LE     PRODUIT     INTERIEUR    BRUT :     LA     FIN  D'UN   DICTAT  ?    LE  P.I.B.
     EN FRANCE EN REALITE INFERIEUR EN CONSISTANCE A CELUI DU NIGER (*):

   Le 3 Décembre 2009,une autre Conférence dont le titre apparaît,réunit du  monde à l'Institut

d'Administration   des  Entreprises  (IAE)   de l'Université   Jean Moulin Lyon 3.Nous sommes

cette   fois-ci  sur l' "Auditorium Malraux".Le petit     Amphithéâtre    entre deux sols  n'est pas

comble,mais une participation essentiellement composée  de Chercheurs,Enseignants,Etudiants,

responsables de petites entreprises et de curieux,est substancielle.Un Journaliste qui coordonne

les  interventions   se concentre  sur une intervenante  principale,sur  un  Chef  d'Entreprise  sur

le  podium,puis sur une autre intervenante nettement  moins sollicitée.Comme  souvent  dans un

cas comme    celui-ci,  l'élasticité    du champ de la thématique est    pratiquement  sans  limites.

Chacun des participants  ne tire la couverture sur lui ,que de façon forcément "discursive".

 

Sommaire:

-Le  Produit  Intérieur  Brut  dans  son  contexte  historique;

-Le  PIB, une  notion  loin  d'être  un  vide  de  sens;

-Le  Burkina  Faso  se  concentrera  sur  l'Ecologie  après  le  PIB.

 

1-LE  PRODUIT  INTERIEUR  BRUT  DANS  SON  CONTEXTE   HISTORIQUE :

 

  Pour l'intervenante principale,le Produit National Brut sert à mesurer le niveau de richesses

atteint par une  population  donnée .Depuis  le moyen-âge,les    populations   ont   toujours

essayé de   mesurer par des moyens  très  divers, le niveau   de  richesses    qu'elles avaient

atteint  grâce à  leur travail..    Dans  certains  cas,comparer les richesses  entre populations

conférait de la puissance aux  groupes qui se  savaient  être les plus nantis.

   Toutefois,   le PIB comme   indicateur   de  mesure  de richesses a toujours alimenté  les

polémiques.Le professeur   Christian  De Boissieu  de  l'Université de   Paris par exemple,

prend part depuis  longtemps   à   ces  polémiques.Pour    le professeur Jean-Paul Fitoussi,

autre exemple, l' "humanité  dispose  de   nombreux    indicateurs de degré de performance

économique.Mais la  plupart de ces indicateurs ont été élaborés dans les années 1950,et ne

sont donc plus du tout en phase avec le monde actuel"(1).

   Une très grande    partie de l'intervention se centre   sur   le "Rapport  Joseph Stiglitz"(2).

Celui-ci   a montré  que  que le PIB est un  " indicateur    de        croissance   dépassé."  Le

Président Nicolas    Sarkozy     s'est  spontanément invité au   débat   relatif au PIB. C'est

ainsi qu'il  précisera,qu'il y   aura "un  avant et  un   après ce "Rapport"(3).  Par  la suite,  M.

Sarkozy a  donc   fait   mettre  sur  pied une   "Commission".Après des   mois de   réflexion,

vingt-cinq membres qui y avaient été commis,naturellement sous la présidence de M.Stiglitz,

formulent une récommandation.

   Celle-ci insiste sur 12 indices à épurer qu'il  faudrait  encore  inventer, si on veut  faire du

PIB  un  indicateur   de   prospérité    réellement    fiable. La  Commission  présidée par   le

professeur Joseph Stiglitz (4) ne  supprime pas du tout  l'indicateur  traditionnel du   Produit

Intérieur  Brut .Mais elle  le  complète par douze autres indicateurs qu'il faut encore cisailler.

Ceux-ci,entre autres,tiendraient ainsi compte de la notion de "bien être" dans son intégralité,

facteurs  de    préservation      de      l'environnement    et en général,de  tous les indices sur

lesquels se baserait un véritable "développement durable".

    L'intervenante a abondé   en  détails  très  pertinents.Pour  elle avant    M.Stiglitz,d'autres

Experts  ont remis en cause  avec  succès la  grille du PIB  comme  indicateur,en  formulant

souvent avec  précision    des  facteurs    substitutifs . L'écran  d'un  ordinateur ouvert sur le

babillard   de   l'Amphithéâtre     donne   de  plus  en   plus   d'éclaircissements à l'auditoire.

Exposé  brillantissime :   Lux verum sui !...

 

2-LE PRODUIT INTERIEUR BRUT: NOTION LOIN D'ETRE UN VIDE DE SENS:

 

    La  parole  est maintenant donnée au  second intervenant,afin qu'expérimente  pleinement

la salle les dividendes du quot capita,tot  sensus.C'est un    Président-Directeur-Général qui

employerait 1300 âmes. Il parlera de l'expérience de chef  d'entreprise qu'il accumule sur le

terrain. Ni  personne, encore lui-même ne se présenterait comme un doctus    cum libro,  et

la délivrance de son  message est très loin d'être ex professo à l'instar de la précédente inter-

venante qui,en l'espace de 25-30 minutes,commente   publiquement le contenu d'au   moins

une dizaine de livres  ingurgités   par son  intarissable assoifement du   savoir,  qui  vont  de

Max  Weber  à Alexis  De  Tocqueville, grand admirateur  en  son   temps de la "démocra-

tie en Amérique".

   Quidam du Président-Directeur-Général ?  Il voyage beaucoup.Il se rend sur le  continent

asiatique  et là-bas,voit les économies comme celles de la Chine,la Corée du Sud  ou l'Inde,

monter  en  flèche.  Il en   est   plus   que  persuadé :c'est surtout l'économie de la Chine qui

grimpera le    plus     rapidement    possible     sur  la  marche de tous  les gothas .Le Nobel

d'Economie     Amartya Sen     (5)    aurait-il      parlé    du Sud-Est asiatique avec la même

exubérance ? Doutes !!!

    Le   Président-Directeur-Général    est    habitué à  côtoyer  les salariés .Il sait comment

ceux-ci sont  attachés à leur PIB.  Il    ne serait  d'ailleurs  pas  opposé  si  certains  Experts

tentent de   remettre en   cause  cet  indicateur  du   niveau  de richesses.Mais n'en demeure

pas moins vrai,que le    Produit  Intérieur  Brut  dans  sa   formulation actuelle,  n'est pas du

tout  une  notion   vide de  sens,   que  n'importe  qui     balayerait  d'un   simple revers de la

main du jour au  lendemain:alors,ça, non  et  non !  La protestation émane  d'une   voix  très

basse,ponctuée  cependant par un geste de main ferme: rires dans la salle !

     Pour   preuves,    il n'y a qu'à    voir les "pays africains".  Le Produit   Intérieur  Brut  fait

défaut. Et  les gens   en   Afrique   n'ont  pas   les   moyens    de   s'offrir  les biens et le luxe

que s'offrent   les   gens   dans    les  pays  riches.  La faiblesse du PIB est donc  incontesta-

blement  un  indicateur  de misère .  En  Afrique beaucoup   ne  peuvent  ni  se  soigner con-

venablement,  ni manger à   leur faim.   Le  Président-Directeur-Général     qui  ne  fait   que

des  constats,    abonde       naturellement     dans    d'autres sens  . Mais le  volet de son  in-

tervention   où il esquisse un     peu  la     catégorisation  des  échelles de  PIB   entre  riches

et  pauvres,   entre     ceux qui  se   gavent  chaque jour  comme des oies et  le  paysage des

vaches   squelettiques  du  sahel, nous  fascinera    naturellement     par  sa  dextérité.. Après

tout à  quoi   servirait  le  PIB comme "indice", si  on  ne  pouvait à  partir  de  lui  établir  un

classement    entre    "Grandes      Puissances   Economiques"  et   les  "petits pays africains

francophones pauvres" comme le Tchad ?  Ici,M.  Thomas  Sotinel du  Journal    Le Monde

s'étonnait une fois qu'on veuille parler de la "démocratie dans un pays où   il    n'y a ni routes

goudronnées,ni électricité".

 

3-LE  BURKINA FASO SE  SOUCIERA  DE  L'ECOLOGIE  APRES  LE   PIB :

 

     Ainsi que nous    le  disions    déjà, notre  troisième intervenante est  nettement moins

sollicitée . Mais    d'entrée   de jeu,  elle  transmettra  à  la salle une sensibilité écologique

apparemment  dévorante.  Ses    propos  rebondissent  surtout sur les dernières phrases

du précédent intervenant,  notamment    là  où s'élaborait  déjà une taximonie distributive

des Produits Intérieurs   Bruts dont   l'échelle  allait de la misère  pour les  pauvres, et  la

félicité   pour   les   riches:  bravo ! Voici à peu près comment la jeune  femme embarque

l'auditoire en gesticulant abondamment de ses deux mains:

  "Aujourd'hui    les    populations "chez nous "ont plutôt  les   préoccupations écologiques.

Nos    politiques      poursuivent      et   répriment    les    pétroliers qui polluent les océans.

L'Occident     redoute  toujours  les conséquences proches ou  lointaines des  émanations

de Tchernobyl.    Les  populations  dans les   pays riches se   soucient de plus  en plus des

conditions  écologiques    de  leur  environnement,de la qualité de l'eau et du  sable sur les

plages.Des    telles  préoccupations ne  seraient  pas  du tout celles   d'un pays   comme le

Burkina Faso par exemple." (...).            Ah, bon ?  Se demanderait-on ...

    Il  y  a     quelques     années,un   talentueux  Enseignant de l'Université de Lyon faisait

préfacer le titre de    son    livre    chez    Décitre    Quai    Saint  Antoine à Lyon .Sur les

colonnes   de    l'ouvrage,   on   ne voyait    que   des   contradictions : plus  une nation se

croyait riche,plus    ses     populations étaient en réalité incultes.(6).Plus les gens s'en réfé-

raient à la    télévision    pour  toute information, et plus certains   ne se souvenaient même 

plus ni du  nom,ni de l'orthographe de la rue où  ils  habitent  pourtant  depuis  !

      Plus il y avait  de      l'asphalte   un peu  partout,et    plus   les gens  civilisés  faisaient

maculer les  recoins et  les   jardins    publics     des  épaisses  mottes de  crottes canines

malodorantes,si    certaines      dames    sur-émancipées  et jalouses  de leurs  libertés,ne

remplaçaient   pas      carrément      l' homme   dans    leur   lit  par  un  gros bouledoque

disponible à souhait.Et   ceci    tant que  le bouledoque en tant que mâle, lui,n'exigerait ja-

mais rien comme   un   vrai    mâle humain et les viols dont il est souvent   accusé,   même

dans les milieux  conjugaux  sélects  et  l' omniprésence d'un  PIB déclinable  en plusieurs

chiffres. .Regardez comment    ces    laques   diarrhéiques  canines maculées un  peu par-

tout, révulsent   Canadiens  et  Japonais sur les rues de Paris et Lyon: tous les pays nantis

de  PIB qui     se    déclinent  en   plusieurs   chiffres ne les   destinent sans doute pas aux

mêmes fins...

   Il ne fait aucun doute dans l'esprit de notre intervenante: dans les "pays riches",les gens ont

de tout.Ils croulent sous le faix de conforts matériels:chacun  a autant de voitures qu'il désire;

les lits,postes de télévision,  appareils  ménagers de divers ordres envahissent un peu partout

les intérieurs et les balcons des  appartements .Il y a tellement de voitures en France  que les

"primes" sont versées à ceux qui en cassent. Seuls  des   systèmes où le PIB est suffisamment

consistant     rétribueraient   des    parades    publiques   telles les jupettes et les balladurettes,

constamment   d'ailleurs   réactualisées  depuis 1995 ,si elles ne l'étaient pas,mais d'une toute

autre manière depuis les années 1976 :à l'époque se déploient alors les  fameux "Plans Barre"

que Madame Arlette Laguiller,en meeting devant les "travailleurs",sait si bien disséquer.

     Dans les  armoires, toute femme possède en moyenne une centaine  d'accoutrements,  et

autant  de paires de   chaussures. Les    gens    ne marchent donc pas" nus",comme dirait M.

Georges Hourdin (7).Les  tables  sont  garnies  à  tout  moment  sur  la  Place  des  Champs

Elysées à Paris.    La    cuisine lyonnaise est réputée. Il y a    des  restaurants et les débits de

boissons dans  tous les coins de rues.Sur celles-ci,il y a  surtout tellement  de voitures, qu'on

ne   sait plus  où   entasser toutes  ces   carcasses    de fer et  les blocs d'élastomères  qui les

tapissent  ....   Cependant,    comment       peut-on     rétribuer      la      destruction  d'un vé-

ritable "bien",  ressource par définition "rare" selon     Johann Gaston Knut Wicksell  ?  Il y a

certainement un vice quelque part,quand toute émergence  vers les  sommets propères passe 

par la destruction d'un "bien".    Que   les   gens  répus ne se  soucient   plus que de la  pureté

de l'air,  de la limpidité  des eaux de plage où se retirent les vacanciers  signifierait  donc,dans

ce cas précis-ci,qu'ils  sont quelque  part, habilement  manipulés et abusés.Payer pour la des-

truction d'un "bien" signifie que celui-ci n'en est pas un ,en réalité.

     Mais  chez  les  pauvres, les préoccupations  sont    d'une autre nature.Exiger des environ-

nements préservés  de   la  pollution  du CO2   ne    saurait être une priorité pour ceux qui ne

disposent  déjà pas     d'un    Produit  Intérieur Brut   suffisant  pour se nourrir eux-mêmes,se

soigner,   habiller     toutes  ces     ribambelles  de petits kwashiorkors   et   va  nu-pieds que

Mesdames    Françoise Jolie    et Guilaine    Chenu ,de "Envoyé Spécial", vont  constamment 

nous faire découvrir sur   les  rues   poussiéreuses    d'Afrique Noire,  de Lusaka en Gambie ,

aux  montagnes de poubelles de Naïrobi au Kenya...      Les préoccupations des populations

ne   sont donc pas du tout les mêmes.Elles sont  de visu  régies  par   la coupole d'un Produit

Intérieur   Brut  omniscient .La "fin du  dictat" qu'impulse le PIB  sur les comportements. n'est

assurément  pas pour demain.

 

  3.1-UN DEBAT OCCULTE A  PARTIR  DE  SES PROPRES  FONDEMENTS:

 

     Durant son intervention devant les Experts à la Sorbonne à Paris  en   parlant du PIB,

M.  Sarkozy    ne  croit sans doute pas faire aussi bien, en mettant en garde contre la "re-

ligion    des    chiffres".Le Produit National Brut, en somme,est la richesse brute exprimée   

en    unités       monétaires     (dollars   américains notamment),qu'un Etat produit pendant

son   "année  comptable". Si on divise ce chiffre brut par le nombre d'habitants,on obtient

alors   un   autre  chiffre plus raffiné celui-là,dit "Produit Intérieur Brut"(PIB).  Nous avons 

précisé   dans    la salle  que ce PIB est  souvent dit "per capita"   dans les    couloirs de la   

"Commission  des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED (8)..

    Nous  sommes   dans   la religion  vanita   vanitatum   et omnia vanitas des chiffres,et   il

ne saurait en être autrement  .Prenons   un   pays  comme la France  .  Le" PIB  per capita"

en Juin 2009   est  de 43250 dollars americains.C'est le 4è en "Union Européenne" par son

volume chiffré   à     la  suite de celui  de l'Irlande (52390 USAD),les Pays Bas (49250 --),   

l'Autriche (47310 --), la Belgique (42800 --), l'Allemagne (38250 --), l'Italie (36820 --),la

Grande Bretagne (36250 --),l'Espagne (31250 --(9) ...

..  Et  ailleurs    en  Afrique Noire le Gabon (6052 USAD),    la Côte Eburnéenne (816 --),

le Cameroun (800 --), le Sénégal (782 --) ,le Burkina Faso cité dans l'Auditorium (345 --),

le Togo (310 --) et le  Niger (200 USAD) . .Notre   énumération  a  une   finalité purement

illustrative, pour ancrer sur le concret   les   chiffres  de comparaison  discrètement  occultés.

       Ces chiffres n'ont pas circulé dans l'Amphithéâtre,et le "power point" d'aucun ordinateur

portable ne les projette    sur le   babillard, même furtivement.  L'ostentation publique de ces

chiffres  n'était  pas du tout  sans importance,contrairement à ce que pourrait croire le lecteur.

Quelques participants auraient extériorisé  une moue   dubitative en s'apercevant qu'entre les

Pays Scandinaves,l'Allemagne et la France,c'est   bien   l'Hexagone par  la compétitivité  des

chiffres de son commerce  extérieur qui devient donc,  logiquement parlant, la meilleure réfé-

rence ! Quel Etudiant aurait compris dans la salle que la   compétitivité  que Renault tient des

"primes à la casse",génère plus d'efficience   que celle que  Mercedes et  même Wolskwagen

tiennent  de la percée d'une  technologie raffinée sur les    marchés  internationaux ?   On voit

déjà les moues dubitatives face aux chiffres de PIB ringards !  Le lecteur rira maintenant:mais

c'est la télévision française qui exhibe la proie depuis Novembre  2009. A  partir  des chiffres

comparés que nous rappelons,on montrait que c'est pratiquement la France désormais,le pays

le plus "riche" de l'Union Européenne : incroyable !

    Nous  sommes toujours  en France. En  2009 ,nous comptons   ici 63 millions  d'habitants,

où  il n'y a  que   35% d'actifs réels. Depuis les années 1975,la cohorte des "actifs" ne  côtise

plus  du tout pour celle des "inactifs",pour justifier le maintien d'un système de sécurité sociale

qui n'avait de sens que dans les années après 1944 directement ,suite  aux affres batailles des

Communistes   relayées   par  le  pieux  Henri Grouès (c'est ça,le vrai nom de l'Abbé Pierre !)

Sur la population   totale,il n'y a   pas moins  de 2,5 millions d'endettés toutes tendances con-

fondues,et  pas moins de 6 millions de "précaires" toutees tendances confondues . Autour des

agglomérations comme Paris,Lyon et Marseille seules,le manque de logement (S .D .F.  ou S.

D .O. non compris ), logement  décent ,décemment logés mais  expulsables à tout moment en

raison des formes les plus inimaginables de chantage auxquelles le secteur immobilier recouri-

rait légalement à tout moment ....touche    au      moins   quatre    millions  de têtes d'après les

Enquêtes de "Luttes  Ouvrières" à Paris (10).

    Qui   affirmerait   donc    à présent   que le chiffre  43250   USAD per capita communiqué

sur les registres du Fonds    Monétaire Internation,ne  camouffle    pas  plutôt d'abyssales dis-

parités ? Comme chiffre indicateur   du niveau  d'enrichissement atteint par tête,on ne voit rien

de rationnel.A l'Institut des Hautes Etudes Commerciales à Paris et même devant les Etudiants

de l'Ecole Nationale d'Administration, le professeur  Maurice Allais a eu à présenter ses écrits,

en fustigeant toutes les jactances ostentatoires sus-énumérées(11).Les  gros chiffres qu'on voit,

répétons-le donc,ne sont qu'un leurre ou mieux encore,un  instrument de propagande   dont se

servent les  systèmes en faillite   pour    agglomérer,    autour d'eux,des narcissismes  plus auto-

destructeurs qu'on ne voudrait bien   l'admettre.  Le   Démographe français Emmanuel Todd a

tout simplement raison.

     L'inquiétude autour des"Europe fortresses"(12) et autres "Welche sind die Europasgrenzen" 

dont font montre  certains   Experts  comme l'Avocat   hambourgeois   Manfred  Brunner (13),

s'interprèterait ainsi mieux en Janvier 2010,que ce n'était  le cas dans les années 1998: l'Europe

va  tout  simplement  devant  sa propre destruction (14).Entre la  France et   l'Allemagne    pré- 

sentées comme noyau dur  justement    de la   construction de cette  mythique,     "Union  Euro-
péenne" on ne "parle pas du tout franc"  comme  l'a  écrit M. Jean-Pierre Chévènement (15).

     Au    premier   Juillet de  chaque    année en Hexagone, les "minimas sociaux", RMI , RMA,

salaires de    femmes   isolées   et autres   facéties très  génératrices de l' "inflation rampante",se

"révalorisent"automatiquement à  partir d'un indice-comptable qu'aucun Economiste,de  Keynes

à Paul  Samuelson (16)  ne calculerait, ni  simplement n'imaginerait.Ce sont ici les perversions  et

les spécificités  seules à seules de  ce que M. Nicolas Ba-verez appelle en France,le "capitalisme

offshore".Nous l'avons rappelé dans l'Auditorium.Ne sont-ce pas là de toute évidence, autant de

gadgets qui gonflent artificiellement le chiffre du PIB per capita qu'on connaît ?C'est absolument

incontestable....

 

3.2-LA PROBLEMATIQUE DE L'OSTENTATION DU JEU DE FAUX EN CHIFFRES:

 

     Répétons les choses: tout Produit Intérieur Brut est une sommation / Σ / de la richesse natio-

nale brute / R / exprimée    en unités      monétaires / U.m/.   Mais   les saupoudrages farcissent   

indûment la  création   de la   valeur  .Ceux   qui transmettent  consciemment ce jeu de faux aux

organismes internationaux qui    eux, s'en servent pourtant à des fins de   prévisions  rationnelles,

ne    craignent     pas   du   tout la  sanction qui   découlerait de ce  qui n'est  bel et bien comme

sus-titré, que  l'ostentation consciente    du    faux   en  statistiques et  chiffres de la comptabilité

publique.Le déploiment des telles  arrogantes     espiègleries ,  impensables  de  la  part de  tout

Etat de droit serein ,caresse  sans doute  dans  le sens  du poil  le réflexe des   jactances répues.

Mais  les arrogances  et autres espiègleries ne se substitueraient  absolument    pas    à   ce   qui,

dans  nos  exemples  sus-énumérés,devrait  en  tout  état de  cause  être une croissance de com-

pétitivité soutenue par des  chiffres réels et  palpables .

 

Voici  deux  cas de lectures   interprétables .

On verra donc que les  statistiques    de "combat"  ne  transforment  pas du tout des   systèmes

en  faillite en "Grandes  Puissances Economiques".

 

Premier cas:

 

PIB  =  / Σ / R.i.t.U.m                                        (1);

(i) = Création monétaire artificielle ;

(t) = Année d'introduction de la valeur factice.

Naturellement,ce sont tous ces artifices-ci qui donnent :

 

    PIB  =  /  Σ /  R.i.t.U.m                                    (2).

 

Interprétation:

Le retour à   la création de la valeur réellement  palpable est  possible et s'écrit ainsi qu'il suit :

 

                 Σ.R.i.t.U.m

   PIB =  --------------  =  R.U.m                             (3).

                 Σ.i..t

 

Deuxième cas:

 

PIB =  / Σ / R.i.t.U.m.   Au regard des critères de Maastricht cependant :

Endettement = 60 %  , c'est-à-dire  :    -60;

Déficits        =  03%   ,c'est-à-dire   :    -03;

Inflation        = 01%   , c'est-à-dire  :    -01 au-delà de -63,meilleure    référence    commune:

donc -64;  Calculons  maintenant  la  totalité  du  pourcentage  du  faux  en écriture monétaire

publique  consciemment entérinée  par Mastricht:   (-60 ) + (-3)+ (-64) =   - 127 % .

Calculons cette fois-ci la valeur réelle du PIB français partiellement épurée du faux en écriture

monétaire publique:  (43250)(-129)/ 100 =  -55792,50.

L'objectif de   Maastricht    était    incontestablement    de   densifier la "compétitivité" par les

"critères de convergence" auxquels ne crurent pas un seul instant le tandem Thatcher-Lawson

en Grande  Bretagne :      43250 + (-55792,50) =    -11542,50.

 

Interprétation:

 

     Nous   rappelons   à ceux  qui l'oublieraient  tant  soit peu,que  tout  nombre  négatif est

inférieur à zéro, quelle   que soit  sa valeur absolue .Et  pour  ceux  qui s'obstinent toujours

à comparer  les chiffres du  PIB français à  ceux de "petits pays    africains pauvres" comme

non seulement    notre PDG de tout-à-l'heure,mais aussi M.Michel  Platini  sur  les colonnes

de l'Equipe quand le Sénégal élimine la France sur la route de la Coupe du  Monde" de foot-

ball  il  y  a  quelques   années,les choses devraient donc être  claires : le PIB   français "réel"

qui apparaît,est  donc  dans les faits plus faible que même   celui du   Niger .   N'étaient  les

ignorances  répues et  infatuées qu'on connaît,,personne de sensé  n'aurait  même  essayé de

comparer le PIB français à celui du Burkina -Faso.

    En   2009 ce pays-ci   ne  manipule  librement   aucun "agrégat"  économique comme  la

France .Ouagadougou, capitale du Burkina  Faso (ancienne Haute Volta) croupit   encore

sous les tutelles  bicéphales  et  multi-opérantes comme,dans la sous-région, d'autres  pays

francophones    membres   jusqu'à  ce jour, de   la  "Zone Franc" CFA .Le   Burkina-Faso

est un grand producteur de l'or   mais en 2010  encore,  c'est un   simple jeu  de  chiffres et

d'écritures de la Banque   de France via le trésor Quai de Bercy,qui en fixe le prix  de l'once.

   Que peut devenir un producteur de bois,si c'est à l'acheteur qu'il appartient d'ajuster, à sa

guise, le  levier  de  l'unité de compte des transactions ? Une telle unité ne s'ancre même pas

sur le corps social du   producteur  du bois.   Et   de là  à  penser que  cet appauvri de visu

agrège quand même ce que Karl Max  appelle l' "accumulation" ! Nous    avons  dit dans la 

salle que le  GCPMA/CADOFORA détestait  ce  mépris infatué et  complètement déplacé,

dans lequel   la   plupart des gens en France,en raison des ignorances répues omniprésentes,

tenaient les partenaires de Paris en Afrique Noire Francophone.

 

1°-La    taximonie   du  PIB  ne    catégorise   économiquement   les pays que  de   manière

artificielle et donc,  forcément  arbitraire;

2°-De tout  calcul   du PIB,il faudrait à  l'avenir exclure  mille  et une subtilités de la création

monétaire    ex-nihile  .Les  pays prétendûment  riches abusent  dans ce  domaine-ci. Ils ont

toujours   abusé là-dessus,  et    la France en     particulier,  depuis l'époque des "Assignats".

Regardez un peu à l'intérieur  de la maison "Zone Franc CFA" ,le    fonctionnement    de   la 

mystique  règle  de  2/98 que   décortiqueraient    mieux que   n'importe qui,des    valeureux

Experts  français  comme M. Paul Fabra.

 

3°-On peut d'ores et  déjà  espérer qu'il n'y a rien de profond  à attendre de la réformulation

des constitutifs    de    l'indicateur du Produit  Intérieur   Brut.. Nous ne  voyons  aucun "pays

riche" qui se    désaisirait, ou simplement  accepterait    une   quelconque mise sous  tutelle du 

recours   aux  immenses    prérogatives  que  confère   à un Etat    indépendant ,  les indicibles

subtilités de la libre création  monétaire . Sinon quel Etat  donc ? Aucun  ! Feu Jacques Rueff

ne s'est donc jamais trompé: "Le destin de l'homme se joue sur la monnaie."

 

 

(*) NJOH  ELOMBO,

Enseignant Vacataire à l'Université  Lyon-3,

Expert    Consultant    International des Marchés,

Maxwell  &  Stamp/PLC   Abbot's  Court (Fl).

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NOTES ET COMMENTAIRES :

 

(1)-Fitoussi,Jean-Paul:   sur   les colonnes du  " Financial   Times",    10   Mars 1998.

(2)-Qu'en est-il du "Rapport Stiglitz" ? Voir:

Schaeffer,Fréderic:"Indice de développement:M.Sarkozy place le "Rapport Stiglitz" au

coeur de la crise économique que traverse la France",in:Les Echos,15 Mars 2009,page

1 et 19.

-Commentaires: Non.La charge de M.Stiglitz,Enseignant à Columbia aux Etats-Unis,est

moins sulfureuse que celle de M.Amartya Sen,Nobel d'Economie en   1998.  Dans "Po-

verty And Famines:An Essay On Entitlement And Deprivation",Harvard University Press,

1981,M.Amartya Sen apparaît ici comme  l'un des tout  premiers Experts à  remettre en

cause l'indice du PIB,et veut remplacer cela par l'Indice de  Développement Humain. Or

le nom  du savant   indien n'a   même pas une seule fois été   prononcé dans l'Auditorium,

quand on sait que  même "Transparency International"  aujourd'hui  ne  se passe  plus du

tout du couperet  de l'I D H.

(3)-Président Sarkozy:" Mettons désormais fin à la religion des chiffres",Université de Pa-

ris (Sorbonne),Grand Amphithéâtre,14   Septembre 2009. Et   d'ajouter:  "La  France se

battra.Toutes les  organisations  internationales devraient modifier  leurs   systèmes  statis-

tiques pour intégrer les récommandations du "Rapport Stiglitz".

  Les choses tombent alors  très mal,car c'est  la période où   le  truculent   Président bré-

silien visite l'Europe.Pour lui,la pratique du double langage est le comportement qui sierait

le mieux  aux  dirigeants  de  pays occidentaux . Ecoutons:

Da Silva,Lula:"Die sog. Europasreichländer  reden  oftmals  viel,und tunen wenig",in "Die

Zeit,19.11.2009,pages 2 et 3.

(4)-Le professeur Joseph Stiglitz a été déclaré Nobel d'Economie en 2001. Les  pairs  le

classent souvent comme "néo-keynésien",et ont sans doute raison. Les travaux de  M.Sti-

glitz se concentrent sur les "comportements  individuels" des agents   économiques.  D'un

"mandant" à un" mandataire" donné,la jouissance de  l'information est   forcément "asymé-

trique".La contribution de M.Stiglitz rationnalise également la "Théorie des Salaires". Dès

1993,il entre à la Maison  Blanche  comme  Economiste  en  Chef  du  Président William

Jefferson Bill Clinton.Jusqu'aujourd'hui,M.Stiglitz  est   resté  au  centre d'une  polémique

appelée  le  "Consensus de Washington".

(5)-Amartya Sen, op.,cit. Il confie ce qui suit sur  les colonnes du "Financial Times" à l'é-

poque:"Les pauvres du monde  entier ne sont pas du tout pauvres.Mais ils ne le sont que

parce qu'ils n'ont pas de  porte-parole.Notre qualité de vie ne se mesure  pas  par  notre

richesse (allusion au PIB non ? ndl),mais par les libertés dont nous jouissons."

(6)-Cecconi,Osiris:"Croissance Economique et  Sous-Développement  Culturel",  PUF,

Paris,1982.

(7)-Hourdin,  Georges: "La  civilisation   des loisirs", Librairie   Amazone,   Paris,  2006.

(8)-CNUCED:"Rethinking  The Role Of  International   Investment", Rapport   des  Na-

tions Unies  depuis les années 2002: ici les Experts  avisés  précisent  clairement que cer-

tains investissements que les "riches"vont opérer tambours battants  dans   certains pays,

et notamment  ceux d'Afrique Noire,ne méritent pas du tout cette appellation.

(9)-Les   chiffres  sont    disponibles    sur l'Annuaire  du  Fonds Monétaire International

consultable au 2è étage de la Bibliothèque de Lyon-2 Rue Chevreul.

(10)-Au besoin,voir:

Laguiller,Arlette:"Ce  que  nous proposons aux  travailleurs français si nous arrivons aux

affaires" ,Brochures  éditées   pendant la campagne de l'élection  présidentielle française,

cuvée 1995. Rue  Bossuet à Lyon,"Luttes Ouvrières" fait salle comble .  Les  brochures

sont exactement  les mêmes que celles distribuées à Paris au Palais de la Mutualité.

(11)-Chez  le professeur    Allais   Maurice Félix  Charles,unique Nobel d'Economie en

France  depuis   1988,pratiquement tout est  à prendre. Le GCPMA/CADOFORA   a

nommément  écrit au Figaro,de ne   parler "Economie" sur   ses   colonnes que si ce que

le Journal   veut    raconter à  ses  " lecteurs  répus"  serait  en phase   avec ce que dirait

M.Allais.  L'homme s'est prononcé sur pratiquement tous les  thèmes,y   compris   sur la 

Zone Franc    CFA,nous citons,"incompréhensible et  absolument   scandaleux   système

monétaire     que la France impose aux   jeunes pays  africains  pour les  empêcher  avec 

un cynisme     indescriptible, de se développer".Le professeur  Maurice Allais vous  fera   

rire à mort.Ses critiques  sont ciblées ,tranchantes avec des mots  pertinents quand il fus-

tige le   comportement des  Députés  au Palais Bourbon,   nous   citons encore une   fois,

"souvent  d'une  ignorance affligeante."  Il   paraît que   feu   Mitterrand  ou même Chirac

ont chacun eu à avoir horreur de M.Allais. Ne ratons pas les titres ci-dessous:

Allais,Maurice: Nouveaux   combats pour  l'Europe (1995-2002),Clément Jugular,Paris,

2002;

__________:Le Tiers-Monde au carrefour,Paris, 1961;

__________ :L'Impôt sur le  capital et la  réforme monétaire,Montchrétien,Paris,1976;

__________:Erreurs et impasses  de la construction européenne,Clément Jugular,2004.

__________:L'abandon de l'utilisation du Franc Français en France : faute politique ma-

jeure,Conférence, Institut   des Hautes   Etudes     Commerciales   (HEC),   Paris,2002.

Nous commenterons ces   écrits-ci  opportunément .Ils sont plus   pertinents que jamais.

(12)-Monetary Union:" Are   France  And   Other European Leaders Building Any For-

tress In  Europe" ?   Financial Times,27 Août 1998,page 9.

(13)-Brunner,Manfred:"Welche  sind die Europasgrenzen"?  Welt-Interview, Hamburg,

9 Août 1998,page 5.

(14)-La question de l'Avocat allemend est  claire:imagine-t-on   la création d'une "Union

Européenne" dont les frontières s'étendraient infiniment ? Si c'est le cas,elle   aura   donc

ses méthodes et propres règles pour,face aux autres,se constituer en  "forteresse". Mais

une "forteresse" contre les autres,ou alors une "forteresse" auto-destructrice ? Le lecteur

a un début de réponse.Prenons le cas des pays  démembrés du bloc  soviétique  et   qui

tous,se précipitent donc   dans  la "forteresse". En 2009 rien ne protège ni la  Lituanie,les

Pays  Baltes  ni  même  la Lettonie.Depuis  2005, le   PIB    de   chacun  de ces pays-ci

a mécaniquement diminué jusqu'à 25,30%,avec une montée   vertigineuse   ici et là de la

spéculation immobilière. La  capitale  Riga est devenue une maison close à ciel ouvert,où

les Irlandais et autres   Touristes vont    rencontrer les "blondes" disponibles  à 100%   le

jour  comme   la    nuit   dans   les  cabarets,hôtels sordides,saunas et salons de massages ...

Sur les colonnes de  Penthouse,certains   pervers  Allemands racontent   comment,à Riga,

des pulpeuses blondes ,en échange de   quelques pièces, lèchent  leurs   bites   à souhait !

La "forteresse" est donc plutôt auto-destructrice.

(15)-Chevènement,Jean-Pierre: "France/Allemagne:parlons franc",Editions Plon, Paris,

1996.

(16)-Le  parcours de M.Stiglitz  ressemble un  peu à celui  de M. Paul  Samuelson  (15

Mai   1915-13.12.2009),   Nobel    d'Economie en 1970.Ce  sont tous les deux,comme 

on dit,  des  "néo-keynésiens".   Feu Paul  Samuelson, ancien Conseiller du  candidat  dé-

mocrate américain John Kerry, a écrit deux ouvrages principaux:

-"Foundation    Of     Economics   Analysis" ,   publié    pour  la   première fois en 1947 ;

-"Introductory     Analysis     in    Economics",   publié   pour  la  première  fois en 1948.

A plusieurs   reprises,la "MIT Press "remet  le  contenu de ces deux  livres-ci sur l'actua-

lité,ce qui   alimente chaque  fois des débats nourris tant à  la Massachusetts Institute Of

Technology   qu'a Indiana, ou  même à  Harvard.Pour  un   Keynésien  classique comme

Alvin Hansen, Conseiller  du  Président Truman  dont Paul  Samuelson fut l'un  des   Etu-

diants assidus,il    y  a  une  inévitable  corrélation entre "expansion  du crédit", champ de

l'investissement  et  niveau  de "disponibilité  des  ressources" ( nous mettrions volontiers

à  la  place  des Kenéysiens, " disponibilité  des  synergies"). Paul   Samuelson  bouscule

un   peu   le  champ de  corrélation qui apparaît.Il  pense qu'à  chaque cycle de l' "expan-

sion du crédit",devrait   correspondre  un autre   cycle  équivalent  de "croissance écono-

mique"permettant   de   rembourser l'endettement engagé.L'auteur n'imaginerait donc tout

simplement pas un    processus   qui,pendant plus de 35  comme depuis les "Plans Barre",

recourt  systématiquement  à  une  relance par la  création  monétaire ex-nihile qui ne  gé-

nère jamais de cycle   de" croissance":   ceci ne veut-il pas dire   qu'il y a perte de repaire

de tous les léviers de l' "Analyse Conjoncturelle" ?

 

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AMPLIATION :

-Université Jean Moulin,Lyon-3;

-Institut d'Administration des Entreprises Rue Rollet;

-M.Hughes Fulchiron,Président de l'Université Jean Moulin Lyon-3;

-GCPMA/CADOFORA ;

-CODE ;

-Archives ;

-Divers.

 

Achevé d'imprimer le 7 Janvier 2010,Bibliothèque Dénis Didérot,Gerland,Lyon.