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Bienvenue sur le Blog du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora)

L'espace d'informations et d'échange sur les activités du CODE en faveur du changement, de la Démocratie et de l'état de droit au Cameroun et en Afrique.

06 mai 2008

Paul Biya repondra de ses actes

   
  » Quotidienmutations 
VIVRE AUJOURD'HUI | 06 May 2008
Guillaume Tene Sop  : Paul Biya doit répondre des massacres de février
Le coordonnateur général de la campagne pour les prisonniers des émeutes en explique les enjeux.
  Propos recueillis par J.B Ketchateng 

Qui sont les organisateurs de cette campagne?
Il y a un "Comité – Freedom for Joe & Co" (ou Comité pour la Libération des prisonniers politiques au Cameroun) que nous avons créé avec un certain nombre de personnes dont l’écrivain Patrice Nganang. La campagne est appuyée par le Collectif des Organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise, le Code, dont une délégation s’est rendue à la Commission Européenne il y a trois semaines à Bruxelles, pour plaider la situation des droits humains au Cameroun.

En quoi consiste-t-elle?
Les objectifs de cette campagne sont variés. Nous voulons contribuer à lever la chape de silence et briser la conspiration internationale du " ni vu, ni connu" qui entoure les tueries de fin février dans notre pays. Ce faisant, on va attirer l’attention mondiale sur les conditions inhumaines et cruelles dans lesquelles sont détenues les centaines de personnes arbitrairement arrêtées par les forces répressives du régime dictatorial lors du soulèvement populaire de février.
Un autre point c’est d’amener les organisations internationales de défense des droits humains, qui sont restées jusque là assez discrètes sur les graves évènements de février, de même que l’opinion internationale, à demander des comptes à Paul Biya et à son régime sur leurs crimes massifs de la fin février contre notre peuple en colère. Le but immédiat étant d’obtenir la libération de tous les prisonniers politiques c’est à dire de toutes ces personnes arrêtées dans le cadre du soulèvement populaire de février.
Nous allons aussi travailler avec divers milieux politiques et diplomatiques internationaux pour les rallier à notre exigence d’une Commission internationale d’enquête sur les massacres de février. Cette commission devra établir le bilan exact de la répression, situer les responsabilités des uns et des autres dans le massacre inacceptable des populations civiles non armées, afin que des poursuites judiciaires soient menées contre les commanditaires, les exécutants de ces crimes contre l’humanité. On a déjà quelques noms ; on sait que c’est le commandant N. N. (initiales, Ndlr) qui a massacré les jeunes à Bonabéri et que ce sont ses éléments qui ont ouvert le feu sur le pont du Wouri dans la matinée du 27 avril… La finalité de tout ce travail est de lutter contre l’impunité et surtout que Paul Biya et des assassins de notre peuple se retrouvent un jour devant le tribunal pénal international pour répondre de leurs crimes contre notre jeunesse et notre peuple.

Justement que savez-vous des personnes tuées dans les soulèvements ?
Le 27 février, des gendarmes et des policiers ont pris en tenaille plusieurs centaines de manifestants sur le pont du Wouri et ont ouvert le feu pendant qu’un hélicoptère de l’armée pilonnait le pont à coup de grenades explosives et de gaz lacrymogènes. Il s’en est suivi un sauve qui peut et des dizaines de jeunes manifestants se sont jetés dans le Wouri, pour échapper aux tueries et certains ont carrément été jetés à l’eau par les forces de répression. Des dizaines de corps ont été repêchés dans le Wouri dans le courant du mois de mars par des pêcheurs… Le 28 février, au matin, notre camarade Tiwa Jacques a été froidement assassiné, à Douala, par un commando descendu d’un camion militaire, sans que nous sachions pourquoi.

Au regard de la nature des revendications qui portent sur un sujet : la démocratie au Cameroun que les autorités jugent bien installée localement, n'était-il pas préférable de mener des actions ici?
Cette campagne est certes portée à l’international, mais elle se fait avec le soutien des organisations locales des droits de l’Homme comme l’Approce de Me Momo, la Mdhc de Mme Afité, la Ldl de Charlie Tchikanda, le Prodhop de Mme Ngo Mbe. Nous travaillons ensemble, pour relayer et amplifier au niveau mondial les actions de ces organisations locales, qui ont fait un excellent travail pendant la crise de février, ce qui leur vaut les persécutions et les menaces du gouvernement dictatorial. Le "Comité Freedom for Joe & Co", lance d’ailleurs un appel à tous nos compatriotes qui ont perdu des proches dans le soulèvement de février ou qui ont un des leurs en détention dans le cadre de ces évènements, à se rapprocher des organisations locales des droits humains pour se faire recenser.

En quoi une campagne internationale peut-elle être utile quand on sait l’attitude attentiste du monde occidental en général selon qu’il s’agit de tel ou tel pays?
Nous avons constaté que l’assassinat de plus d’une centaine de personnes n’a suscité aucune réaction vigoureuse de condamnation au niveau international comme c’est souvent le cas dans certains pays. L’écrivain Patrice Nganang, est allé distribué les prospectus de cette campagne dans une réunion internationale d’écrivains aux USA la semaine dernière et il s’est rendu compte que personne n’était au courant que l’on a massacré plus d’une centaine de personnes au Cameroun et que plus de 1000 autres sont en prison. Tout le monde est stupéfait par l’ampleur de ces massacres. Personne n’en était informé.
Or si personne n’est informé comment voulez vous que les gens nous aident pour que le régime de Paul Biya soit isolé ?

Quand évaluerez-vous votre opération
L’évaluation sera permanente afin de réajuster les stratégies, car c’est une campagne de longue haleine. Les mois à venir vont être extrêmement chauds. Vous verrez que dans les prochaines semaines des personnalités et institutions internationales que nous avons approchées, vont entrer en action dans le dossier Cameroun.

Que ferez-vous si vous n'êtes pas entendus?
La Campagne internationale pour la libération des prisonniers politiques et son pendant qui est l’opération "Justice for the victims " ne sont que des aspects d’une stratégie plus globale que nous nous gardons d’évoquer ici.

http://www.quotidienmutations.info/mutations/mai08/1210045898.php

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27 avril 2008

Petition Internationale contre les crimes de Paul Biya et pour la libération de tous les prisionniers politiques au Cameroun

Please sign the petition here:  http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

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Petition for the liberation of all political prisoners in Cameroon and for the creation of an international commission of inquiry on the mass murder of unarmed civilians by the Cameroon armed forces in February 2008.

http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

Following sustained popular demonstrations against rising food prices and a planned constitutional tampering to scrap presidential term limits and allow Mr Paul Biya, the Head of State and one of the longest serving autocrats in the world, to hold on to power, several bloody incidents occurred throughout the country. In late February 2008 when government armed forces used excessive force to brutally supress peaceful protects. As a result,

- More than 100 people were killed according to local human rights organisations, while several others were seriously injured;

- About 2000 Cameroonians were arrested and a over a 1000 of them have been sentenced to up to 15 years in prison and remain detained under poor conditions in several prisons in Cameroon. Many of these political prisoners are presently ill and are not allowed to received medical treatment;

- Many independent medias have been closed and broadcasting rights have been severely restricted.

We, the undersigned, urge the United Nations, the African Union, and the international community to:

1- Put pressure on the Cameroon dictatorial regime for the immediate release of all political prisoners arrested following the mass demonstrations of February 2008;

2- Call for the establishment of an international and independent commission of inquiry in Cameroon to carry out a thorough investigation into the bloody repression of unarmed civilians by the armed forces and to take judicial actions against those responsible for the bludgeoning of unarmed civilians and other human rights violations that are occuring in Cameroon;

3- Denounce the massive human rights violations and the continuing exactions of Biya’s antidemocratic government against civilians;

4- Monitor the political situation in Cameroon to prevent a descent into civil war that now seems virtually inescapable since the incumbent autocrat has successfully manipulated the constitution to remain in power.


Petition initiated by:

International Committee for the Liberation of Political prisoners in Cameroon (Freedom for Joe & Co.)

Cameroon Democratic and Patriotic Network in the Diaspora (CODE)

Please sign the petition here:  http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

                                                                                                                                     Free_jlc_wwweb_neu

Please sign the petition here:      http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html


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24 avril 2008

Le CODE participe à une Campagne Internationale pour la Liberation des Prisionniers politiques

FREEDOM FOR "Joe & Co" NOW!!!
                            STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Free_jlc_wwweb_neu

FREEDOM FOR "Joe & Co" NOW!!!
STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!

                                                                                                                                             

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18 avril 2008

COMMUNIQUE DU CODE A LA SUITE DU HOLD-UP CONSTITUTIONNEL DE M. BIYA

« Biya a gagné une bataille, mais il ne gagnera pas la guerre ! »

Le jeudi 10 avril 2008, l’autocrate Paul Barthélemy Biya bi Mvondo a finalement accompli son crime, prémédité de longue date contre le peuple du Cameroun et contre la démocratie dans notre pays. Il a unilatéralement tripatouillé la constitution du 18 janvier 1996 pour se maintenir à vie au pouvoir. Malgré la forte opposition manifestée par le peuple camerounais lors du soulèvement populaire de février, et en dépit des appels internationaux pour un large débat national sur la constitution, Paul Barthélemy Biya est passé en force, massacrant au passage plus de 200 camerounais et jetant en prison des milliers d’autres !

Pour éviter toute contestation de son crime, le tyran sanguinaire a préalablement quadrillé le pays avec ses chars et réquisitionné l’armée pour réprimer la population en cas de manifestations !

Pour « récompenser » les députés illégitimement « élus » en juillet 2007 d’avoir cautionné son viol de la démocratie, ils les gratifiés d’avantages divers en nature et en espèces.

 Cette tentative de confiscation du pouvoir le dictateur Paul Biya est totalement inacceptable et le CODE ne l’accepte pas.

 Des jours sombres s’annoncent pour le Cameroun, et le CODE prendra toutes ses responsabilités et toute sa place dans les luttes multiformes que le peuple camerounais ne manquera pas de faire éclater dans un proche avenir, malgré la répression et la dictature du régime RDPC-Biya.

Le CODE prend à témoin la « Communauté internationale » du hold-up constitutionnel de M. Paul Barthélemy Biya, et regrette que celle-ci se manifeste toujours trop tard quand des conflits, pourtant évitables, ont déjà mis les pays à feu et à sang..

Dans le cadre de son offensive diplomatique, une délégation du CODE a d’ailleurs été reçue, le mercredi 09 avril à la Commission Européenne. Au cours de cette rencontre, le CODE a fermement dénoncé l’attentisme de la « communauté internationale » et a demandé que l’Union européenne suspende toute coopération avec le régime criminel de Paul Barthélemy Biya, à la suite du massacre des populations civiles en février et de la modification antidémocratique de la constitution.

Au peuple camerounais, le CODE demande de ne pas se laisser abattre par cette nouvelle catastrophe qui lui est tombé dessus, car la lutte ne fait que commencer. Le CODE demande à la jeunesse camerounaise de se tenir prête pour de nouveaux challenges.

Le CODE appelle toutes les forces de changement réel à prendre la véritable mesure de ce qui s’est passé ce 10 avril 2008 au Cameroun et à s’engager dès á présent dans la construction d’un cadre politique viable pour donner la riposte appropriée à la confiscation du pouvoir que Paul Barthélemy Biya vient d’opérer. Le peuple Camerounais vient de vivre une sombre page de son histoire politique, mais la guerre pour la véritable indépendance du Cameroun et pour l’amélioration du niveau de vie et pour la démocratie n’est pas terminée. Une nouvelle phase de cette guerre vient de commencer.

Biya a gagné une bataille, mais il ne gagnera pas la guerre. !

Fait à Bruxelles, ce 15 avril 2008

Le Comité Exécutif du CODE :

Dr Moïse ESSOH (Secrétaire Exécutif) - UPC (Union des Populations du Cameroun)

M. TENE SOP - CNR/MUN (Conseil National de la Résistance – Mouvement Um Nyobiste)

Dr Patrice NDJOUMI - CFM (Cercle Félix Moumié)

Luc Magloire ZINTCHEM - CFD (Campaign For Democracy)

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11 avril 2008

Initiatives diplomatiques du CODE: une délégation du CODE rencontre la Commission Européenne et tire la sonnette d'alarme!

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"Combien de morts faudrait-il atteindre pour que la Communauté Internationale comprenne que le pouvoir de Mr Biya est un régime fasciste et infréquentable"? 

 Le mercredi 09 avril 2008, une délégation du CODE a été reçue par la Commission Européenne en la personne de la responsable en charge du Cameroun au sein de cette institution.

La délégation du CODE était conduite par le Dr Moise Essoh, Secrétaire Exécutif, qu’accompagnait le Dr Patrice Ndjoumi, membre du Comité de Coordination du CODE.

Au cours d’un entretien d’une heure et demie, les membres de la délégation, ont exposé les préoccupations du CODE concernant la situation politique actuelle au Cameroun.

D’entrée de jeu, la représentante de la Commission Européenne a indiqué avoir connaissance de la situation qui prévaut au Cameroun, et a abordé la discussion sur la légalité de la révision constitutionnelle. Elle a demandé en quoi cette révision était contestable, puisqu’elle suit les procédures en vigueur selon les lois camerounaises. La Délégation du CODE après avoir rappelé les termes du communiqué de l’Union Européenne sur le Cameroun, en date du 27 mars, se sont inquiétés sur l’attitude de la Commission qui, après avoir elle-même recommandé « un débat large, libre et ouvert, incluant toutes les composantes de la société camerounaise » comme préalable à une éventuelle révision constitutionnelle, accepte maintenant que sans débat large, libre et ouvert, incluant toutes les composantes de la société camerounaise, cette révision puisse quand même passer. Le CODE a démontré que l’absence de débat même au sein du parti au pouvoir, était la preuve que le régime autocratique de M. Biya est pleinement conscient que cette révision est contraire à la volonté de la très grande majorité du peuple camerounais.

A ce sujet, la délégation a rappelé que lors de la dernière rencontre avec la Commission Européenne en avril 2007, le CODE avait déjà clairement expliqué que l’enjeu de la mascarade électorale du 22 juillet 2007 n’était rien d’autre que la préparation par Mr Biya et sa clique, du coup d’état constitutionnel que le Cameroun est entrain de vivre.
Revenant sur les éléments dramatiques et les massacres à large échelle subis par le peuple camerounais, pour avoir exprimé dans la rue son refus de tout tripatouillage constitutionnel et exigé de meilleures conditions de vie, la délégation du CODE a interpellé l’Union Européenne sur le fait de n’avoir pas condamné ces massacres. La représentante de la Commission Européenne a alors indiqué que dans le communiqué en anglais de l’Union Européenne, il était bien marqué « condemns », qui a été traduit en français par « dénonce » et non par « condamne ». Elle a assuré la délégation du CODE qu’il s’agissait bien d’une condamnation.

Les deux émissaires du CODE ont ensuite explicité les différentes violations des droits humains, des libertés individuelles et de presse, et surtout des événements graves qui se sont déroulés pendant la révolte de février, tels que le massacre du pont du Wouri. La représentante de la Commission Européenne s’est déclarée choquée par l’ampleur des tueries et par le nombre de morts, qu’elle reconnaît volontiers dépasser les 40 morts officiellement reconnus par le gouvernement camerounais. Les délégués du CODE ont par la suite clairement martelé sur la nécessité de la mise sur pied d’une Commission Internationale d’Enquête sur les massacres des populations civiles avant de demander l’appui de l’union Européenne pour que cette demande soit traduite dans les faits.

A ce sujet, la représentante de la Commission Européenne dit comprendre et soutenir cette demande et a souhaité une implication des ONG locales et des Organisations nationales et internationale de Défense des Droits Humains dans cette démarche, car « il faut que toute la vérité soit sue sur les violences de la fin février au Cameroun », a-elle martelé.

S’agissant de l’application de l’article 96 des accords de Cotonou, qui conditionne la poursuite de la coopération à l’instauration d’un « environnement politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit et la bonne gestion des affaires publiques », la délégation du CODE a démontré point par point que l’environnement politique actuel au Cameroun ne garantit ni la paix, ni la stabilité, ni le respect des droits de l’Homme, ni le respect des principes démocratiques, ni la bonne gestion des affaires publiques. Les délégués du CODE ont donc demandé combien de morts faudrait-il atteindre pour que l’UE constate le caractère dictatorial, sanguinaire et anti-démocratique du régime de Yaoundé et applique enfin l’article 96 des accords de Cotonou.

Visiblement embarrassée, la représentante de la Commission Européenne. a répondu qu’il serait très difficile que l’article 96 soit appliqué, mais que « le dialogue avec les autorités camerounaises a été renforcé sur les questions de démocratie et de droits de l’homme, et que ce renforcement indique que l’Union Européenne est réellement préoccupée par la situation politique au Cameroun ». Elle a également indiqué que les récents événements ont fait apparaître un certain visage du régime camerounais, dont l’U.E. tient également compte.

Le CODE a tenu enfin à faire remarquer pour le regretter, une fois encore, que la sonnette d’alarme tirée par divers acteurs politiques camerounais ne soient pas pris au sérieux par les institutions internationales, qui risquent d’être pris au dépourvu par un embrasement de la situation camerounaise, que tous les signes annoncent imminent.

La rencontre s’est terminée sur l’insistance de la représentante de la Commission Européenne en faveur de la création d’une dynamique collective pour faire émerger la nécessité d’une Commission d’Enquête internationale sur les massacres de février 2008 au Cameroun.

Avant de prendre congé de leur hote, la Délegation du CODE a remis une lettre à l'attention de Mr Barroso, président de la Commission Européenne. Dans cette lettre le CODE demande entre autres "le gel des avoirs des membres du régime camerounais et l'application de l'art 96 des accords de coopération UE-ACP, article qui prévoit des sanctions contre des régimes qui violent les droits humains et qui ne respectent pas les principes démocratiques, comme le gouvernement dictatorial de Paul Biya.

Max Sandjo
Attaché de Presse

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Le CODE écrit à Barroso et dénonce la complaisance de la commission vis à vis du régime antipopulaire de Paul Biya

A son excellence
Monsieur José Manuel BARROSO,
Président de la Commission Européenne

Réf.: CE5/CC/CODE/2008

Objets :

Ø Application du régime des sanctions prévues par l’Accord de Cotonou contre le gouvernement antidémocratique du Cameroun pour violation des principes démocratiques et des droits humains

Ø Interpellation du gouvernement camerounais sur les massacres des populations civiles et la révision anticonstitutionnelle de la constitution.

Excellence, Monsieur le Président,


La présente correspondance fait suite à celles que nous vous avons déjà adressées en juillet 2004, en avril 2005 et en avril 2007. Dans ces précédentes correspondances, notre organisation, le CODE, exprimait son incompréhension par rapport à l’attentisme, voire à la complaisance de l’Union Européenne face aux violations massives des droits Humains, des principes démocratiques et de l’Etat de droit au Cameroun par les autorités antidémocratiques au pouvoir.

Malgré nos précédentes interpellations, nous n’avons pas observé de changement significatif de l’attitude de l’Union Européenne à ce sujet.

Pourtant, à chaque fois, nous vous démontrons que l’aggravation de la situation sociopolitique, les fraudes électorales à répétition, les violations massives des droits humains et des libertés individuelles, auraient dû amener les institutions européennes compétentes, dans le cadre des dispositions pertinentes des accords de partenariat UE-ACP, à prendre des mesures coercitives contre le régime corrompu et illégitime du Cameroun.

Une fois encore, nous venons vous indiquer que la situation au Cameroun s’est encore aggravée depuis notre dernière courrier, et notamment ces dernières semaines. Afin de vous situer sur la gravité de la situation sociopolitique du Cameroun qui se dégrade sans cesse, nous nous limiterons à trois niveaux :

I.  La révolte populaire de fin février 2008

Fin février 2008, en moins de 5 jours, plus de 250 Camerounais ont perdu la vie pour avoir manifesté contre des conditions de vie de plus en plus insupportables, et contre la révision annoncée de l’article 6.2 de la constitution du Cameroun, censée permettre à M. Paul Barthélemy Biya de se représenter une nouvelle fois à la présidence de la république au delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, qui se termine en 2011. Pour rappel, M. Paul Barthélemy Biya, 75 ans, est au pouvoir depuis 26 ans (1982) et constamment « réélu » grâce à des parodies d’élections que seule la diplomatie et les intérêts économiques poussent les officiels de certains pays à prendre en considération.

Permettez nous de vous rappeler que dans notre courrier d’avril 2007, il y a un an, en vous éclairant sur les objectifs de la mascarade électorale de juillet 2007, nous vous avions déjà annoncé le présent scénario. Voici en substance ce que nous écrivions :

« L’enjeu des élections législatives du 22 juillet 2007 pour Monsieur Biya, qui est entrain d’épuiser ses 2 septennats constitutionnels, est de tout mettre en œuvre pour rafler une majorité confortable au Parlement ; ce qui lui permettrait par la suite, de tripatouiller la constitution camerounaise pour se donner la possibilité de briguer un autre mandat présidentiel. Le CODE s’insurge contre toutes ces manœuvres et attire l’attention de la Commission de l’UE sur les dangers que ferait courir une telle modification constitutionnelle au Cameroun, déjà en proie à de nombreuses lignes de fractures internes. Il n’est pas inutile de rappeler que la guerre civile qui ravage actuellement le Tchad est en grande partie due au tripatouillage de la constitution Tchadienne en 2004 par le président Idriss Déby Itno avec le soutien explicite de  la France! ».

 

Nous n’avons plus rien à rajouter, vous êtes au courant de ce qui s’est passé au Cameroun, comme vous l’avez relevé dans votre communiqué du 27/03/2008 sur la situation dans notre pays.

  II-La réponse du régime à cette révolte et les massacres de populations désarmées

En réponse à ces manifestations, le régime a décidé de faire descendre l’armée dans les rues, avec des chars, et l’ordre de tirer sur les populations civiles désarmées. La jeunesse camerounaise a payé à ce sujet un lourd tribut. Si le gouvernement illégitime reconnaît 40 morts, les ONG des droits humains et les organisations de la société civile parlent de 150 à 200 morts. Le CODE prétend q’une enquête indépendante sur l’ampleur de ces massacres ne conclura pas à un bilan de moins de 250 morts, en 5 jours de révolte.

En plus de ces massacres à large échelle, des nombreuses arrestations arbitraires ont eu lieu, avec une justice expéditive et de masse qui a condamné jusqu’à 15 ans d’emprisonnement des jeunes mineurs pour avoir exprimé leur opinion politique en manifestant contre la révision de la constitution. Le régime camerounais détient donc des prisonniers politiques au Cameroun.

Enfin, comme vous l’avez remarqué dans votre communiqué, les médias libres qui ont osé rapporter la réalité des faits ont été bâillonnés, et interdits. Aujourd’hui encore, des arrestations arbitraires ont lieu, suite aux dénonciations arrachées par la torture aux manifestants emprisonnés.

III.  La révision de l’article 6.2 de la constitution

Consciente qu’une telle révision, ne peut se faire sans risque d’explosion si elle n’associe pas l’ensemble de la population, l’Union Européenne déclare dans son communiqué de presse : « l’importance de soumettre les propositions de révision constitutionnelle à un débat large, libre et ouvert, incluant toutes les composantes de la société camerounaise ». Force est de constater que même le conseil de l’Union Européenne n’a pas été entendu par le régime antidémocratique et dictatorial de Yaoundé. En effet, le projet de révision constitutionnelle a déjà été déposé, adopté en commission et sera adopté en séance plénière cette semaine par une majorité parlementaire illégitime issue de la mascarade électorale de juillet 2007, et ceci sans aucune consultation, même au sein du parti au pouvoir.

La situation socio-économique marquée par un appauvrissement extrême de la population et une corruption sans égale de la classe politique dirigeante, le passage en force de la révision, et les massacres à large échelle, dévoilent le véritable visage de la dictature camerounaise.

Face à la gravité de la situation ainsi décrite, nous nous tournons vers l’Union Européenne parce que nous pensons que votre institution peut encore aider le peuple camerounais.

Excellence, Monsieur le Président,

Le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) a bien sûr pris acte du communiqué que l’Union Européenne a publié au sujet de cette situation, et l’en remercie. Le CODE regrette cependant que l'UE se borne à «dénoncer» les faits, sans les condamner. L’UE exprimerait-elle par cela que les massacres des populations civiles, les arrestations arbitraires, les jugements expéditifs, les atteintes aux droits humains et à la liberté de presse sont dénonçables mais pas condamnables ? Le CODE dénonce cette attitude d’attentisme voire de complicité avec un régime coupable de faits graves.

Par ailleurs, l’Accord de Cotonou reconnaît qu’un « environnement politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit et la bonne gestion des affaires publiques, fait partie intégrante du développement à long terme ». Cet accord a aussi prévu un régime de sanctions lorsqu’une partie déroge au respect des droits de l’Homme, aux principes démocratiques et à l’Etat de droit.

Considérant la gravité de la situation du Cameroun, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) appelle votre haute institution à:  

1.  Mettre en application les dispositions de l’article 96 de l’accord de Cotonou qui prévoient un régime de sanctions à l’encontre des gouvernements qui violent les droits de l’homme et les principes démocratiques, ou en se maintenant au pouvoir par des mascarades électorales.

2.  Faire pression sur les autorités camerounaises pour qu’elles renoncent à leur révision anticonstitutionnelle et que le président Biya s’engage définitivement et irréversiblement à quitter le pouvoir, comme il doit le faire, au plus tard en 2011.

3.  Soutenir le CODE dans son exigence de la mise en place d’une Commission Internationale d’Enquête sur les massacres de février 2008 au Cameroun.

4.  Geler les avoirs dans les banques européennes et procéder à la saisie des biens meubles et immeubles des membres du régime camerounais accusés ou soupçonnés de corruption et/ou de détournements de deniers publics.

Dans l’espoir que vous prendrez en considération notre demande, veuillez agréer, Excellence, Monsieur le Président, notre très haute considération.


Fait à Bruxelles, ce 09 avril 2008

Les organisations membres du CODE :

- CNR/MUN (Conseil National de la Résistance – Mouvement Um Nyobiste) M. G. TENE SOP

- UPC (Union des Populations du Cameroun) :            Dr Moïse ESSOH, (Secrétaire exécutif du CODE)

- CFM (Cercle Félix Moumié) :  Dr Patrice NDJOUMI

- CFD (Campaign For Democracy)  :  Luc Magloire ZINTCHEM


Ampliations :

·         Président du Parlement Européen, Présidents de Commissions (Affaires Etrangères, Droits humains, Commission du Développement et de la Coopération)

· Présidence de la Commission de l’Union Africaine

· Comité des médiateurs de l’Union Africaine

· Commissaire européen à la Coopération et au Développement

· Députés Européens

· Presse Nationale et Internationale

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09 avril 2008

Lettre ouverte du CODE à M. Paul Barthélemy Biya bi Mvondo

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"Monsieur, ne vous trompez pas d’avenir"

 

Monsieur Paul Barthélémy Biya,

 

Deux semaines à peine après la « Fête de la jeunesse » la jeunesse camerounaise et le peuple camerounais vous ont exprimé ce qu’ils pensaient sincèrement, du fond de leur cœur, de votre gestion et de votre projet de modifier la constitution pour vous maintenir au pouvoir.

Au lieu de les écouter, vous avez infantilisé la jeunesse en la présentant comme « manipulée » par des « apprentis sorciers » que vous avez ensuite essayé de fabriquer en vain.

Les jeunes camerounais vous ont exprimé courageusement et sans hypocrisie, de leur propre cœur et de leur propre bouche, leurs sentiments envers votre politique et ses conséquences quotidiennes. Vous les avez réprimés, tués, emprisonnés et séquestrés. Si le sang a une valeur symbolique ou métaphysique, ce sang crie toujours et aura son effet sans aucun doute, même si pour ceux qui l’ont versé, il renforce momentanément leur pouvoir.

Monsieur Biya,

Nous ne doutons pas que le pouvoir enchaîne, au point qu’on ne puisse pas s’envisager hors de ce pouvoir. Mais comme tous les autres chefs d’Etat anciens et présents, vous n’êtes qu’un homme, un homme que l’avenir peut rattraper avec cruauté ou avec bonheur, selon le propre choix de cet homme. Ne vous trompez pas d’avenir, car vous n’avez le choix qu’entre 4 scénari possibles :

Vous pouvez vous projeter comme Monsieur Idriss Deby, votre voisin, qui échappe in extremis à des coups d’Etat successifs grâce à la France à qui il est alors chaque fois plus redevable. Mais à l'instar de ses prédécesseurs, il n'en réchappera pas ad vitam æternam, c’est une certitude.

Peut-être préférez-vous une fin à la Gnassingbé Eyadema, surpris par la mort alors qu’il était encore au pouvoir et - dit-on - dans l'avion qui l'emmenait en France pour quérir des soins que le système de santé de son pays ne pouvait prodiguer à ses citoyens. Peut-être est-ce cela que vous souhaitez, et alors tant mieux pour vous, du moins sur cette terre.

Cependant, nous vous présentons aussi le destin de Mobutu Sese Seko, cet homme qui croyait tenir le Zaïre certainement mieux que vous ne tenez le Cameroun, qui n’avait jamais envisagé son avenir hors du pouvoir. Parce qu’il n’a pas su percevoir à temps le sens de l’Histoire, il s’est retrouvé fuyant comme un vulgaire bandit vers l’aéroport de Kinshasa pour échapper à un avenir cruel.

Et enfin, vous pouvez vous inspirer de MM. Mandela, Diouf, Kérékou, Konaré, prochainement Mbeki, qui vivent certainement tout aussi heureux hors du pouvoir que quand ils y étaient.

Voilà Monsieur Biya, les quatre cas de figures. Interrogez bien vos oracles et autres conseillers, réfléchissez encore une fois.

L’Histoire n’est jamais une question du moment, c’est une question de temps. Et de toutes façons, ce temps vous est compté. Alors faites le bon choix, car les occasions de se retourner se feront rares. Regardez en arrière, et souvenez-vous de votre première prestation de serment : plus de 25 années déjà. Et ces années, patiemment, heure par heure, jour par jour, mois par mois, ont passé.

Ne vous trompez pas en croyant que demain est lointain, et que l’essentiel, c’est d’y rester aujourd’hui. Demain est encore plus proche que le 06 novembre 1982.

Votre gestion du Cameroun n’en a pas fait ce paradis que vos discours et ceux de vos ministres chantent. Et vous l’avez avoué à demi-mot par vos mesurettes de début mars. Vous savez bien que notre système éducatif est en faillite, que vous avez enlevé à la jeunesse tout son avenir, voire le moindre espoir. Et les jeunes Camerounais sont contraints de courir des risques partout dans le monde à la recherche d’une vie normale.

Vous savez bien que le système de santé est en faillite, puisque régulièrement, sans aucun scrupule, vous le fuyez au profit d'hôpitaux européens pour vous y faire soigner.

Vous savez bien que la corruption a gangrené votre régime et vous nous en donnez des aveux chaque jour par les arrestations de quelques rares individus dans la masse des corrompus.

Bref, vous savez bien que vous avez échoué dans l’objectif primordial d’un chef d’Etat, qui est d’assurer à son peuple le développement et l’élévation de son niveau de vie.

Votre présence à la tête de notre pays est la plus grande catastrophe naturelle qui soit arrivée à celui-ci ! C’est dur à entendre, mais seule la vérité affranchit pour qui veut être libre.

Affranchissez vous, M. Biya et regardez la réalité en face : laissez le pouvoir en 2011, ou avant si vous voulez. Mais ne tentez pas d’y rester.

Cette réalité que vous niez et que vous ne voulez regarder qu'au prisme de votre grande ambition de mourir au pouvoir, au prisme des renseignements erronés que vous recevez de vos collaborateurs, cette réalité est plus grave et plus explosive que ce que vous en avez vu il y a quelques semaines. Ne vous y trompez pas.

Prenez donc cette lettre ouverte comme l’appel d’un peuple à son dirigeant pour lui dire :

« Nous ne voulons pas t’affronter par la force. Ne nous y pousse pas. Parce que tu vas perdre même si le sang doit couler ».

Sans douter que nous sommes en phase avec la Diaspora progressiste camerounaise,

Sans douter que nous sommes en phase avec tous les Camerounais progressistes ou démocrates, de toutes les organisations de la société civile camerounaise et des partis politiques camerounais y compris le vôtre (où tout le monde ne souhaite pas cette révision constitutionnelle),

Et par amour pour notre pays, pour la paix dans notre pays, pour le progrès dans notre pays,

Nous vous disons donc encore, M. le président :

Renoncez à votre révision constitutionnelle tant qu’il est encore temps !

Ne nous poussez pas sans cesse à bout, vous serez surpris de notre détermination ;

Ne vous croyez pas invincible, vous pourrez être cruellement désillusionné.

En un mot,

Ne vous trompez pas d’avenir.

 

Pour le CODE ,

- CNR/MUN (Conseil National de la Résistance – Mouvement Um Nyobiste) M. G. TENE SOP

- UPC (Union des Populations du Cameroun) :             Dr Moïse ESSOH, (secrétaire exécutif du CODE)

- CFM (Cercle Félix Moumié) :  Dr Patrice NDJOUMI

- CFD (Campaign For Democracy)  :  Luc Magloire ZINTCHEM

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04 avril 2008

LE CODE Appelle à un Grand Rassemblement à Hambourg pour célébrer les centaines de Victimes de février au Cameroun

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Grande veillée Culturelle et Politique à Hambourg 

        le Samedi 12 avril de 18 h à 24h

En Hommage aux centaines de victimes de la répression sauvage du Régime despotique de Paul Biya contre les populations civiles au Cameroun!

  La répression sanglante qui a accompagné le soulèvement populaire de février 2008, contre la « vie chère » et contre la monarchisation du pouvoir politique en cours au Cameroun, n’a pas encore livré son bilan. Le nombre définitif des victimes de cette tragédie reste très difficile à établir car les organisations des droits de l’homme sont l’objet de menaces permanentes, d’intimidations récurrentes et de restrictions diverses par le gouvernement liberticide du Cameroun.

 Mais on sait à ce jour, qu’une quarantaine de personnes selon les autorités gouvernementales et plus d’une centaine, selon les organisations indépendantes de défense des Droits Humains, sont tombées sous les balles des forces de l’ordre et de l’armée camerounaises, au cours des manifestations populaires de février 2008, contre « la vie chère » et contre la révision de l’article 6.2 de la constitution.

  Au nombre de ces victimes, TIWA Jacques, ancien leader étudiant persécuté, tout juste revenu d’exil et fusillé, en pleine rue à Douala, le 28 février par une patrouille de l’armée. Toujours au cours de cette répression barbare, environ 2000 citoyens, dont l’artiste «Joe La Conscience » ont été arrêtés et demeurent en détention. Plusieurs centaines de ces détenus ont déjà été, injustement, condamnés, et de façon expéditive, à de lourdes peines d’emprisonnement !

   C’est pour saluer l’héroïsme et le martyr de toutes ces personnes injustement tuées par Mr Biya et reconnaître la générosité et courage de toutes ces victimes innocentes au Cameroun, que:

    le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la diaspora Camerounaise (CODE),

 
Invite tous les Camerounais(e)s, tous les africains et toutes les personnes éprises de Liberté et de Justice,

  A

Une Grande Soirée Culturelle et Politique d’Hommages et de Glorification des Martyrs de Février

 

Date:  Samedi 12 avril 2008, de 18 H00’ à 24h05’ H

Lieu:  Wirchernskirche

 Adresse:  Wirchernsweg 16 (10 mn de Hauptbahnhof)
(U3 Bahn Rauhes Haus ; entrer par l’avant du train et sortez par la Hammer Landstrasse)

 
Pour le CODE,

Tene Sop

 

Collaboration: Kamerun Komite e V; Conseil National pour la Resistance (CNR); Akonda e.V; Black Students Organisation(BSO), African Refugees Association (ARA),

 

Contacts et Information: Tene Sop (01634637140); WAD (016095359659);Diffo (017625784934);  Djouken (017621536400); Email : Comitedesuivicode@yahoo.fr


Programme de la Veillée culturelle et politique (Provisoire)

Ø 18 h : Mise en place des invités et des représentants associatifs et  personnalités politiques

 
Ø 
18h30-19h30’: Exposition sur le titre « Un despote sanguinaire sentant sa chute prochaine, se mit à massacrer tous azimuts…»

Au menu :

- Exposition des photos de la répression estudiantine de 1991 à Yaoundé
- Exposition des Photos des massacres opérés par le commandement opérationnel pendant les « villes mortes » en 1991;
- Exposition des tueries de 2005 et 2006 sur le campus de l’université de Buéa;
- Massacres de février 2008;
- Etc.

  Ø 19h 45 - 20h 10: Intermède musical, chorale et chants patriotiques.

  - Mot de bienvenue et sens de la veillée politique

- Réflexions sur le sens du martyr dans l’engagement politique

- Témoignage des proches des victimes

- «la fatalité du bain de sang et l’Aujoulatisme criminel» dans la politique camerounaise

- Allocutions des invités

- Solidarité des organisations de Côte d’ivoire, Togolaise, Soudanaise, etc…

- Messages des organisations de défense des droits Humains et de la Classe politique allemande

- Poésie sur l’engagement politique : « le Héros et le Zéro »!

- Chants patriotiques, intermède musical, etc.…

- Pièces de théâtre :

o « l’innocent condamné »

o «le double martyr Joe la Conscience»,


Ø 24h 05’: FIN

 NB: Des spécialités culinaires africaines et des rafraîchissants seront mis à la disposition des participants contre un don au profit des Organisations humanitaires.

Ps: Tenue de deuil recommandée.

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01 avril 2008

Les Camerounais du Nord de l’Allemagne assiègent le consulat de France à Hambourg pour dénoncer Sarkozy et la Francafrique

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« Les Camerounais du Nord de l’Allemagne assiègent le consulat de France à Hambourg »


Lu sur: http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=9761&pid=5

« Paul Biya criminel, Sarkozy complice », « Paul Biya dictateur, la France complice », « Sarkozy menteur, Rupture ou es tu ? », « Francafrique, on veut pas », « Tchad, Côte d’Ivoire, la France est-elle Maudite ? », etc. ; ce sont là quelques slogans que scandaient vigoureusement, les activistes africains et Allemands rassemblés ce vendredi 28 mars, devant le consulat de France à Hambourg, la grande ville portuaire du Nord de la «Bundesland». l’Objectif de cette manifestation, selon Tene Sop, le porte parole des protestataires rassemblés sous la bannière du CODE, était de « protester contre la complicité des autorités françaises dans les massacres de la fin février au Cameroun et d’appeler le président Sarkozy à mettre immédiatement fin, comme promis, à la Francafrique avilissante, criminelle, pilleuse et antidémocratique »;


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Sur une pancarte: "La France est complice"!


C’est à 14h que les manifestants de plusieurs nationalités, (des camerounais, ivoiriens, allemands, sénégalais, nigériens, soudanais, gabonais et nigérians), ont commencé à se rassembler par petits groupes, munis de pancartes, banderoles et mégaphones à la Gare de Dammtor, à deux pas de l’université de Hambourg. A cet endroit très fréquenté, l’attention des passants est très vite attirée par une très grande pancarte sur laquelle sont collées, sur les deux faces, des images extrêmement dégoûtantes de personnes tuées au cours des violences de février au Cameroun.

 

Sur les deux faces de cette pancarte, les passants peuvent lire « Es sind keine Tiere, aber Menschen ! » (Littéralement :ce sont pas des animaux, mais des Hommes !) et « Es ist mit der Komplizitaet Frankreichs passiert ! (ça s’est passé avec la complicité de la France !). Une allemande d’un certain âge, courbée sur sa canne, et qui passait par là, s’approche à pas lent d’un groupe manifestants, pour leur demander en allemand « ces images sont-elles de vraies ou est-ce juste un montage que vous avez fait»?. Un manifestant répond calmement « bien sûr que ces images sont vraies madame ; ça s’est passé chez nous il y a quelques semaines . Ce sont les Français qui ont mis ce régime en place et lui ont donné des armes pour tuer les populations ! ». Et la vielle dame de s’ écrier «comment peut-on tuer de façon aussi macabre des Hommes dans notre monde, d’aujourd’hui ?» avant de prendre congé, apparemment perturbée, de ses hôtes d’un moment.

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"Non à la Francafrique", scandaient les manifestants


A 14 heures et demi, un peu plus de cinquante manifestants avaient déjà répondu present au regroupement. La marche de protestation sur le consulat de France à Hambourg pouvait alors commencer, encadrées par deux voitures de la police allemande. A la tête du cortège, des dames tenaient une large banderole sur laquelle on pouvait « Stop supporting the criminal Dictatorship in Cameroon !», tandis que les autres marcheurs portaient diverses pancartes avec soit des photos des victimes de la répression de février, soit des messages dénonçant la complicité de la France dans les tueries ou appelant à la fin de la Francafrique.

 

C'est au son de «Paul Biya Criminel, Sarkozy complice!» et tonnant très fort dans un mégaphone de longue portée,  que le cortège s’agrandissant, va s’ébranler à travers la Rothenbaumchaussée pour rejoindre la Heimuder Strasse 55 où est logé le Consulat de France. Une fois sur le site, les protestataires dont les rangs ont grossi au cours de la marche, donnent de plus en plus de la voix pour mieux se faire entendre, au delà du périmètre consulaire. Les manifestants sont pratiquement en transe. Ils scandent de plus en plus fort des slogans d’hostilité a la France que les policiers, commis pour l’encadrement, se croient obligés d’intervenir pour faire baisser la tonalité du mégaphone, pour dit-elle, « ne pas troubler les habitants et les travailleurs qui occupent la rue». Peine perdue, les manifestants tonnent encore plus fort leurs slogans et leurs chants dits patriotiques, pour bien ameuter les passants et le voisinage, qui accourent par dizaines pour regarder, -apparemment incrédules - les photos macabres de personnes tuées et collées de facon ostentatoire sur les pancartes.


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Une  vue du Consulat de France à Hambourg

 

Le meeting devant le consulat commence à 15 h 10 par l’hymne national camerounais, puis une minute de silence pour les « martyrs de la liberté et de la démocratie ». Va ensuite suivre une demie heure de slogans et de chants hostiles à Paul Biya, Sarkozy et la France. La phase des allocutions sera ouverte par Mr Tene Sop, le Secrétaire Général du Conseil National pour la Résistance (CNR) et du CODE, qui donnera lecture de la «Déclaration de Hambourg» dans laquelle sont contenues les revendications des protestataires. Dans cette déclaration, les manifestants exhortent la France à « cesser tout soutien politique et militaire au régime liberticide et criminel de Paul Biya », appellent le président Sarkozy à « agir dans l’urgence pour demander à son suppôt Paul Biya, au pouvoir au Cameroun, de renoncer définitivement à son projet funeste de tripatouillage constitutionnel au Cameroun » . Les Manifestants ont ensuite demandé au gouvernement Français, « d’assumer pleinement le passé colonial de la France au Cameroun, en cette année du cinquantenaire de l’assassinat de Um Nyobè, en encourageant la mise sur pied d’une Commission Indépendante pour enquêter sur les massacres de l’armée coloniale française au Cameroun entre 1955 et 1970 ».


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"Sarkozy: où est la rupture"?


A la suite de M. Tene Sop, c’est M. André-Désiré Wehiong, le président de ABK e.V, une organisation culturelle camerounaise, qui va prendre la parole pour appeler Sarkozy à « rompre avec la Françafrique comme il avait annoncé au lieu de continuer a soutenir des tyrans sanguinaires comme au Paul Biya, Idriss Déby Itno, Sassou Nguessou, et O. Bongo Gabon !». Le docteur Benjamin Leumni, membre du Bureau politique de l’UPC, s’est à son tour adressé aux manifestants pour « encourager les jeunes à militer et à s’engager politiquement pour défendre les causes justes ». Il s’est dit heureux de constater que la grande majorité de des protestataires de ce jour, soient des jeunes de moins de 30 ans. Mr Leumni a terminé son allocution en appelant à la mise sur pied d’une commission d’Enquête pour faire le bilan de la répression de février au Cameroun.