18 avril 2008
COMMUNIQUE DU CODE A LA SUITE DU HOLD-UP CONSTITUTIONNEL DE M. BIYA
« Biya
a gagné une bataille, mais il ne gagnera pas la guerre ! »
Le jeudi 10 avril 2008, l’autocrate Paul Barthélemy Biya bi Mvondo a
finalement accompli son crime, prémédité de longue date contre le peuple du
Cameroun et contre la démocratie dans notre pays. Il a unilatéralement
tripatouillé la constitution du 18 janvier 1996 pour se maintenir à vie au
pouvoir. Malgré la forte opposition manifestée par le peuple camerounais lors
du soulèvement populaire de février, et en dépit des appels internationaux pour
un large débat national sur la constitution, Paul Barthélemy Biya est passé en
force, massacrant au passage plus de 200 camerounais et jetant en prison des
milliers d’autres !
Pour éviter toute contestation de son crime, le tyran sanguinaire a
préalablement quadrillé le pays avec ses chars et réquisitionné l’armée pour
réprimer la population en cas de manifestations !
Pour « récompenser » les députés illégitimement
« élus » en juillet 2007 d’avoir cautionné son viol de la démocratie,
ils les gratifiés d’avantages divers en nature et en espèces.
Cette tentative de confiscation du
pouvoir le dictateur Paul Biya est totalement inacceptable et le CODE ne
l’accepte pas.
Des jours sombres s’annoncent pour
le Cameroun, et le CODE prendra toutes ses responsabilités et toute sa place
dans les luttes multiformes que le peuple camerounais ne manquera pas de faire
éclater dans un proche avenir, malgré la répression et la dictature du régime RDPC-Biya.
Le CODE prend à témoin la « Communauté internationale » du
hold-up constitutionnel de M. Paul Barthélemy Biya, et regrette que celle-ci se
manifeste toujours trop tard quand des conflits, pourtant évitables, ont déjà
mis les pays à feu et à sang..
Dans le cadre de son offensive diplomatique, une délégation du CODE a
d’ailleurs été reçue, le mercredi 09 avril à la Commission Européenne. Au cours
de cette rencontre, le CODE a fermement dénoncé l’attentisme de la
« communauté internationale » et a demandé que l’Union européenne
suspende toute coopération avec le régime criminel de Paul Barthélemy Biya, à
la suite du massacre des populations civiles en février et de la modification
antidémocratique de la constitution.
Au peuple camerounais, le CODE demande de ne pas se laisser abattre par
cette nouvelle catastrophe qui lui est tombé dessus, car la lutte ne fait que
commencer. Le CODE demande à la jeunesse camerounaise de se tenir prête pour de
nouveaux challenges.
Le CODE appelle toutes les forces de changement réel à prendre la véritable
mesure de ce qui s’est passé ce 10 avril 2008 au Cameroun et à s’engager dès á
présent dans la construction d’un cadre politique viable pour donner la riposte
appropriée à la confiscation du pouvoir que Paul Barthélemy Biya vient
d’opérer. Le peuple Camerounais vient de vivre une sombre page de son histoire
politique, mais la guerre pour la véritable indépendance du Cameroun et pour
l’amélioration du niveau de vie et pour la démocratie n’est pas terminée. Une
nouvelle phase de cette guerre vient de commencer.
Biya a gagné une bataille, mais il ne gagnera pas la guerre. !
Fait à Bruxelles, ce 15 avril 2008
Le Comité Exécutif du CODE :
Dr Moïse ESSOH (Secrétaire Exécutif) - UPC (Union des Populations du Cameroun)
M. TENE SOP - CNR/MUN (Conseil
National de la Résistance – Mouvement Um Nyobiste)
Dr Patrice NDJOUMI - CFM (Cercle
Félix Moumié)
Luc Magloire
ZINTCHEM - CFD (Campaign For Democracy)
30 mars 2008
Le CODE dénonce le ponce-pilatisme politique de l'Union Européenne
COMMUNIQUE DU CODE
SUITE A LA DECLARATION DE L’UNION EUROPENNE SUR LA SITUATION AU CAMEROUN
Suite à la parution du Communiqué de l'Union européenne
concernant la situation au Cameroun, le Collectif des Organisations
Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) prend acte
que, enfin, dans un langage certes diplomatique, l'UE déclare que l'alternance
au pouvoir (c'est à dire le départ de Biya), la liberté de la presse (par
allusion aux arrestations de journalistes et aux fermetures d'antennes) et la
garantie des libertés publiques (liberté de manifester, de s'exprimer
publiquement contre une situation) constituent des "éléments
fondamentaux" pour la consolidation de la démocratie. Le CODE se félicite
aussi du fait que l'instrumentalisation ethnique tentée au lendemain des
premiers jours de révolte par une soi-disant "élite du Mfoundi", pour
soutenir le régime, ait été dénoncée par l'UE.
Cependant le CODE
regrette de constater et le dénonce une fois encore, l’attentisme habituel dont
a toujours fait preuve l’UE s’agissant du Cameroun. Le CODE, comme lors de
toutes les rencontres qu’il a eues avec cette institution, rappelle qu’il
existe dans l’accord de coopération UE-ACP, une clause claire qui lie la
poursuite de la coopération entre l’UE et un pays ACP aux conditions de
démocratie dans ce pays, et qui stipule notamment qu’un « environnement
politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des
droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit (…) fait
partie intégrante du développement à long terme ». Cet accord a aussi
prévu un régime de sanctions lorsqu’une partie déroge au respect des droits de
l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit.
Considérant
la gravité de la situation du Cameroun, le CODE appelle l’Union Européenne à mettre
en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui
prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements qui violent les
droits de l’homme et les principes démocratiques, comme cela a été le cas en
février 2008.
C’est ainsi que le
CODE regrette que l'UE se soit limitée à « dénoncer » ce que toute
personne sensée ne pouvait que dénoncer, mais qu'elle n'ait pas condamné
les massacres de populations civiles, les arrestations arbitraires, les
jugements expéditifs, les enlèvements qui continuent encore par les forces de
l’ordre.
Le CODE interpelle
l’UE sur cette attitude dans son communiqué : dénoncer signifie
reconnaître que cela s’est passé. Or comment peut-elle se limiter à dénoncer
l’horreur sans la condamner ? Exprimerait-elle par cela que les faits ne
sont pas condamnables ?
Le CODE regrette
également que l'UE n’ait pas exigé, comme le réclame le CODE, la mise sur pied
d'une Commission Internationale d'Enquête (C.I.E.) sur les massacres de février
2008. Le CODE appelle par conséquent M. Barroso et tous les responsables
exécutifs européens à se pencher sérieusement sur cette C.I.E. Tant que la
lumière ne sera pas faite sur les massacres de février 2008, et que la véritable
justice ne sera pas passée par là, une blessure profonde restera béante entre
le peuple camerounais et sa classe dirigeante emmenée par M. Biya. Une blessure
qui pourrait être réanimée à tout moment.
C'est pourquoi le CODE
annonce qu'il saisira l'Union Européenne elle même, comme d'autres instances
internationales telles que l’Union Africaine, les Nations Unies ou le haut
Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies, pour la constitution
d'une Commission Internationale d'Enquête sur les massacres des populations
civiles en février 2008 par les forces armées du régime RDPC-Biya.
Dans
une dictature comme celle de Paul Biya, c'est seulement de l'extérieur et de la
part des institutions qu'il craint, qu'une telle entreprise peut être menée sans
effusion de sang.
Le CODE dénonce donc
l’attentisme et la complaisance du l’Union Européenne vis-à-vis du régime de
Biya, qu’elle dénonce sans condamner, tentant de ménager la chèvre et le chou.
Mais le CODE rappelle qu’à tenter de ménager la chèvre et le chou, la chèvre,
elle, finit par manger le chou. Et le peuple camerounais ne veut pas être le
chou de la chèvre Biya-RDPC.
Et le CODE assure
qu’il sera aux côtés du peuple pour combattre le régime RDPC-Biya, sa mauvaise
gestion du pays, et son projet de prolonger la misère de peuple en tentant de
s’éterniser au pouvoir.
Dr Moïse ESSOH
Secrétaire Exécutif du CODE
02 juillet 2007
Non à la mascarade électorale du 22 juillet 2007
Déclaration du CODE à l’occasion de la manifestation organisée le 29 juin à l’Ambassade du Cameroun en France contre la Mascarade électorale du 22 juillet 2007 au Cameroun
Cameroun : Les Elections se suivent et se ressemblent. Non à la mascarade électorale du 22 juillet au Cameroun !!!
Depuis plusieurs années, le CODE tout comme des partis politiques et des organisations de la société civile revendiquent une réforme totale du système électoral camerounais par la mise sur pied d’une véritable Commission Electorale Indépendante qui organisera les élections depuis les inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats. Le régime illégitime RDPC s’y est toujours refusé en multipliant des subterfuges et des faux-fuyants par la création de gadgets électoraux, toujours inféodés au pouvoir.
Les camerounais de l’étranger, que nous représentons, demeurerons arbitrairement spoliés de notre droit de vote par le régime dictatorial RDPC qui refuse d’organiser la tenue du scrutin dans la Diaspora.
Les élections législatives et municipales du 22 juillet ne seront donc, comme toutes les autres élections organisées au Cameroun depuis le retour au multipartisme en 1991, qu’une parodie d’élection dont le principal enjeu pour le dictateur Paul BIYA, est de se donner une majorité écrasante qui lui permettrait par la suite de tripatouiller la constitution pour se représenter à l’élection présidentielle de 2011 et ainsi, demeurer président à vie du Cameroun! L’heure est grave, il faut faire quelque chose !!!
Le CODE demande à tous les partis politiques camerounais qui se réclament encore de l’opposition, de refuser radicalement de se rendre complice de la mascarade du 22 juillet et de servir de caution et d’alibi démocratiques à Paul Biya et à son régime catastrophique, en boycottant purement et simplement cette tragi-comédie d’élections ;
En tout état de cause, le CODE a adopté depuis 2004 une position très claire sur les élections organisées au Cameroun par le régime anti-national au pouvoir : toute élection organisée au Cameroun sans une Commission Electorale Indépendante et sans le vote de la Diaspora camerounaise sera considérée comme nulle et de nulle effet et les institutions qui en seront issues seront combattues avec virulence et par tous les moyens, jusqu’à leur renversement ;
Le CODE Réitère son appel lancé en décembre 2003 à Bruxelles, à toutes les forces progressistes du Cameroun en faveur une démarche unitaire et populaire forte, seule capable d’imposer à Mr Biya, des conditions d’une alternance politique au pouvoir, plutôt que de s’accrocher se façon quasi-obsessionnelle à un électoralisme chimérique qui fortifie le pouvoir tyrannique néocolonial de Paul BIYA plutôt que de le fragiliser et de le renverser.
La lutte continue,
Unis et solidaires, pour la Patrie et l’Afrique, nous vaincrons.
Pour le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora – (CODE)
Conseil National pour la Résistance – Allemagne : Tene Sop
Campaign for Freedom and Democracy – Angleterre: Zintchem Luc Magloire,
UPC – Benelux et France : Titti Dingong et Dr Moise Essoh
Cercle Félix Moumié – Belgique: Dr Patrice Ndjoumi
Diaspora pour la Démocratie et le Développement (DFD) – France/ Mme Ateba Bidjang Clotilde
Contact et renseignements:
Tel : 0677669823; 033147922876, 00491634637140, 0032 474967727 ; Fax: 0033147902170 ;
Email : comitedesuivicode@yahoo.fr;
Internet: www.lecode.afrikblog.com
17 mai 2007
Déclaration du CODE à l’occasion de la «fête» du 20 mai
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=142&code_art=18798
"Le CODE appelle le régime dictatorial de Mr Biya à dialoguer avec activistes et les mouvements autonomistes anglophones"

Le 20 mai 2007, l’Etat camerounais célébrera le 35ème anniversaire du passage de l’Etat fédéral à l’Etat unitaire.
La réunification du Cameroun sous la responsabilité de Ahmadou Ahidjo, tout comme d’ailleurs l’indépendance du Cameroun, n’est toujours pas une réalité concrète dans le quotidien des Camerounais.
En 35 années d’Etat unitaire centralisé, tout observateur objectif et honnête de la vie politique camerounaise reconnaîtra que les discours officiels sur « l’unité et la cohésion nationales » n’ont jamais été aussi vides de sens.
Avec le retour au multipartisme en 1991, l’expression jusque là masquée et refoulée du « malaise anglophone » s’est révélée à travers divers mouvements comme la «Cameroon Anglophone Movement» (CAM), l’Ambazonia Movement, le Free West Cameroon Movement, la Southern Cameroon National Council (SCNC)…. La plupart de ces mouvements ont revendiqué dès 1993 un cadre constitutionnel nouveau prévoyant un «retour à la République Fédérale du Cameroun de 1961» supprimée en 1972, à la suite d’un « coup d’état référendaire » du dictateur Ahmadou Ahidjo.
La gestion de « l’Etat unitaire », par les gouvernements dictatoriaux UNC-RDPC qui se sont succédé, a été ressentie par la communauté anglophone comme « une politique d’assimilation et de francophonisation » en lieu et place d’une réelle politique normative de promotion d’un bilinguisme égalitaire. Cette situation s’est manifestée plus durement dans le système éducatif et judiciaire, cristallisant les frustrations des camerounais d’expression anglaise.
Le gouvernement RDPC de Paul Biya a toujours nié l’existence d’une « question anglophone » au Cameroun, et s’est toujours refusé à tout dialogue avec les représentants des mouvements autonomistes anglophones, tout en réprimant brutalement leur expression. Cette politique de fuite en avant du régime face à ce qu’il faut bien reconnaître comme étant « la question ou le problème anglophone» est porteuse de graves risques pour notre pays. Certains des mouvements radicaux anglophones pourraient, en effet, être utilisés par un des pays voisins du Cameroun pour nous déstabiliser.
Le CODE appelle le régime dictatorial RDPC au pouvoir à faire le bilan de plus de dix années de répression barbare contre les mouvements autonomistes anglophones et à reconnaître l’échec lamentable de sa politique de violence comme moyen de règlement de la question anglophone. Cette option totalitaire du gouvernement antidémocratique, n’a eu pour conséquence que la radicalisation de ces mouvements dont certains ont occupé, le 31 décembre 1999, la station CRTV de Buéa pour proclamer «l’indépendance du Southern Cameroon». Les forces armées camerounaises, toujours mises en alerte maximum dans les provinces du Nord-Ouest et Sud-Ouest à l’approche du 1er octobre de chaque année, ont montré leur incapacité à empêcher les manifestations des groupes autonomistes anglophones. La politique de répression a donc été un échec cinglant sur toute la ligne!
En plus de la question anglophone, le tribalisme en général et le tribalisme d’Etat en particulier, créée, nourri et entretenu par le RDPC et ses élites corrompues, comme politique de tous les gouvernements Biya, montre que le discours officiel sur «l’unité nationale» n’est que pure démagogie. La constitution inique du 18 janvier 1996, qui divise les Camerounais en « autochtones » et en « allogènes » et qui instrumentalise les groupes ethniques, est la porte ouverte à un apartheid social et politique inacceptable dans une République démocratique.
Pour le CODE, la question anglophone et la problématique de l’unité nationale au Cameroun font partie intégrante du problème national camerounais à savoir l’absence de projet démocratique et l’illégitimité originelle qui est devenue une marque de fabrique des tenants du pouvoir au Cameroun depuis 1957. Ces problèmes ne peuvent être résolus en dehors d’un cadre démocratique véritable consacrant la légitimité des acteurs politiques appelés à conduire une réelle stratégie de cohésion nationale.
A l’occasion du 35ème anniversaire de "l’Etat unitaire", le CODE appelle le gouvernement camerounais:
Ø A ouvrir un dialogue constructif avec les mouvements anglophones, autonomistes ou non, et notamment avec la Southern Cameroon National Council (SCNC);
Ø A libérer l’ensemble des activistes anglophones encore détenus dans les prisons et à faire la lumière sur les cas de disparitions dont font état les activistes anglophones depuis plusieurs années ;
Ø A mettre en œuvre une véritable politique de décentralisation possible pour donner un statut semi-autonome consacrant des pouvoirs très larges aux collectivités territoriales décentralisées.
L’unité nationale que le régime camerounais dit vouloir célébrer ce 20 mai 2007 ne sera qu’une comédie tant que le régime néocolonial au pouvoir continuera à faire la politique de l’autruche face aux lignes de fractures qui menacent notre pays de désintégration.
Fait à Bruxelles, le 17 mai 2007
Pour le Comité de Coordination du CODE,
Dr Moïse Essoh
Secrétaire Exécutif.
A lire aussi dans le Messager no 2373 du 18 mai 2007: http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=142&code_art=18798
Contacts :
E mail : comitedesuivicode@yahoo.fr
10 mai 2007
Pour le CODE, M. Sarkozy incarne une continuité dangereuse pour les Africains
Le Collectif des Organisations Patriotiques et Démocratiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) prend acte de la décision le 06 mai dernier de plus de 53% des Français votants, de confier la destinée de leur pays à M. N. Sarkozy, pour cinq ans.
A cause des liens néocoloniaux que la France entretien toujours avec certains régimes africains et particulièrement avec le régime de Paul Biya, le CODE ne peut pas ignorer l’impact que l’élection de N. Sarkozy aura sur le peuple camerounais.
M. Sarkozy, dont le milliardaire et capitaliste français Martin Bouygues est le témoin de mariage et le parrain de son fils, a choisi pour son premier acte fort de futur président de la république de se « reposer » aux bons soins de son ami, l’autre milliardaire et capitaliste français Vincent Bolloré.
Les groupes Bouygues et Bolloré ne sont plus à présenter en Afrique, où ils se partagent le gâteau des secteurs les plus rentables de l’économie africaine dans les pays dirigés par des vassaux de la France. Des télécommunications au bois en passant par les services, ces groupes possèdent des monopoles qui dans des pays souverains seraient carrément interdits.
C’est pourquoi le CODE appelle tous les Africains et particulièrement les Camerounais à se mobiliser partout et par tous les moyens démocratiques et médiatiques pour que le pillage éhonté de l’Afrique et le soutien aux dictatures que le régime de M. Sarkozy va sans doute renforcer, quoi qu’il en ait dit dans son premier discours de président, soient mis en échec.
En effet, M. Sarkozy, de par le régime auquel il appartient depuis longtemps, de par les hommes avec lesquels il sera amené à élaborer sa politique africaine, de par ses amis milliardaires et les intérêts de ces derniers, de par les premiers actes posés en tant que président, ne rassure en rien sur l’action de la France vis-à-vis des peuples africains et particulièrement du peuple camerounais.
Comme par le passé, depuis le président De Gaulle jusqu’à Chirac, la françafrique doit être sans cesse dénoncée et combattue, pour qu’enfin un jour les peuples africains soient réellement libres pour qu’ils élèvent leur niveau de vie.
Pour le CODE
Moïse Essoh Guillaune Tene Sop
Secrétaire exécutif Chargé de communication
08 mai 2007
«Le CODE dénonce la mascarade électorale en cours au Cameroun et appelle à des sanctions contre le régime antidémocratique»

Communiqué de Presse
Dans le cadre de sa campagne internationale contre le régime antidémocratique de Paul Biya, le CODE a mené les 27 et 28 avril à Bruxelles, en Belgique, un certain nombre d’activités dont une séance de travail avec l’Union Européenne, une conférence débat sur la situation politique actuelle au Cameroun et un renouvellement des instances dirigeantes du Collectif.
I/ RENCONTRE AVEC LA COMMISSION EUROPEENNE
Le vendredi 27 avril 2005, une délégation du Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora la Commission Européenne. la Commission Européenne
Au cours de cet entretien, la délégation du CODE, composée de MM. Tene Sop, Moise Essoh et Patrice Ndjoumi, a particulièrement insisté sur les conditions de fraudes généralisées qui entourent l’organisation des élections législatives et municipales du 22 juillet 2007, et a demandé aux autorités européennes de dénoncer cette mascarade, de refuser d’envoyer des observateurs pour ces prétendues élections et d’appuyer les revendications du peuple camerounais pour la mise en place d’une Commission Electorale Nationale indépendante (CENI) de l’administration et du président de la république. La délégation du CODE a aussi manifesté son étonnement devant l’attentisme qui caractérise de l’UE face aux graves violations des droits humains et des principes démocratiques par le régime antinational de Paul Biya. Elle a enfin demandé que :
v l’UE mette en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements corrompus, illégitimes et antidémocratiques comme celui du Cameroun.;
v les biens et les avoirs bancaires des membres du régime camerounais accusés ou soupçonnés de corruption et/ou de détournements de deniers publics soient saisis en Europe ;
v l’UE soutienne le CODE dans son exigence d’annuler le processus électoral en cours, jusqu’à la publication des résultats du 3ième Recensement Général de la Population
v l’UE exige du régime camerounais qu’il appréhende et juge les coupables des assassinats des étudiants de Buéa et qu’il prenne en charge d’une manière urgente les problèmes de la jeunesse camerounaise, à tous les niveaux.
En réaction aux doléances du CODE et comme pour réfuter l’accusation d’attentisme, la représentante de la Commission la Commission la Délégation La Délégation
II/ CONFERENCE DEBAT SUR LA DIASPORA ET
Le samedi 28 avril 2007, s’est tenue à l’Espace Matongé, en présence de nombreux Camerounais et Africains, une conférence-débat sur la problématique des élections au Cameroun et la question du vote des Camerounais de la Diaspora. Auparavant
Les participants à la conférence-débat en ont profité pour dénoncer le «one man show» grotesque du RDPC qui vient de paralyser pendant 3 semaines, les ambassades et consulats du Cameroun en Europe en particulier, au nom du « renouvellement des organes de base» de ce Parti-Etat. Le CODE appelle à un égal traitement de toutes les forces politiques du Cameroun, car lorsque les partisans du CODE et des partis d’opposition souhaitent dénoncer, dans les ambassades du Cameroun, les assassinats d’étudiants sur le campus de Buéa ou revendiquer une CENI et le droit de vote de la Diaspora
Au terme d’une discussion animée, les participants ont été unanimes pour constater que les conditions dans lesquelles se préparent les élections au Cameroun sont loin d’être démocratiques, et que les dispositions légales ouvrant le droit de vote aux Camerounais de la Diaspora
Le CODE lance donc un appel à toutes les forces politiques et à tous les Camerounais afin qu’ils ne se rendent pas complice de la vaste escroquerie électorale en cours et appelle au boycott actif des élections du 22 juillet 2007.
Le CODE appelle toute la diaspora démocratique et patriotique camerounaise à se mobiliser de toute son énergie, partout où elle se trouve et par tous les moyens, pour faire pression sur le régime camerounais afin que ce dernier annule le scrutin en cours, publie les résultats du recensement général de 2005, et mette en place une véritable CENI.
III/ RESTRUCTURATION DU CODE
En marge de ces activités organisées à Bruxelles, le samedi 28 avril 2007, il a également été procédé à un renouvellement du Comité de coordination du CODE. Ainsi, le Dr Moise Essoh a été désigné par consensus et conformément au principe de rotativité, nouveau Secrétaire Exécutif (SE) du CODE pour une durée d’un an en remplacement du Camarade Tene Sop du CNR-MUN, qui demeure membre du Comité de Coordination, de même que les camarades Titti Dingong de l’UPC, Dr Patrice Ndjoumi du CFM, Zintchem Luc Magloire de CFD et Mme Ateba de DFD. Le nouveau Secrétaire Exécutif a appelé à une intensification des actions dans le cadre du CODE et à la mobilisation de tous les Camerounais de la Diaspora
Le CODE invite d’ores et déjà les Camerounais et les amis du Cameroun à rester mobilisés pour le mois de mai, à Paris et à Bruxelles, afin de manifester contre la mascarade électorale en cours, pour la mise en place d’une CENI et pour le droit de vote des Camerounais de la Diaspora.
La lutte continue !
Fait à Bruxelles, le 29 avril 2007
Pour le Comité de Coordination du CODE,
Tene Sop G. Dr Moise Essoh
Contacts :
E mail : comitedesuivicode@yahoo.fr



