujourd’hui encore, des corps continuent d’être repêchés dans le fleuve Wouri. 

Dans la même soirée, le très peu bavard président camerounais s’est adressé à la Nation pour intimider les manifestants, annonçant que « tous les moyens seront utilisés pour que force reste à la loi ».

Présentant les « jeunes » comme de petits enfants qui se font « manipuler », alors que ces jeunes en moyenne âgés de 25 ans ont une idée claire de leur propre avenir, il a déploré « le risque [que l’on fait courir à ces jeunes] en les exposant à des affrontements avec les forces de l’ordre », comme si d’office, descendre pacifiquement dans la rue pour exprimer une opinion politique ne peut entraîner que des morts, dont lui-même a reconnu que le bilan en serait lourd.


Son discours est une provocation pour la majorité du peuple qui ne désire que son départ, et un blanc-seing aux forces de l’ordre pour qu’elles abusent de leur puissance. Des précédents ont déjà eu lieu, notamment avec le commandement opérationnel, sorte de commando anti-criminalité qui s’était vite transformé en unités de racket et d’exécutions sommaires, qu’il avait été obligé de dissoudre.


Depuis, le Cameroun est sous Etat d’urgence de fait : les patrouilles de police, de gendarmerie et même de militaires en chars, ont eu lieu et ont encore lieu en pleine ville et à toute heure ;


les radios et les télévisions privées sont fermées manu militari lorsqu’elles informent sur ces contestations, des journalistes sont séquestrés ;

des enfants et des jeunes sont arbitrairement jugés, à la hâte et en masse, écopant de peines allant de 2 à 15 ans d’emprisonnement ferme pour avoir manifesté leur opinion politique, et pour casser extrajudiciairement le mouvement de révolte ;

les opposants politiques les plus fermes dans leur exigence de démocratie et de retrait du projet de révision de la constitution sont arrêtés et détenus sans motifs valables ;

etc.

Monsieur le Président de la République française,

Monsieur l’Ambassadeur de France en Belgique,

La situation au Cameroun aujourd’hui, comme dans d’autres pays francophones de la sous-région, est telle que la population camerounaise ne voit qu’une seule de ces trois solutions possibles:

1- soit elle fuit le pays en masse, vers l’Europe et notamment la France ;

2- soit elle arrive enfin à s’exprimer par de véritables élections démocratiques qui sans aucun doute se solderont par l’échec du régime en place ;

3- soit une partie de cette population décide de chasser le dictateur par la force et notamment par les armes, avec les incertitudes et les drames que ce type de solution peut comporter.

Nous ne vous cachons pas que la première et la troisième solution sont les seules que les Camerounais ont aujourd’hui le pouvoir et pour certains l’envie d’appliquer. Mais vous conviendrez avec nous que la meilleure des solutions, est pourtant la seconde.

Les exigences du peuple camerounais et principalement de sa diaspora vis-à-vis de la France sont donc claires et simples:

- Que la France dénonce sans ambiguïté les meurtres et assassinats de manifestants, les détentions abusives de journalistes et de jeunes, qui deviennent par la manière et les sanctions qu’ils ont écopées, des prisonniers politiques ;

- Que la France réponde positivement à la demande de la diaspora camerounaise et des forces politiques de l’intérieur de créer une commission d’enquête internationale sur les massacres de ces derniers jours et

- Que la France appelle clairement le régime de M. Biya à laisser la population s’exprimer comme dans tout Etat de droit ;

- Que la France oblige l’autocrate camerounais (car il en devient un) à renoncer à la révision de la constitution et notamment l’article 6.2 ;

- Que la France appelle le président Biya à renoncer au pouvoir et à laisser la classe politique camerounaise, qui est d’ailleurs déjà prête pour cela, à mettre en place un code électoral véritablement démocratique seul capable de pacifier, de réconcilier et de développer le Cameroun, et non « Elecam », l’autre structure peu démocratique que le premier ministre de M. Biya s’acharne à mettre en place actuellement pour donner le change, en saupoudrant des mesures destinées aux seuls fonctionnaires et naturellement aux militaires, oubliant la masse des autres travailleurs et le reste de la population.

Si M. Paul Biya refuse d’entendre son peuple, le tuant au passage, il ne refusera certainement pas d’entendre la France ni M. Sarkozy, parce que vis-à-vis de M. Biya, la France a les moyens de se faire entendre.

Nous savons que l’Afrique fait partie des intérêts que la France tient en priorité. Mais nous savons aussi le soutien que vous continuez d’apporter à des régimes très peu démocratiques tels que celui du Tchad, pour ne citer que celui-là. Or souvenez vous qu’au Tchad aussi, M. Deby avait modifié la constitution pour se maintenir au pouvoir, et que même dans son propre camp, l’exaspération a généré un des mouvements rebelles.

Nous avons la faiblesse de croire que la « France qui n’est pas responsable des dictateurs » selon vos propres paroles dans le fameux discours de Dakar, ne va donc pas se contredire en soutenant le dictateur qui sévit au Cameroun.

Nous avons la faiblesse de croire que l’inévitable exode de la jeunesse camerounaise, principalement vers l’Europe et vers la France, ne laissera votre gouvernement indifférent.

Nous avons la faiblesse de croire que vous n’allez pas attendre un bilan d’un millier de morts, ou qu’un ressortissant européen soit touché, pour vous exprimer sur cette situation.

Alors M. le président Sarkozy, nous vous écoutons, la diaspora camerounaise vous écoute.

Et nous attendons de vous entendre sur ces événements, sur les souhaits du peuple camerounais et de sa diaspora. Ou de ne pas vous entendre du tout, ce qui sera également une réponse très explicite.


Nos salutations distinguées.


 

Albert TETANG, Personnalité indépendante de la Diaspora camerounaise de Belgique


Moïse ESSOH, Secrétaire Exécutif du CODE

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DEMENTI DU CODE SUITE AUX PROPOS DE M. ETOUNDI SUR RFI


Le Mercredi 12 mars 2008, M. Charles Etoundi, ex ministre et membre du comité central du RDPC, s’est fendu d’une déclaration publique sur RFI, accusant le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) d’avoir manipulé les manifestants lors des émeutes populaires de février 2008.


Le CODE tient à démentir cette accusation grossièrement mensongère, que M. Etoundi a lancée comme par hasard le jour même où une manifestation à succès avait lieu devant l’Ambassade de France en Belgique, manifestation durant laquelle une délégation de Camerounais de la Diaspora, toutes tendances confondues, et emmenée par le CODE, a remis à l’Ambassade de France une lettre à M. Sarkozy.


Le CODE déplore que la seule réponse que le RDPC ait pu trouver pour justifier, devant l’opinion publique, les assassinats, massacres et arrestations de masse suivies de jugements expéditifs de gamins, soit de faire des amalgames mensongers entre la légitime révolte du peuple camerounais qui en a marre de souffrir et qui en a marre de Paul Biya et du RDPC, et un simple « email », selon les termes mêmes de M. Etoundi ; un « email » qui aurait soi disant revendiqué, au nom du CODE, « avoir installé une branche insurrectionnelle au Cameroun ».


L’email dont parle M. Etoundi est l'oeuvre des services de renseignements de Biya et est un grossier montage pour diaboliser le CODE, organisation de droit Belge, connue dans les milieux internationaux pour les nombreuses actions menées dans la Communauté internationale dans le but d'attirer son attention sur la dictature que M. Biya fait subir aux Camerounais.


Nous comprenons mieux maintenant pourquoi le combattant Jacques Tiwa, Représentant du Conseil National pour la Résistance(CNR), organisation membre du CODE, a été mitraillé en pleine rue à Ndokotti (Douala) par une patrouille militaire le 28 février 2008.

Le CODE avertit le RDPC et son chef, le dictateur Paul Biya, qu’ils répondront, aujourd’hui ou demain, mais sûrement, des crimes qu’ils ont commis en prétextant « lutter » contre une « insurrection organisée ».


Le CODE note également que le RDPC, se sachant coupable, veut assimiler tout manifestant à un casseur, pour justifier ses crimes : c’est ainsi que M. Etoundi répond sans vergogne sur RFI que la distinction entre « manifestants » et « casseurs » s’apparente à rechercher le « sexe des anges ». Est-ce donc à des casseurs qui le dictateur Biya a répondu par ses mesures soporifiques ?

L’apparente accalmie imposée au peuple camerounais par l’arrestation de dizaines de milliers de manifestants, qui sont donc des prisonniers politiques, et par un climat d’état d’urgence de fait, n’est qu’un leurre. Le peuple camerounais, plus que jamais épris de liberté, ne tardera pas de nouveau, sans manipulation aucune, à manifester son opposition au maintien de Paul Biya au pouvoir.

Le CODE met en garde le régime RDPC-Biya de faire passer par la force ou la ruse son projet de révision constitutionnelle, et exige du dictateur qu’il abandonne ce projet et qu’il quitte le pouvoir.

Le CODE appelle de nouveau l’Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, et notamment la France complice de Biya, et appelle toute la diaspora camerounaise à combattre pour la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale sur les massacres de février 2008 au Cameroun.

Le CODE exige notamment que la lumière soit faite sur l’assassinat de Jacques Tiwa, membre du CNR résidant au Cameroun, et que l’approximation des informations du RDPC sur le CODE a certainement contribué à faire assassiner.

Le CODE appelle de nouveau la Communauté internationale à ordonner diplomatiquement, sévèrement, économiquement, de la manière qu’elle souhaite, mais à ordonner à M. Biya de renoncer à la révision de l’article 6.2 de la constitution et de quitter le pouvoir.

Le CODE réitère son soutien au peuple camerounais dans sa lutte pour l’élévation de son standard de vie et pour le véritable changement au Cameroun, qui passe par le départ obligé de Paul Biya.


Bruxelles, le 12 mars 2008


 

 

Pour le CODE,



Moïse ESSOH  

Secrétaire Exécutif

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MANIFESTATION DES CAMEROUNAIS DE LA DIASPORA DE BELGIQUE DEVANT L’AMBASSADE DE FRANCE EN BELGIQUE

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Le mercredi 12 mars, la diaspora camerounaise de Belgique s’est réunie devant l’Ambassade de France en Belgique, pour manifester contre le soutien de la France aux dictatures comme celle de Paul Biya. Une cinquantaine de Camerounais se sont ainsi donné rendez vous à partir de 13H30 Place Surlet de Chokier, en plein quartier administratif fédéral. La marche, encadrée par la police sur demande du CODE, démarre vers 14H15 avec un chant de ralliement en pidgin, langage populaire camerounais.


 

« Mbéré di soffa, Mbéré di soffa, but Biya di tchop moni » (« Les soldats souffrent, les soldats souffrent, mais Biya mange l’argent »). Le même refrain est chanté pour les enfants, les travailleurs, les femmes, les écoliers, le peuple.

 

Quelque 300 mètres plus loin, le groupe s’arrête devant l’Ambassade de France. Les drapeaux déployés, les slogans expressifs : « France, Stop ! au soutien des dictatures », « Soutien aux dictatures = immigration forcée », lit-on.


 

Sur un panneau sont montées des photos de victimes, et au centre une photo de Paul Biya serrant la main à Nicolas Sarkozy dans la cour de l’Elysée. Le commentaire est clair :

 

« Cameroun : les crimes de la Françafrique par Biya et Sarkozy ».

 

D’autres pancartes, déjà utilisées lors des manifestations des samedi 01er mars devant l’Ambassade de France et mardi 04 mars devant l’Ambassade du Cameroun, sont exhibées. On y lit, pêle-mêle, « Biya must go », « Non ! a la dictature de Paul Biya », « Stop killings », « Libérez les jeunes emprisonnés ».


 

Après l’allocution d’ouverture de la manifestation par Moïse Essoh, secrétaire exécutif du CODE, Les orateurs se succèdent au mégaphone. Tous, ils dénoncent les massacres des populations par le régime, se rient des bilans officiels successifs qui s’efforcent de nier l’ampleur des tueries, affirment leur détermination à soutenir le peuple camerounais en lutte à l’intérieur jusqu’à la victoire finale qui doit commencer par le départ de Paul Biya du pouvoir et la réalisation d’élections véritablement libres et démocratiques.


 

 

 

Comme convenu, vers 15H00, une délégation de trois personnes, emmenées par le secrétaire exécutif du CODE, est reçue à l’Ambassade de France par le deuxième conseiller, chargé des affaires étrangères. Lors d’un entretien courtois, celui-ci note les éléments d’information de la véritable situation au Cameroun, les exigences de la diaspora vis-à-vis de la France et de son président, M. Sarkozy, ainsi que les griefs que le peuple camerounais a contre ce pays qui soutient sans état d’âmes les régimes les plus liberticides. Les problèmes abordés furent notamment la paupérisation du Cameroun en 26 ans de dictature Biyaïste, qui ont descendu l’économie officielle du pays au statut de PPTE alors que de l’aveu même d’experts français, le Cameroun n’a jamais compté autant de milliardaires, tous proches ou fondus au sein même du régime RDPC-Biya, le problème du manque de démocratie et de l’impossibilité de la moindre élection démocratique au Cameroun, les atteintes graves au droits humains, l’autocratie de Paul Biya qui veut s’installer au pouvoir contre l’avis de la majorité du peuple, y compris dans ses propres rangs.


 

 

 

La lettre en annexe fut alors déposée au conseiller pour transmission à l’intéressé, par les voies autorisées.

 

Lors de l’entretien, la délégation apprit que pour être reçue, il avait fallu demander l’avis de Paris, qui dont avait donné son accord. Nul doute que dans le même temps, le régime RDPC avait été mis au courant de cette démarche du CODE. Le fait que le conseiller d’ambassade sera obligé de rédiger un rapport sur cette entrevue et sur les propos des membres de la délégation, justifie certainement la sortie comme par hasard, le même jour, du député Etoundi sur les ondes de RFI.


 

 

 

De retour auprès des manifestants, au sein desquels d’autres étaient venus se joindre, la délégation fit un bref compte rendu de l’entretien, qui avait duré 25 minutes environ, et après l’hymne national et quelques chants de combat, la manifestation s’est dispersée dans le calme à 16H00.

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