Rechercher sur AfrikBlog

Bienvenue sur le Blog du CODE - Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise

L'espace d'informations et d'échange sur les activités du CODE en faveur du changement, de la Démocratie et de l'état de droit au Cameroun et en Afrique.

09 février 2010

Togo - Election présidentielle du 28 février 2010: Une nouvelle mascarade en perspective!

Communiqué, le 9 février 2010.

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les organisations signataires appellent l’Union
européenne et la France à ne pas cautionner une élection qui ne serait pas démocratique et
transparente et à prendre des mesures afin de prévenir toute dérive violente du régime en cas de
contestations.
Depuis la mort, en 2005, du général Eyadéma resté 42 ans au pouvoir, les Togolais sont appelés aux urnes pour la deuxième fois. La précédente élection, en avril 2005, avait intronisé Faure Gnassingbé (fils du précédent), à l’issue d’un coup d’Etat électoral et d’une répression féroce, faisant selon l’ONU entre 400 et 500 morts et environ 40 000 réfugiés.
La signature, en août 2006, sous la pression de la communauté internationale, d’un Accord politique
global (APG) avec les principales formations politiques, avait permis la reprise de la coopération de
l’Union européenne, suspendue depuis 1992 pour “ déficit démocratique ”. Jusqu’ici, aucune des réformes préconisées par l’APG n’a vu le jour. En outre quasiment aucune mesure n’a été prise par le régime pour poursuivre les auteurs des crimes commis en 2005, à part la création en février 2009 d’une Commission vérité, justice et réconciliation qui pour le moment n’a pu travailler ni mener à bien sa mission.

C’est ce même régime qui organise aujourd’hui l’élection présidentielle. Or celui-ci met tout en oeuvre afin que Faure Gnassingbé se maintienne au pouvoir. En effet, les conditions d’organisation du scrutin n’offrent manifestement pas toutes les garanties d’une élection démocratique et transparents avec :
- une Commission électorale (CENI) et une Cour constitutionnelle acquises au régime qui, pour
des motifs fallacieux et sur ordre du régime, a écarté un des principaux concurrents à la
magistrature suprême ;
- un scrutin uninominal majoritaire à un tour, à l'avantage de Faure Gnassingbé qui peut ainsi être
élu sans bénéficier de la majorité des suffrages exprimés1 ;
- une révision des listes électorales bâclée et un fichier électoral fortement contesté ;
- des achats de voix observés.
A cela s’ajoute une dérive autoritaire et sécuritaire du régime à l’approche du scrutin avec :
- une recrudescence des intimidations afin de créer un climat de peur au sein de la population ;
- la nomination du major Kouloum Bilizim à la tête de la milice des Groupes de réflexion et
d’appui au parti RPT (GRAP) alors qu’il est cité dans plusieurs rapports comme instigateur et
présumé auteur de nombreux actes de violences en 20052 ;
- la nomination du Lieutenant-colonel de gendarmerie Yark Damehane à la tête de la Force
Sécurité Election présidentielle 2010 (FOSEP) alors que, selon un témoignage, cet officier “ a
dirigé les séances de torture au cours des interrogatoires [pendant la répression de 2005]3.
L’UE, principal financeur de l’élection dans le cadre d’un “ Projet d’Appui aux Processus Electoraux ”
(PAPE), porte une grande responsabilité dans l’organisation et la supervision de celle-ci mais aussi dans les risques de dérive sécuritaire. En effet c’est également elle qui finance le volet « sécurisation de l’élection », mis en oeuvre par l’Agence Française de Développement (AFD). En formant et en organisant l’équipement de la FOSEP, la France, indéfectible soutien politique et policier de la dictature Eyadéma depuis plus de 40 ans, conforte quant à elle une position pour le moins trouble.

 Les organisations signataires appellent donc l’UE :

- à prendre les mesures nécessaires auprès des autorités togolaises afin de garantir une élection
libre, démocratique et transparente, et en cas contraire de suspendre sa coopération ;
- à renforcer les moyens du contingent des 130 observateurs afin d’assurer une observation crédible des 6 000 bureaux de vote ;
- à exiger la révocation du major Kouloum Bilizim et du Lieutenant-colonel Yark Damehane.

En outre, les organisations signataires exigent des autorités françaises:

- qu’elles s’impliquent véritablement dans l’organisation d’une présidentielle démocratique et transparente, et non pas seulement dans sa supervision et sa “ sécurisation ” ;

- qu’elles suspendent toute coopération, bilatérale et multilatérale dans le cadre du PAPE, avecles organes de police et de gendarmerie (notamment la FOSEP) dès lors qu’ils seraient manifestement impliqués dans des violations des droits de l’Homme ;

- qu’elles dénoncent et condamnent toute dérive violente du régime, si tel était le cas.
L’élection présidentielle togolaise constitue une occasion pour les autorités françaises de rompre avec une politique de validation d’élections frauduleuses ou de prise de pouvoir anti-démocratique comme elles l’ont fait durant l’année 2009 avec le coup d’Etat à Madagascar, l’élection d’un putschiste en Mauritanie, l’élection présidentielle truquée au Congo Brazzaville, le coup d’Etat électoral au Gabon ou encore le coup d’Etat constitutionnel au Niger.

Cette année 2010, durant laquelle les autorités françaises entendent achever la rénovation des relations entre la France et l’Afrique, ne peut s’ouvrir sur une nouvelle validation d’un coup d’Etat électoral au Togo.

1 Bien qu’accepté par les forces politiques d’opposition, ce mode de scrutin est contraire aux dispositions de l’accord politique global du 20 août 2006.
2 Rapports de l’ONU, de la FIDH, de la Ligue togolais des droits de l’Homme (LTDH).
3 Rapport de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) présenté au Comité contre la torture des Nations
unies en mai 2005.

Contact presse:
Survie: Stéphanie Dubois de Prisque. Tél : 01 44 61 03 25. stephanieduboisdeprisque@survie.org

Signataires:
Cédétim, Mouvement de la paix, Peuples solidaires, Survie, le Collectif de solidarité avec les luttes
sociales et politiques en Afrique (Assez de coup d'Etat, Afrique en luttes (NPA), Cédétim, Fédération
des Congolais de la Diaspora (FCD), Les Verts, Survie, Union des Populations du Cameroun (UPC)).

 

23 janvier 2010

Crise sociale à Orange-Cameroun, filiale du groupe France Télécom

LE CODE exige la réintégration du personnel d'Orange-Cameroun licencié ou sanctionné suite à la grève de décembre 2009 (pour lire le communiqué, cliquez sur le lien).

Depuis plusieurs mois, une crise sociale d'abord larvée, puis ouverte, ravage la société Orange-Cameroun, filiale du groupe France Télécom.

Pour éviter de signer une simple convention collective de travail, comme il en existe en Europe dans tous les corps de métiers, les dirigeants d'Orange-Cameroun ont redoublé de manoeuvres. Le Syndicat National de la Communication, la SYNACOM, n'a eu d'autre choix que de lancer un appel à la grève, très largement suivi d'ailleurs. La direction, qui nous le croyons, pensait trouver dans son personnel un troupeau de béni-oui-oui qui ne sont là que pour se faire exploiter comme travailleurs et dépenser leur argent comme consommateur, a été surprise de cette détermination des travailleurs. Au lieu de réagir comme le font les managers en Europe, elle s'est comportée comme d'habitude, c'est à dire en faisant recours à la répression. Elle a ainsi licencié au moins 5 personnes parmi lesquelles les principaux représentants syndicaux, et distribué des sanctions plus ou moins sévères aux autres employés. Cette répression a entraîné une vague de protestation, tant de la part des syndicalistes tant européens qu'africains.

Fidèle à sa détermination de lutter pour le respect de tous les droits fondamentaux dont les droits syndicaux, et déterminé à les défendre chaque fois que le régime dictatorial camerounais ou les sbires de la Françafrique s'y attaqueront, le CODE n'est pas resté en rade et soutien de toute son énergie cette lutte symbolique pour le droit syndical au Cameroun. Si nous laissons faire ces licenciements et s'ils sont maintenus, nulle part ailleurs au Cameroun, d'autres syndicats ne pourront plus faire correctement leur travail de défense des intérêts des travailleurs.

Quelques documents en rapport avec la crise sociale à Orange-Cameroun :

Le communiqué de presse de la CFDT en soutien aux syndicalistes :  Communiqu___de_presse_n63_Conflit_Orange_Cameroun_13_01_2010

Soutien du syndicat SUD : Tract_SUD_13_01_2010

Tract pour la grève :  Tract_Final02

Quelques notes d'information au personnel

Note du 14/12/2009 : 14_12_2009_note_d_information

Note du 16/12/2009 : 16_12_2009_note_d_information

Ci-après une liste non  exhaustive de quelques Camarades et leur sanction suite à la participation à la grève :

Le camarade Sylvestre TAMO délégué du personnel sort blanchi.
Le camarade Daniel OLINGA Syndiqué prend 05 jours pour participation active à la grève.
Licenciement pour le camarade Corneille KOUNGOU délégué du personnel et président de la section syndicale SYNACOM d'Orange

Avertissement pour Pascal ESSOMBA,
05 jours pour Jocelle TOUKA
08 jours pour Angeline TCHAGUEU, tous et toutes délégué du personnel

08 jours pour Alain NKE, tous et toutes délégué du personnel

Licenciement pour Jack EYANGO Délégue Syndical

Une Camarade travaillant habituellement au Marketing du nom de Vivianne EWONGO a été licenciée sans autre forme de procès.

La Camarade Désirée MPACKO en service au Call Centre qui est aussi délégué du personnel a écopé de cinq jours de mise à pied.

Le Camarade Jea ABA, chauffeur à la direction technique et délégué du personnel a écopé d'un avertissement.

Le Camarade Josué MBOH fils Ingénieur BSS et délégué du personnel a écopé d'un blâme.

Licenciement pour le camarade Corneille Jean Marie LONG délégué du personnel et membre de la commission de négociation de la convention collective

Licenciement pour le camarade Corneille Nathan EKWALLA NTONE délégué du personnel et membre de la commission de négociation de la convention collective

Posté par Le CODE à 21:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2010

Dr Njoh Elombo décortique le PIB

LE     PRODUIT     INTERIEUR    BRUT :     LA     FIN  D'UN   DICTAT  ?    LE  P.I.B.
     EN FRANCE EN REALITE INFERIEUR EN CONSISTANCE A CELUI DU NIGER (*):

   Le 3 Décembre 2009,une autre Conférence dont le titre apparaît,réunit du  monde à l'Institut

d'Administration   des  Entreprises  (IAE)   de l'Université   Jean Moulin Lyon 3.Nous sommes

cette   fois-ci  sur l' "Auditorium Malraux".Le petit     Amphithéâtre    entre deux sols  n'est pas

comble,mais une participation essentiellement composée  de Chercheurs,Enseignants,Etudiants,

responsables de petites entreprises et de curieux,est substancielle.Un Journaliste qui coordonne

les  interventions   se concentre  sur une intervenante  principale,sur  un  Chef  d'Entreprise  sur

le  podium,puis sur une autre intervenante nettement  moins sollicitée.Comme  souvent  dans un

cas comme    celui-ci,  l'élasticité    du champ de la thématique est    pratiquement  sans  limites.

Chacun des participants  ne tire la couverture sur lui ,que de façon forcément "discursive".

 

Sommaire:

-Le  Produit  Intérieur  Brut  dans  son  contexte  historique;

-Le  PIB, une  notion  loin  d'être  un  vide  de  sens;

-Le  Burkina  Faso  se  concentrera  sur  l'Ecologie  après  le  PIB.

 

1-LE  PRODUIT  INTERIEUR  BRUT  DANS  SON  CONTEXTE   HISTORIQUE :

 

  Pour l'intervenante principale,le Produit National Brut sert à mesurer le niveau de richesses

atteint par une  population  donnée .Depuis  le moyen-âge,les    populations   ont   toujours

essayé de   mesurer par des moyens  très  divers, le niveau   de  richesses    qu'elles avaient

atteint  grâce à  leur travail..    Dans  certains  cas,comparer les richesses  entre populations

conférait de la puissance aux  groupes qui se  savaient  être les plus nantis.

   Toutefois,   le PIB comme   indicateur   de  mesure  de richesses a toujours alimenté  les

polémiques.Le professeur   Christian  De Boissieu  de  l'Université de   Paris par exemple,

prend part depuis  longtemps   à   ces  polémiques.Pour    le professeur Jean-Paul Fitoussi,

autre exemple, l' "humanité  dispose  de   nombreux    indicateurs de degré de performance

économique.Mais la  plupart de ces indicateurs ont été élaborés dans les années 1950,et ne

sont donc plus du tout en phase avec le monde actuel"(1).

   Une très grande    partie de l'intervention se centre   sur   le "Rapport  Joseph Stiglitz"(2).

Celui-ci   a montré  que  que le PIB est un  " indicateur    de        croissance   dépassé."  Le

Président Nicolas    Sarkozy     s'est  spontanément invité au   débat   relatif au PIB. C'est

ainsi qu'il  précisera,qu'il y   aura "un  avant et  un   après ce "Rapport"(3).  Par  la suite,  M.

Sarkozy a  donc   fait   mettre  sur  pied une   "Commission".Après des   mois de   réflexion,

vingt-cinq membres qui y avaient été commis,naturellement sous la présidence de M.Stiglitz,

formulent une récommandation.

   Celle-ci insiste sur 12 indices à épurer qu'il  faudrait  encore  inventer, si on veut  faire du

PIB  un  indicateur   de   prospérité    réellement    fiable. La  Commission  présidée par   le

professeur Joseph Stiglitz (4) ne  supprime pas du tout  l'indicateur  traditionnel du   Produit

Intérieur  Brut .Mais elle  le  complète par douze autres indicateurs qu'il faut encore cisailler.

Ceux-ci,entre autres,tiendraient ainsi compte de la notion de "bien être" dans son intégralité,

facteurs  de    préservation      de      l'environnement    et en général,de  tous les indices sur

lesquels se baserait un véritable "développement durable".

    L'intervenante a abondé   en  détails  très  pertinents.Pour  elle avant    M.Stiglitz,d'autres

Experts  ont remis en cause  avec  succès la  grille du PIB  comme  indicateur,en  formulant

souvent avec  précision    des  facteurs    substitutifs . L'écran  d'un  ordinateur ouvert sur le

babillard   de   l'Amphithéâtre     donne   de  plus  en   plus   d'éclaircissements à l'auditoire.

Exposé  brillantissime :   Lux verum sui !...

 

2-LE PRODUIT INTERIEUR BRUT: NOTION LOIN D'ETRE UN VIDE DE SENS:

 

    La  parole  est maintenant donnée au  second intervenant,afin qu'expérimente  pleinement

la salle les dividendes du quot capita,tot  sensus.C'est un    Président-Directeur-Général qui

employerait 1300 âmes. Il parlera de l'expérience de chef  d'entreprise qu'il accumule sur le

terrain. Ni  personne, encore lui-même ne se présenterait comme un doctus    cum libro,  et

la délivrance de son  message est très loin d'être ex professo à l'instar de la précédente inter-

venante qui,en l'espace de 25-30 minutes,commente   publiquement le contenu d'au   moins

une dizaine de livres  ingurgités   par son  intarissable assoifement du   savoir,  qui  vont  de

Max  Weber  à Alexis  De  Tocqueville, grand admirateur  en  son   temps de la "démocra-

tie en Amérique".

   Quidam du Président-Directeur-Général ?  Il voyage beaucoup.Il se rend sur le  continent

asiatique  et là-bas,voit les économies comme celles de la Chine,la Corée du Sud  ou l'Inde,

monter  en  flèche.  Il en   est   plus   que  persuadé :c'est surtout l'économie de la Chine qui

grimpera le    plus     rapidement    possible     sur  la  marche de tous  les gothas .Le Nobel

d'Economie     Amartya Sen     (5)    aurait-il      parlé    du Sud-Est asiatique avec la même

exubérance ? Doutes !!!

    Le   Président-Directeur-Général    est    habitué à  côtoyer  les salariés .Il sait comment

ceux-ci sont  attachés à leur PIB.  Il    ne serait  d'ailleurs  pas  opposé  si  certains  Experts

tentent de   remettre en   cause  cet  indicateur  du   niveau  de richesses.Mais n'en demeure

pas moins vrai,que le    Produit  Intérieur  Brut  dans  sa   formulation actuelle,  n'est pas du

tout  une  notion   vide de  sens,   que  n'importe  qui     balayerait  d'un   simple revers de la

main du jour au  lendemain:alors,ça, non  et  non !  La protestation émane  d'une   voix  très

basse,ponctuée  cependant par un geste de main ferme: rires dans la salle !

     Pour   preuves,    il n'y a qu'à    voir les "pays africains".  Le Produit   Intérieur  Brut  fait

défaut. Et  les gens   en   Afrique   n'ont  pas   les   moyens    de   s'offrir  les biens et le luxe

que s'offrent   les   gens   dans    les  pays  riches.  La faiblesse du PIB est donc  incontesta-

blement  un  indicateur  de misère .  En  Afrique beaucoup   ne  peuvent  ni  se  soigner con-

venablement,  ni manger à   leur faim.   Le  Président-Directeur-Général     qui  ne  fait   que

des  constats,    abonde       naturellement     dans    d'autres sens  . Mais le  volet de son  in-

tervention   où il esquisse un     peu  la     catégorisation  des  échelles de  PIB   entre  riches

et  pauvres,   entre     ceux qui  se   gavent  chaque jour  comme des oies et  le  paysage des

vaches   squelettiques  du  sahel, nous  fascinera    naturellement     par  sa  dextérité.. Après

tout à  quoi   servirait  le  PIB comme "indice", si  on  ne  pouvait à  partir  de  lui  établir  un

classement    entre    "Grandes      Puissances   Economiques"  et   les  "petits pays africains

francophones pauvres" comme le Tchad ?  Ici,M.  Thomas  Sotinel du  Journal    Le Monde

s'étonnait une fois qu'on veuille parler de la "démocratie dans un pays où   il    n'y a ni routes

goudronnées,ni électricité".

 

3-LE  BURKINA FASO SE  SOUCIERA  DE  L'ECOLOGIE  APRES  LE   PIB :

 

     Ainsi que nous    le  disions    déjà, notre  troisième intervenante est  nettement moins

sollicitée . Mais    d'entrée   de jeu,  elle  transmettra  à  la salle une sensibilité écologique

apparemment  dévorante.  Ses    propos  rebondissent  surtout sur les dernières phrases

du précédent intervenant,  notamment    là  où s'élaborait  déjà une taximonie distributive

des Produits Intérieurs   Bruts dont   l'échelle  allait de la misère  pour les  pauvres, et  la

félicité   pour   les   riches:  bravo ! Voici à peu près comment la jeune  femme embarque

l'auditoire en gesticulant abondamment de ses deux mains:

  "Aujourd'hui    les    populations "chez nous "ont plutôt  les   préoccupations écologiques.

Nos    politiques      poursuivent      et   répriment    les    pétroliers qui polluent les océans.

L'Occident     redoute  toujours  les conséquences proches ou  lointaines des  émanations

de Tchernobyl.    Les  populations  dans les   pays riches se   soucient de plus  en plus des

conditions  écologiques    de  leur  environnement,de la qualité de l'eau et du  sable sur les

plages.Des    telles  préoccupations ne  seraient  pas  du tout celles   d'un pays   comme le

Burkina Faso par exemple." (...).            Ah, bon ?  Se demanderait-on ...

    Il  y  a     quelques     années,un   talentueux  Enseignant de l'Université de Lyon faisait

préfacer le titre de    son    livre    chez    Décitre    Quai    Saint  Antoine à Lyon .Sur les

colonnes   de    l'ouvrage,   on   ne voyait    que   des   contradictions : plus  une nation se

croyait riche,plus    ses     populations étaient en réalité incultes.(6).Plus les gens s'en réfé-

raient à la    télévision    pour  toute information, et plus certains   ne se souvenaient même 

plus ni du  nom,ni de l'orthographe de la rue où  ils  habitent  pourtant  depuis  !

      Plus il y avait  de      l'asphalte   un peu  partout,et    plus   les gens  civilisés  faisaient

maculer les  recoins et  les   jardins    publics     des  épaisses  mottes de  crottes canines

malodorantes,si    certaines      dames    sur-émancipées  et jalouses  de leurs  libertés,ne

remplaçaient   pas      carrément      l' homme   dans    leur   lit  par  un  gros bouledoque

disponible à souhait.Et   ceci    tant que  le bouledoque en tant que mâle, lui,n'exigerait ja-

mais rien comme   un   vrai    mâle humain et les viols dont il est souvent   accusé,   même

dans les milieux  conjugaux  sélects  et  l' omniprésence d'un  PIB déclinable  en plusieurs

chiffres. .Regardez comment    ces    laques   diarrhéiques  canines maculées un  peu par-

tout, révulsent   Canadiens  et  Japonais sur les rues de Paris et Lyon: tous les pays nantis

de  PIB qui     se    déclinent  en   plusieurs   chiffres ne les   destinent sans doute pas aux

mêmes fins...

   Il ne fait aucun doute dans l'esprit de notre intervenante: dans les "pays riches",les gens ont

de tout.Ils croulent sous le faix de conforts matériels:chacun  a autant de voitures qu'il désire;

les lits,postes de télévision,  appareils  ménagers de divers ordres envahissent un peu partout

les intérieurs et les balcons des  appartements .Il y a tellement de voitures en France  que les

"primes" sont versées à ceux qui en cassent. Seuls  des   systèmes où le PIB est suffisamment

consistant     rétribueraient   des    parades    publiques   telles les jupettes et les balladurettes,

constamment   d'ailleurs   réactualisées  depuis 1995 ,si elles ne l'étaient pas,mais d'une toute

autre manière depuis les années 1976 :à l'époque se déploient alors les  fameux "Plans Barre"

que Madame Arlette Laguiller,en meeting devant les "travailleurs",sait si bien disséquer.

     Dans les  armoires, toute femme possède en moyenne une centaine  d'accoutrements,  et

autant  de paires de   chaussures. Les    gens    ne marchent donc pas" nus",comme dirait M.

Georges Hourdin (7).Les  tables  sont  garnies  à  tout  moment  sur  la  Place  des  Champs

Elysées à Paris.    La    cuisine lyonnaise est réputée. Il y a    des  restaurants et les débits de

boissons dans  tous les coins de rues.Sur celles-ci,il y a  surtout tellement  de voitures, qu'on

ne   sait plus  où   entasser toutes  ces   carcasses    de fer et  les blocs d'élastomères  qui les

tapissent  ....   Cependant,    comment       peut-on     rétribuer      la      destruction  d'un vé-

ritable "bien",  ressource par définition "rare" selon     Johann Gaston Knut Wicksell  ?  Il y a

certainement un vice quelque part,quand toute émergence  vers les  sommets propères passe 

par la destruction d'un "bien".    Que   les   gens  répus ne se  soucient   plus que de la  pureté

de l'air,  de la limpidité  des eaux de plage où se retirent les vacanciers  signifierait  donc,dans

ce cas précis-ci,qu'ils  sont quelque  part, habilement  manipulés et abusés.Payer pour la des-

truction d'un "bien" signifie que celui-ci n'en est pas un ,en réalité.

     Mais  chez  les  pauvres, les préoccupations  sont    d'une autre nature.Exiger des environ-

nements préservés  de   la  pollution  du CO2   ne    saurait être une priorité pour ceux qui ne

disposent  déjà pas     d'un    Produit  Intérieur Brut   suffisant  pour se nourrir eux-mêmes,se

soigner,   habiller     toutes  ces     ribambelles  de petits kwashiorkors   et   va  nu-pieds que

Mesdames    Françoise Jolie    et Guilaine    Chenu ,de "Envoyé Spécial", vont  constamment 

nous faire découvrir sur   les  rues   poussiéreuses    d'Afrique Noire,  de Lusaka en Gambie ,

aux  montagnes de poubelles de Naïrobi au Kenya...      Les préoccupations des populations

ne   sont donc pas du tout les mêmes.Elles sont  de visu  régies  par   la coupole d'un Produit

Intérieur   Brut  omniscient .La "fin du  dictat" qu'impulse le PIB  sur les comportements. n'est

assurément  pas pour demain.

 

  3.1-UN DEBAT OCCULTE A  PARTIR  DE  SES PROPRES  FONDEMENTS:

 

     Durant son intervention devant les Experts à la Sorbonne à Paris  en   parlant du PIB,

M.  Sarkozy    ne  croit sans doute pas faire aussi bien, en mettant en garde contre la "re-

ligion    des    chiffres".Le Produit National Brut, en somme,est la richesse brute exprimée   

en    unités       monétaires     (dollars   américains notamment),qu'un Etat produit pendant

son   "année  comptable". Si on divise ce chiffre brut par le nombre d'habitants,on obtient

alors   un   autre  chiffre plus raffiné celui-là,dit "Produit Intérieur Brut"(PIB).  Nous avons 

précisé   dans    la salle  que ce PIB est  souvent dit "per capita"   dans les    couloirs de la   

"Commission  des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED (8)..

    Nous  sommes   dans   la religion  vanita   vanitatum   et omnia vanitas des chiffres,et   il

ne saurait en être autrement  .Prenons   un   pays  comme la France  .  Le" PIB  per capita"

en Juin 2009   est  de 43250 dollars americains.C'est le 4è en "Union Européenne" par son

volume chiffré   à     la  suite de celui  de l'Irlande (52390 USAD),les Pays Bas (49250 --),   

l'Autriche (47310 --), la Belgique (42800 --), l'Allemagne (38250 --), l'Italie (36820 --),la

Grande Bretagne (36250 --),l'Espagne (31250 --(9) ...

..  Et  ailleurs    en  Afrique Noire le Gabon (6052 USAD),    la Côte Eburnéenne (816 --),

le Cameroun (800 --), le Sénégal (782 --) ,le Burkina Faso cité dans l'Auditorium (345 --),

le Togo (310 --) et le  Niger (200 USAD) . .Notre   énumération  a  une   finalité purement

illustrative, pour ancrer sur le concret   les   chiffres  de comparaison  discrètement  occultés.

       Ces chiffres n'ont pas circulé dans l'Amphithéâtre,et le "power point" d'aucun ordinateur

portable ne les projette    sur le   babillard, même furtivement.  L'ostentation publique de ces

chiffres  n'était  pas du tout  sans importance,contrairement à ce que pourrait croire le lecteur.

Quelques participants auraient extériorisé  une moue   dubitative en s'apercevant qu'entre les

Pays Scandinaves,l'Allemagne et la France,c'est   bien   l'Hexagone par  la compétitivité  des

chiffres de son commerce  extérieur qui devient donc,  logiquement parlant, la meilleure réfé-

rence ! Quel Etudiant aurait compris dans la salle que la   compétitivité  que Renault tient des

"primes à la casse",génère plus d'efficience   que celle que  Mercedes et  même Wolskwagen

tiennent  de la percée d'une  technologie raffinée sur les    marchés  internationaux ?   On voit

déjà les moues dubitatives face aux chiffres de PIB ringards !  Le lecteur rira maintenant:mais

c'est la télévision française qui exhibe la proie depuis Novembre  2009. A  partir  des chiffres

comparés que nous rappelons,on montrait que c'est pratiquement la France désormais,le pays

le plus "riche" de l'Union Européenne : incroyable !

    Nous  sommes toujours  en France. En  2009 ,nous comptons   ici 63 millions  d'habitants,

où  il n'y a  que   35% d'actifs réels. Depuis les années 1975,la cohorte des "actifs" ne  côtise

plus  du tout pour celle des "inactifs",pour justifier le maintien d'un système de sécurité sociale

qui n'avait de sens que dans les années après 1944 directement ,suite  aux affres batailles des

Communistes   relayées   par  le  pieux  Henri Grouès (c'est ça,le vrai nom de l'Abbé Pierre !)

Sur la population   totale,il n'y a   pas moins  de 2,5 millions d'endettés toutes tendances con-

fondues,et  pas moins de 6 millions de "précaires" toutees tendances confondues . Autour des

agglomérations comme Paris,Lyon et Marseille seules,le manque de logement (S .D .F.  ou S.

D .O. non compris ), logement  décent ,décemment logés mais  expulsables à tout moment en

raison des formes les plus inimaginables de chantage auxquelles le secteur immobilier recouri-

rait légalement à tout moment ....touche    au      moins   quatre    millions  de têtes d'après les

Enquêtes de "Luttes  Ouvrières" à Paris (10).

    Qui   affirmerait   donc    à présent   que le chiffre  43250   USAD per capita communiqué

sur les registres du Fonds    Monétaire Internation,ne  camouffle    pas  plutôt d'abyssales dis-

parités ? Comme chiffre indicateur   du niveau  d'enrichissement atteint par tête,on ne voit rien

de rationnel.A l'Institut des Hautes Etudes Commerciales à Paris et même devant les Etudiants

de l'Ecole Nationale d'Administration, le professeur  Maurice Allais a eu à présenter ses écrits,

en fustigeant toutes les jactances ostentatoires sus-énumérées(11).Les  gros chiffres qu'on voit,

répétons-le donc,ne sont qu'un leurre ou mieux encore,un  instrument de propagande   dont se

servent les  systèmes en faillite   pour    agglomérer,    autour d'eux,des narcissismes  plus auto-

destructeurs qu'on ne voudrait bien   l'admettre.  Le   Démographe français Emmanuel Todd a

tout simplement raison.

     L'inquiétude autour des"Europe fortresses"(12) et autres "Welche sind die Europasgrenzen" 

dont font montre  certains   Experts  comme l'Avocat   hambourgeois   Manfred  Brunner (13),

s'interprèterait ainsi mieux en Janvier 2010,que ce n'était  le cas dans les années 1998: l'Europe

va  tout  simplement  devant  sa propre destruction (14).Entre la  France et   l'Allemagne    pré- 

sentées comme noyau dur  justement    de la   construction de cette  mythique,     "Union  Euro-
péenne" on ne "parle pas du tout franc"  comme  l'a  écrit M. Jean-Pierre Chévènement (15).

     Au    premier   Juillet de  chaque    année en Hexagone, les "minimas sociaux", RMI , RMA,

salaires de    femmes   isolées   et autres   facéties très  génératrices de l' "inflation rampante",se

"révalorisent"automatiquement à  partir d'un indice-comptable qu'aucun Economiste,de  Keynes

à Paul  Samuelson (16)  ne calculerait, ni  simplement n'imaginerait.Ce sont ici les perversions  et

les spécificités  seules à seules de  ce que M. Nicolas Ba-verez appelle en France,le "capitalisme

offshore".Nous l'avons rappelé dans l'Auditorium.Ne sont-ce pas là de toute évidence, autant de

gadgets qui gonflent artificiellement le chiffre du PIB per capita qu'on connaît ?C'est absolument

incontestable....

 

3.2-LA PROBLEMATIQUE DE L'OSTENTATION DU JEU DE FAUX EN CHIFFRES:

 

     Répétons les choses: tout Produit Intérieur Brut est une sommation / Σ / de la richesse natio-

nale brute / R / exprimée    en unités      monétaires / U.m/.   Mais   les saupoudrages farcissent   

indûment la  création   de la   valeur  .Ceux   qui transmettent  consciemment ce jeu de faux aux

organismes internationaux qui    eux, s'en servent pourtant à des fins de   prévisions  rationnelles,

ne    craignent     pas   du   tout la  sanction qui   découlerait de ce  qui n'est  bel et bien comme

sus-titré, que  l'ostentation consciente    du    faux   en  statistiques et  chiffres de la comptabilité

publique.Le déploiment des telles  arrogantes     espiègleries ,  impensables  de  la  part de  tout

Etat de droit serein ,caresse  sans doute  dans  le sens  du poil  le réflexe des   jactances répues.

Mais  les arrogances  et autres espiègleries ne se substitueraient  absolument    pas    à   ce   qui,

dans  nos  exemples  sus-énumérés,devrait  en  tout  état de  cause  être une croissance de com-

pétitivité soutenue par des  chiffres réels et  palpables .

 

Voici  deux  cas de lectures   interprétables .

On verra donc que les  statistiques    de "combat"  ne  transforment  pas du tout des   systèmes

en  faillite en "Grandes  Puissances Economiques".

 

Premier cas:

 

PIB  =  / Σ / R.i.t.U.m                                        (1);

(i) = Création monétaire artificielle ;

(t) = Année d'introduction de la valeur factice.

Naturellement,ce sont tous ces artifices-ci qui donnent :

 

    PIB  =  /  Σ /  R.i.t.U.m                                    (2).

 

Interprétation:

Le retour à   la création de la valeur réellement  palpable est  possible et s'écrit ainsi qu'il suit :

 

                 Σ.R.i.t.U.m

   PIB =  --------------  =  R.U.m                             (3).

                 Σ.i..t

 

Deuxième cas:

 

PIB =  / Σ / R.i.t.U.m.   Au regard des critères de Maastricht cependant :

Endettement = 60 %  , c'est-à-dire  :    -60;

Déficits        =  03%   ,c'est-à-dire   :    -03;

Inflation        = 01%   , c'est-à-dire  :    -01 au-delà de -63,meilleure    référence    commune:

donc -64;  Calculons  maintenant  la  totalité  du  pourcentage  du  faux  en écriture monétaire

publique  consciemment entérinée  par Mastricht:   (-60 ) + (-3)+ (-64) =   - 127 % .

Calculons cette fois-ci la valeur réelle du PIB français partiellement épurée du faux en écriture

monétaire publique:  (43250)(-129)/ 100 =  -55792,50.

L'objectif de   Maastricht    était    incontestablement    de   densifier la "compétitivité" par les

"critères de convergence" auxquels ne crurent pas un seul instant le tandem Thatcher-Lawson

en Grande  Bretagne :      43250 + (-55792,50) =    -11542,50.

 

Interprétation:

 

     Nous   rappelons   à ceux  qui l'oublieraient  tant  soit peu,que  tout  nombre  négatif est

inférieur à zéro, quelle   que soit  sa valeur absolue .Et  pour  ceux  qui s'obstinent toujours

à comparer  les chiffres du  PIB français à  ceux de "petits pays    africains pauvres" comme

non seulement    notre PDG de tout-à-l'heure,mais aussi M.Michel  Platini  sur  les colonnes

de l'Equipe quand le Sénégal élimine la France sur la route de la Coupe du  Monde" de foot-

ball  il  y  a  quelques   années,les choses devraient donc être  claires : le PIB   français "réel"

qui apparaît,est  donc  dans les faits plus faible que même   celui du   Niger .   N'étaient  les

ignorances  répues et  infatuées qu'on connaît,,personne de sensé  n'aurait  même  essayé de

comparer le PIB français à celui du Burkina -Faso.

    En   2009 ce pays-ci   ne  manipule  librement   aucun "agrégat"  économique comme  la

France .Ouagadougou, capitale du Burkina  Faso (ancienne Haute Volta) croupit   encore

sous les tutelles  bicéphales  et  multi-opérantes comme,dans la sous-région, d'autres  pays

francophones    membres   jusqu'à  ce jour, de   la  "Zone Franc" CFA .Le   Burkina-Faso

est un grand producteur de l'or   mais en 2010  encore,  c'est un   simple jeu  de  chiffres et

d'écritures de la Banque   de France via le trésor Quai de Bercy,qui en fixe le prix  de l'once.

   Que peut devenir un producteur de bois,si c'est à l'acheteur qu'il appartient d'ajuster, à sa

guise, le  levier  de  l'unité de compte des transactions ? Une telle unité ne s'ancre même pas

sur le corps social du   producteur  du bois.   Et   de là  à  penser que  cet appauvri de visu

agrège quand même ce que Karl Max  appelle l' "accumulation" ! Nous    avons  dit dans la 

salle que le  GCPMA/CADOFORA détestait  ce  mépris infatué et  complètement déplacé,

dans lequel   la   plupart des gens en France,en raison des ignorances répues omniprésentes,

tenaient les partenaires de Paris en Afrique Noire Francophone.

 

1°-La    taximonie   du  PIB  ne    catégorise   économiquement   les pays que  de   manière

artificielle et donc,  forcément  arbitraire;

2°-De tout  calcul   du PIB,il faudrait à  l'avenir exclure  mille  et une subtilités de la création

monétaire    ex-nihile  .Les  pays prétendûment  riches abusent  dans ce  domaine-ci. Ils ont

toujours   abusé là-dessus,  et    la France en     particulier,  depuis l'époque des "Assignats".

Regardez un peu à l'intérieur  de la maison "Zone Franc CFA" ,le    fonctionnement    de   la 

mystique  règle  de  2/98 que   décortiqueraient    mieux que   n'importe qui,des    valeureux

Experts  français  comme M. Paul Fabra.

 

3°-On peut d'ores et  déjà  espérer qu'il n'y a rien de profond  à attendre de la réformulation

des constitutifs    de    l'indicateur du Produit  Intérieur   Brut.. Nous ne  voyons  aucun "pays

riche" qui se    désaisirait, ou simplement  accepterait    une   quelconque mise sous  tutelle du 

recours   aux  immenses    prérogatives  que  confère   à un Etat    indépendant ,  les indicibles

subtilités de la libre création  monétaire . Sinon quel Etat  donc ? Aucun  ! Feu Jacques Rueff

ne s'est donc jamais trompé: "Le destin de l'homme se joue sur la monnaie."

 

 

(*) NJOH  ELOMBO,

Enseignant Vacataire à l'Université  Lyon-3,

Expert    Consultant    International des Marchés,

Maxwell  &  Stamp/PLC   Abbot's  Court (Fl).

------------------------------------------------------------------

NOTES ET COMMENTAIRES :

 

(1)-Fitoussi,Jean-Paul:   sur   les colonnes du  " Financial   Times",    10   Mars 1998.

(2)-Qu'en est-il du "Rapport Stiglitz" ? Voir:

Schaeffer,Fréderic:"Indice de développement:M.Sarkozy place le "Rapport Stiglitz" au

coeur de la crise économique que traverse la France",in:Les Echos,15 Mars 2009,page

1 et 19.

-Commentaires: Non.La charge de M.Stiglitz,Enseignant à Columbia aux Etats-Unis,est

moins sulfureuse que celle de M.Amartya Sen,Nobel d'Economie en   1998.  Dans "Po-

verty And Famines:An Essay On Entitlement And Deprivation",Harvard University Press,

1981,M.Amartya Sen apparaît ici comme  l'un des tout  premiers Experts à  remettre en

cause l'indice du PIB,et veut remplacer cela par l'Indice de  Développement Humain. Or

le nom  du savant   indien n'a   même pas une seule fois été   prononcé dans l'Auditorium,

quand on sait que  même "Transparency International"  aujourd'hui  ne  se passe  plus du

tout du couperet  de l'I D H.

(3)-Président Sarkozy:" Mettons désormais fin à la religion des chiffres",Université de Pa-

ris (Sorbonne),Grand Amphithéâtre,14   Septembre 2009. Et   d'ajouter:  "La  France se

battra.Toutes les  organisations  internationales devraient modifier  leurs   systèmes  statis-

tiques pour intégrer les récommandations du "Rapport Stiglitz".

  Les choses tombent alors  très mal,car c'est  la période où   le  truculent   Président bré-

silien visite l'Europe.Pour lui,la pratique du double langage est le comportement qui sierait

le mieux  aux  dirigeants  de  pays occidentaux . Ecoutons:

Da Silva,Lula:"Die sog. Europasreichländer  reden  oftmals  viel,und tunen wenig",in "Die

Zeit,19.11.2009,pages 2 et 3.

(4)-Le professeur Joseph Stiglitz a été déclaré Nobel d'Economie en 2001. Les  pairs  le

classent souvent comme "néo-keynésien",et ont sans doute raison. Les travaux de  M.Sti-

glitz se concentrent sur les "comportements  individuels" des agents   économiques.  D'un

"mandant" à un" mandataire" donné,la jouissance de  l'information est   forcément "asymé-

trique".La contribution de M.Stiglitz rationnalise également la "Théorie des Salaires". Dès

1993,il entre à la Maison  Blanche  comme  Economiste  en  Chef  du  Président William

Jefferson Bill Clinton.Jusqu'aujourd'hui,M.Stiglitz  est   resté  au  centre d'une  polémique

appelée  le  "Consensus de Washington".

(5)-Amartya Sen, op.,cit. Il confie ce qui suit sur  les colonnes du "Financial Times" à l'é-

poque:"Les pauvres du monde  entier ne sont pas du tout pauvres.Mais ils ne le sont que

parce qu'ils n'ont pas de  porte-parole.Notre qualité de vie ne se mesure  pas  par  notre

richesse (allusion au PIB non ? ndl),mais par les libertés dont nous jouissons."

(6)-Cecconi,Osiris:"Croissance Economique et  Sous-Développement  Culturel",  PUF,

Paris,1982.

(7)-Hourdin,  Georges: "La  civilisation   des loisirs", Librairie   Amazone,   Paris,  2006.

(8)-CNUCED:"Rethinking  The Role Of  International   Investment", Rapport   des  Na-

tions Unies  depuis les années 2002: ici les Experts  avisés  précisent  clairement que cer-

tains investissements que les "riches"vont opérer tambours battants  dans   certains pays,

et notamment  ceux d'Afrique Noire,ne méritent pas du tout cette appellation.

(9)-Les   chiffres  sont    disponibles    sur l'Annuaire  du  Fonds Monétaire International

consultable au 2è étage de la Bibliothèque de Lyon-2 Rue Chevreul.

(10)-Au besoin,voir:

Laguiller,Arlette:"Ce  que  nous proposons aux  travailleurs français si nous arrivons aux

affaires" ,Brochures  éditées   pendant la campagne de l'élection  présidentielle française,

cuvée 1995. Rue  Bossuet à Lyon,"Luttes Ouvrières" fait salle comble .  Les  brochures

sont exactement  les mêmes que celles distribuées à Paris au Palais de la Mutualité.

(11)-Chez  le professeur    Allais   Maurice Félix  Charles,unique Nobel d'Economie en

France  depuis   1988,pratiquement tout est  à prendre. Le GCPMA/CADOFORA   a

nommément  écrit au Figaro,de ne   parler "Economie" sur   ses   colonnes que si ce que

le Journal   veut    raconter à  ses  " lecteurs  répus"  serait  en phase   avec ce que dirait

M.Allais.  L'homme s'est prononcé sur pratiquement tous les  thèmes,y   compris   sur la 

Zone Franc    CFA,nous citons,"incompréhensible et  absolument   scandaleux   système

monétaire     que la France impose aux   jeunes pays  africains  pour les  empêcher  avec 

un cynisme     indescriptible, de se développer".Le professeur  Maurice Allais vous  fera   

rire à mort.Ses critiques  sont ciblées ,tranchantes avec des mots  pertinents quand il fus-

tige le   comportement des  Députés  au Palais Bourbon,   nous   citons encore une   fois,

"souvent  d'une  ignorance affligeante."  Il   paraît que   feu   Mitterrand  ou même Chirac

ont chacun eu à avoir horreur de M.Allais. Ne ratons pas les titres ci-dessous:

Allais,Maurice: Nouveaux   combats pour  l'Europe (1995-2002),Clément Jugular,Paris,

2002;

__________:Le Tiers-Monde au carrefour,Paris, 1961;

__________ :L'Impôt sur le  capital et la  réforme monétaire,Montchrétien,Paris,1976;

__________:Erreurs et impasses  de la construction européenne,Clément Jugular,2004.

__________:L'abandon de l'utilisation du Franc Français en France : faute politique ma-

jeure,Conférence, Institut   des Hautes   Etudes     Commerciales   (HEC),   Paris,2002.

Nous commenterons ces   écrits-ci  opportunément .Ils sont plus   pertinents que jamais.

(12)-Monetary Union:" Are   France  And   Other European Leaders Building Any For-

tress In  Europe" ?   Financial Times,27 Août 1998,page 9.

(13)-Brunner,Manfred:"Welche  sind die Europasgrenzen"?  Welt-Interview, Hamburg,

9 Août 1998,page 5.

(14)-La question de l'Avocat allemend est  claire:imagine-t-on   la création d'une "Union

Européenne" dont les frontières s'étendraient infiniment ? Si c'est le cas,elle   aura   donc

ses méthodes et propres règles pour,face aux autres,se constituer en  "forteresse". Mais

une "forteresse" contre les autres,ou alors une "forteresse" auto-destructrice ? Le lecteur

a un début de réponse.Prenons le cas des pays  démembrés du bloc  soviétique  et   qui

tous,se précipitent donc   dans  la "forteresse". En 2009 rien ne protège ni la  Lituanie,les

Pays  Baltes  ni  même  la Lettonie.Depuis  2005, le   PIB    de   chacun  de ces pays-ci

a mécaniquement diminué jusqu'à 25,30%,avec une montée   vertigineuse   ici et là de la

spéculation immobilière. La  capitale  Riga est devenue une maison close à ciel ouvert,où

les Irlandais et autres   Touristes vont    rencontrer les "blondes" disponibles  à 100%   le

jour  comme   la    nuit   dans   les  cabarets,hôtels sordides,saunas et salons de massages ...

Sur les colonnes de  Penthouse,certains   pervers  Allemands racontent   comment,à Riga,

des pulpeuses blondes ,en échange de   quelques pièces, lèchent  leurs   bites   à souhait !

La "forteresse" est donc plutôt auto-destructrice.

(15)-Chevènement,Jean-Pierre: "France/Allemagne:parlons franc",Editions Plon, Paris,

1996.

(16)-Le  parcours de M.Stiglitz  ressemble un  peu à celui  de M. Paul  Samuelson  (15

Mai   1915-13.12.2009),   Nobel    d'Economie en 1970.Ce  sont tous les deux,comme 

on dit,  des  "néo-keynésiens".   Feu Paul  Samuelson, ancien Conseiller du  candidat  dé-

mocrate américain John Kerry, a écrit deux ouvrages principaux:

-"Foundation    Of     Economics   Analysis" ,   publié    pour  la   première fois en 1947 ;

-"Introductory     Analysis     in    Economics",   publié   pour  la  première  fois en 1948.

A plusieurs   reprises,la "MIT Press "remet  le  contenu de ces deux  livres-ci sur l'actua-

lité,ce qui   alimente chaque  fois des débats nourris tant à  la Massachusetts Institute Of

Technology   qu'a Indiana, ou  même à  Harvard.Pour  un   Keynésien  classique comme

Alvin Hansen, Conseiller  du  Président Truman  dont Paul  Samuelson fut l'un  des   Etu-

diants assidus,il    y  a  une  inévitable  corrélation entre "expansion  du crédit", champ de

l'investissement  et  niveau  de "disponibilité  des  ressources" ( nous mettrions volontiers

à  la  place  des Kenéysiens, " disponibilité  des  synergies"). Paul   Samuelson  bouscule

un   peu   le  champ de  corrélation qui apparaît.Il  pense qu'à  chaque cycle de l' "expan-

sion du crédit",devrait   correspondre  un autre   cycle  équivalent  de "croissance écono-

mique"permettant   de   rembourser l'endettement engagé.L'auteur n'imaginerait donc tout

simplement pas un    processus   qui,pendant plus de 35  comme depuis les "Plans Barre",

recourt  systématiquement  à  une  relance par la  création  monétaire ex-nihile qui ne  gé-

nère jamais de cycle   de" croissance":   ceci ne veut-il pas dire   qu'il y a perte de repaire

de tous les léviers de l' "Analyse Conjoncturelle" ?

 

------------------------------

AMPLIATION :

-Université Jean Moulin,Lyon-3;

-Institut d'Administration des Entreprises Rue Rollet;

-M.Hughes Fulchiron,Président de l'Université Jean Moulin Lyon-3;

-GCPMA/CADOFORA ;

-CODE ;

-Archives ;

-Divers.

 

Achevé d'imprimer le 7 Janvier 2010,Bibliothèque Dénis Didérot,Gerland,Lyon.

Posté par Le CODE à 13:32 - Libres Propos-Reflexions et analyses - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 décembre 2009

Le bulletin de vote unique : pour tout savoir

Lors de l'émission "Sans détours" diffusée sur la radio sur internet Cameroon Voice, dans son édition du 20 décembre 2009, un représentant du pouvoir a semblé ne pas comprendre en quoi le bulletin unique était une bonne chose pour les électeurs camerounais. Voici donc un exemple de bulletin unique, celui qui a permis à l'ANC de Mandela d'avoir la majorité.

Le bulletin de vote unique de 1994 en Afrique du Sud : Mod_le_bulletin_vote_l_gisl_Af_Sud : 1 page pour tous les partis politiques (il y en a 19)

A la même période, en 1997, voici un exemple de bulletin par lequel le RDPC "organise" les élections : Mod_le_bulletin_vote_l_gisl_Camer  : il y a 1 page par parti. Calculez le coût pour les 25 partis plus ou moins réellement existants au Cameroun, sans compter les 150 autres qui n'existent que pendant les élections pour distribuer des prébendes aux fossoyeurs de "l'opposition".

Mandela, a également été élu par le même type de bulletin. Pourquoi Mandela ?

Pour mettre en contraste d'un côté, un grand homme d'Etat, un homme qui a sacrifié 27 ans de sa vie pour les siens, a été capable de choisir de n'effectuer qu'un seul mandat présidentiel, alors qu'il n'avait, lui, aucun problème de santé !!!

Et de l'autre côté, un petit homme d'appareil, un dictateur, qui a choisi de pourrir la vie de leur peuple depuis 27 ans, et ne veulent pas abandonner un éternel "dernier" mandat de 7 ans !!!

L'un a été élu grâce à un bulletin unique, l'autre est obligé de recourir aux bulletins multiples, pour racheter contre 5000 FCFA, les bulletins des autres candidats. Et comme il a précarisé la population, comme il a rendu le Cameroun Pays Pauvre Très Endetté, certains parmi ce peuple qui a faim, préfèrent prendre les 5000 FCFA pour manger de la viande au moins une fois encore, pusiqu'ils n'en mangent presque plus. "De toutes les façons qu'on vote contre ce dicateur ou pas, le résultat est le même. Alors autant au moins manger ses 5000 FCFA, il nous doit au moins ça" se disent-ils.

Le bulletin unique peut permettre au RDPC (qui utilise les moyens de l'Etat pour ses besoins propres) de faire de grosses économies :-) et à l'Etat d'économiser au moins 30 % du coût total des élections, car l'un des grands postes de dépenses électorales, ce sont les impressions des bulletins de vote.   

Posté par Le CODE à 12:09 - CAMPAGNE : CHANGER LE CAMEROUN A TOUT PRIX - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE CODE SE PREPARE A « CHANGER LE CAMEROUN A TOUT PRIX ! »

Dans le cadre de son action pour l’avènement d’une démocratie au Cameroun, le CODE a décidé de s’organiser et de mener une vaste campagne d’information, de mobilisation et d’action pour l’avènement d’une démocratie patriotique au Cameroun, intitulée « Changer le Cameroun à tout prix ! », qui a été lancée ce jeudi 17 décembre 2009 à Bruxelles et qui s’étendra au moins tout au long de l’année 2010.

Le détail de cette campagne sera régulièrement fourni sur ce blog et sur le futur site internet du CODE.

Un extrait de la conférence de presse donnée a cet effet sera diffusée dès le mercredi 06 janvier sur le site internet de la télévision sur internet : canal-info.net (http://www.canal-info.net) .

LES THEMES FORTS DE LA CAMPAGNE : 

1/ La question électorale :

Il s’agira de mener des actions pour :

- aider le peuple camerounais à faire des prochaines échéances électorales, contre le gré du régime dictatorial, des élections véritablement démocratiques ou, en cas d’échec de cette première voie,

- aider le peuple camerounais à résister avec succès à la mascarade électorale.

2/ Les droits humains et citoyens :

Il s’agira de mener des actions pour :

- contribuer concrètement à casser la spirale de terreur et de violations des droits fondamentaux que le régime fait subir au peuple et principalement aux acteurs de la société civile et politique, et

- rompre le désengagement des populations de la chose politique, désengagement induit par la décrédibilisation de l’opposition visible.

LES PREMIERS TEMPS FORTS DE LA CAMPAGNE :

Le premier temps fort de la campagne « Changer le Cameroun à tout prix » sera, fin février – début mars 2010 à l’occasion de la commémoration des massacres de février 2008, un grand rendez-vous international sur la question des violations des droits humains au Cameroun et de l’impunité des auteurs de ces violations dont M. Biya est le premier responsable.

Le second temps fort de cette campagne sera le lancement de l’opération : « Boomerang », par allusion à l’effet boomerang qui retourne contre l’agresseur l’arme avec laquelle il comptait agresser. Il s’agira, pour le CODE, en comptant sur le soutien de la diaspora patriotique et du peuple camerounais, de mener campagne (actions et projets) à tous les niveaux pour obliger le régime et ses outils anti-démocratiques (ELECAM-ONEL-MINATD), à :

vRemettre automatiquement la carte d’électeur au moment de l’inscription sur la liste électorale

vPublier de manière transparente le fichier électoral bien avant le jour de l’élection

vFaire voter sur un bulletin unique, ce qui diminue de plus de 30 % le coût du processus électoral

vUtiliser une encre indélébile pour marquer les votants

vPrévoir dans chaque bureau de vote, autant d’originaux de procès-verbal de dépouillement que de représentants officiels de tous les candidats, originaux à faire contresigner par tous les autres représentants.

Ces actions seront menées en complément en soutien à d'autres exigences déjà formulées par certaines organisations camerounaises, telles que l'Union des Population du Cameroun (voir les 6 conditions), le groupe des écclésiastes camerounais, le prof. Eyinga, etc.

Des projets allant dans le sens des soutiens à ces conditions seront dévoilés en temps utile.

Posté par Le CODE à 11:33 - CAMPAGNE : CHANGER LE CAMEROUN A TOUT PRIX - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un CODE en ordre de marche pour la phase décisive du changement au Cameroun

Jusqu’à la dernière Assemblée générale qui a eu lieu le 11 octobre 2009 dans la région parisienne, les statuts du CODE ne permettaient pas l’adhésion de personnalités indépendantes, mais uniquement celle des organisations (associations de la société civile, partis ou mouvements politiques, etc.).

Conscients cependant de la forte demande d’adhésion de compatriotes non encore engagés au sein d’un mouvement ou d’une association, notamment suite à la série d’actions brillamment menées en juillet 2009 contre l’autocrate d’Etoudi, le CODE a décidé de s’ouvrir aux personnalités et individualités patriotiques, tout en continuant de donner la préférence aux organisations.


Par ailleurs, lors de la même Assemblée générale, le Comité de coordination sortant a été quasiment reconduit dans ses fonctions, et a été renforcé par la création d’un poste de secrétaire aux affaires politiques, auquel a été élu le camarade Franklin NYAMSI.

Le Comité de coordination actuel du CODE :

                                                      

CCATP_Mo_se Moïse ESSOH, Secrétaire exécutif;

Délégué du CODE en Belgique

CCATP_Tene Guillaume TENE SOP, Secrétaire à la communication,

Délégué du CODE en Allemagne

CCATP_Patrice Patrice NDJOUMI, Secrétaire aux finances

CCATP_FranklinFranklin NYAMSI, Secrétaire aux affaires politiques

Les délégués du CODE :

- Délégué du CODE en France :                    René EMEH ELONG

- Délégué du CODE au Royaume Uni :          Magloire ZINTCHEM

- Délégué du CODE aux USA :                     Raymond TAGNIDOUNG

L’Assemblée générale du CODE a également insisté sur la nécessité de se démarquer du folklore politique ambiant, de campagnes de communications personnelles fondées sur très peu de contenu réel et de candidatures spontanées à une élection dont les conditions ne sont toujours pas meilleures que celles des mascarades précédentes. Consciente que la surexposition médiatique non suivie d’actes politique concrets contribue à décrédibiliser l’opposition et à éloigner le peuple camerounais et sa diaspora de la chose politique, l’Assemblée générale du CODE a donné comme directive au Comité de coordination de poser des actes concrets et d’obtenir des résultats tangibles, afin de redonner au peuple camerounais et à la diaspora camerounaise un réel espoir de changement véritable.

Posté par Le CODE à 11:21 - Actualités du CODE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une brève présentation du CODE

Le Collectif des organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise, en abrégé CODE, est officiellement né le 08 décembre 2003 à Bruxelles, à l’initiative de jeunes progressistes Camerounais et avec comme membres fondateurs des organisations progressistes camerounaises. Il répondait ainsi à la volonté des membres fondateurs de fédérer toutes les forces patriotiques de la diaspora camerounaise et de contribuer plus efficacement à la lutte du peuple camerounais pour l'instauration d'une véritable démocratie au Cameroun et pour l’amélioration de ses conditions de vie. Le CODE est une organisation de droit belge, une association sans but lucratif, enregistrée au Moniteur belge depuis le 31 mai 2007.

Depuis décembre 2003, le CODE a déployé une campagne d’information, préférentiellement dans et vers l’Union Européenne, et de mobilisation de la diaspora camerounaise dans ce combat qui est le leur. Le CODE a ainsi rencontré plusieurs fois les autorités européennes.

Le CODE a également organisé plusieurs manifestations, rencontres, séances d’information, et débats en rapport avec la situation des droits humains au Cameroun, en soutien à des personnalités ou des groupes locaux qui œuvrent pour le respect des droits de l’homme et de la démocratie.

Lors des émeutes de février 2008 au cours desquelles plus de 200 personnes ont trouvé la mort en 3 jours, le CODE a été nommément ciblé par le régime de M. Biya. En effet, sur les antennes de Radio France Internationale, un dignitaire du régime, membre du Bureau politique de l’ex-parti unique toujours au pouvoir, avait accusé nommément le CODE d’être à l’origine de ces émeutes, ce qui fut démenti par le secrétaire exécutif du CODE sur les mêmes antennes. C’est dans ce contexte que, alors même que la situation était redevenue calme, M. Jacques Tiwa, expert-comptable directeur d’un cabinet de comptabilité et membre du Conseil National de la Résistance (organisation fondatrice et membre du CODE), a été abattu à bout portant et en pleine rue, le 28 février par des hommes en tenue, alors qu’il sortait de chez lui pour effectuer une course. Aucune enquête n’a jusqu’à présent été diligentée pour éclairer les circonstances de cet assassinat.

Lors de la visite de M. Paul Biya en France en juillet 2009, alors que les services de presse respectifs n’avaient pas annoncés ces questions à l’agenda, le CODE a réussi à mettre les questions des droits de l’homme et de la démocratie à l’agenda de la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et son hôte camerounais. Le président français a ainsi appelé officiellement son hôte à faire plus « d’efforts » pour la démocratie et les droits de l’homme.

Le CODE continue de lutter pour le respect des droits humains, l’avènement d’une véritable démocratie au Cameroun et l’élévation du niveau de vie social, économique et politique des Camerounais.

Posté par Le CODE à 11:11 - Actualités du CODE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'OPPORTUNITE DE LA FINANCE ISLAMIQUE EN FRANCE (*)

Dans une perspective à proprement parler au-delà de la réalité, six Conférenciers ont présenté la thématique qu'on voit, le 20 Novembre 2009. Nous sommes alors à l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) de l'Université Jean Moulin Lyon 3, Amphithéâtre C. La salle est bondée. Mais les intervenants monopolisent la parole. Avant la fin d'un débat programmé pour deux heures d'horloge, l'Amphithéâtre se vide conséquemment de sa moitié. Nous avons rappelé aux intervenants les impératifs de la Pédagogie en "milieu adulte" d'après feu Maurice-René Simonnet, Professeur de Sciences Politiques au 15 Quai Claude Bernard, dans les années 1986. En ce temps-là il faut donc le rappeler, Lyon 3 organisait déjà en collaboration avec l'Ecole Supérieur de Commerce d'Ecully, les "Séminaires de la DECTA. " Nous étions rarement plus de dix participants dans l'Amphithéâtre , pour faire ce qui n'est actuellement à n l'IAE, que du bis repetita placent.

Voici notre sommaire :

*Approche thématique globale;

*Polémiques autour de la thématique;

*Déroute flagrante des hypothèses d'une thématique.

1-LA FINANCE ISLAMIQUE : MODELE SACRALISE TOUS AZIMUTS :

Voici un survol possible de l'ensemble de la thématique : l'Islam répand à travers l'humanité depuis des siècles, le message sacré du Prophète. Ce message mal connu, en est pourtant un de piété et d'amour(1). En toutes circonstances il veut inciter le croyant à ne nourrir vis-à-vis de son vis-à-vis(justement) que bienveillance, sollicitude et fraternité dans tous les domaines du quotidien(2). La "Finance Islamique" s'inspire ainsi de ce qui ne constituerait qu'une quasi-viatique, où le marquage du cujus regio, ejus religio, est omniprésent sur toute la ligne. Elle passe sur le corps social un type de rapport entre l'homme, la banque et la finance qui ne veut en rien ressembler au modèle vorace de la finance en cours en Occident en général, récemment d'ailleurs décrié par M. Helmut Schmidt(3). La "Finance Islamique" se veut sobre comme un Musulman pieux, et sacraliserait pratiquement certains interdits , les "islamic bonds"(4( ?). Nous n'en citerions in fine que trois à présent, pour rester en phase avec des impératifs de notre propre méthodologie.

-Exploitation de l'homme par l'homme;

-Recours au "taux d'intérêt" tout court dans les procédures de cession du capital, que le taux en question soit "usuraire" ou qu'il ne le soit pas; -Spéculation immobilière tant en amont qu'en aval , s'agissant du client de la banque islamique qui sollicite un prêt destiné à l'acquisition d'un bien immobilier. . Trois exemples d'interdictions sacralisées, pas plus : la matière interprétable court dans tous les sens, et aurait pu retenir les participants pendant plusieurs jours, voire des semaines. Le shéma que nous avons retenu rappelons-le, est expressément "discursif".

2-CONFRONTATION D'UN MODELE SACRALISE A LA THEORIE :

A la place de "Finance Islamique", il n'en est rien en réalité. Sur le plan concret, la "Finance Islamique" n'est ni plus ni moins que la "Finance" tout court, avec ses exigences de haut en bas. Mais l'espace des règles de la finance universelle ici et là, est plutôt phagocyté par des interdits du Coran, qui ressemblent dans certaines de leurs fébriles ostentations, aux "Fatwa". Les toutes premières moutures du "Code d'Ammourabi" font référence aux genres d'interdits qui apparaîssent : comment ces genres s'appliqueraient-ils sur l'espace judéo-chrétien européen selon Peinado (5) ? L'interdit islamique fait couper la main de celui qui vole ou usurpe le bien du tiers; il fait lapider en public et sans aucune pudeur, la femme adultère, etc, etc.

L'Anthropologie l'a démontré : toutes les sociétés parce qu'humaines, ne sauraient pourtant fonctionner à partir des codes résolument différents (Lévy Strauss, Algirdas Julien Greimas, François Luchaire, Kotto Essomé, Roger Bastide. ). Souvent celui qui veut couper la main du voleur n'est pas lui-même au-dessus de tout soupçon. Et sa propre femme, soeur ou mère, peut être plus adultère dans son comportement de tous les jours, que celle sur laquelle va s'abattre la sanction purificatrice d'une "Fatwa" publique. Décidons donc de couper les mains de tous les voleurs et de lapider toutes, mais alors vraiment toutes les femmes adultères !!! Combien en seraient épargnées ? Here might be the more "deepenable question" !

L'esprit d'un "Droit Public" codifié et formalisé à partir d'une interprétation très assouplie des "Dix Commandements" du Deutéronome , ne cohabite pas toujours sans de très gros heurts avec celui d'une "Jihad"qui transforme mécaniquement en "martyr", chacun de ses adeptes qui meurt ou tue à la "Bande de Gaza" au nom de sa foi. Devant les tribunaux français d'après notre petite expérience personnelle d'ailleurs, les dispositions du Code de Procédure Civile ou même celles du Code Pénal s'assoient toujours systématiquement sur celles de la "Châ'ria", en réléguant aux calendes grecques le contenu des impératifs de "Hadiths". Nous informons le lecteur ab imo pectore, et ne demanderions que très peu de son avis personnel (6).

Entre autres donc : comment fonctionnerait un système bancaire qui s'interdit dès le départ même, tout recours au "taux d'intérêt" (7)? La banque n'est pas un organisme de bienfaisance. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en France, ce sont seuls l'Abbé Pierre et les Emmaüs sur l'Orangeraie, qui distribuent tout, et n'attendent rien de personne. Qui d'autre ? Pas grand monde dans la réalité ! Ajoutons l'Association Saint Vincent De Paul. Ne nous interdisons aucune possibilité où il faudrait être concret, car ce serait un très grave tort : partout où il y a la banque et le consommateur du crédit sa face inverse de jure, nous expérimenterons toujours une messe tridentine où le banquier (car c'est de lui qu'il s'agit), et nous l'avons dit avec force dans l'Amphithéâtre, "fait honnêtement les affaires avec l'argent des autres". Max Weber, dans : "Die Protestantische Ethyk Und Den Geist Des Kapitalismus"(1905) , ne soutiendrait absolument pas du tout autre chose.

Qu'on nous préserve ici des "Morales Utilitaristes" purement relatives. Dans le monde de la Finance, même M. Paul Volker le confirmerait à qui le voudrait : le taux d'intérêt est un quotient approprié destiné à la rétribution d'une "cession". S'il cessait de s'appliquer sous le couvert de n'importe quel subterfuge, c'est l'existence de la Haute Banque elle-même qui serait directement remise en cause : comment fonctionnerait toute vie économique tout court, d'une nation donnée ? Il y a des réponses que la question posée appelle, sans qu'il y ait pour autant ce que nous appellerions volontiers le consensus omnium col canto. En tout état de cause , serons-nous peut-être comme dans les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF) où, en un seul jour, une simple décision politique prescrirait la "dévaluation" de 16 visages exogènes de monnaies, dont aucun, nous disons bien "aucun" de ces visages après examen, ne pondère sur aucun marché local au-dessus duquel pourtant, la soi-disante unité de compte va être commise pour assurer ce qu'on appelle vulgairement la "régulation" ? Attention aux inventeurs de nouvelles fantasmagories. Le Philosophe danois Sören Kierkegaard ne le refuserait pas, car le baiser de ces "nouveaux", peut être pire que celui de Juda !

Quant à la banque islamique capable d'acquérir le bien immobilier convoité par son client à titre gracieux et tout ceci, dans le seul but de combattre prioritairement toute spéculation capable se survenir, il faut reconnaître qu'ici encore une fois, nous tombons de très haut, sans aucune possibilité de se relever. Le paysage où s'achemineraient les "capitaux islamiques" est même très mal choisi car en France, la création monétaire ex-nihilo investit prioritairement le domaine hautement lucratif de la pierre : qui ne voit chaque jour, tous ces enfants de Don Quichotte que ce croisement dangereux, des Champs Elysées, Place Bellecour à Lyon à la Place du Capitole à Toulouse, laisse constamment sur le trottoir par les nuits glaciales ? Avec des budgets mensuels souvent inférieurs à 1000 Euros pour ceux que les parents soutiennent encore, combien de nos Etudiants et Etudiantes ne galèrent pas, parfois pire que les enfants de Don Quichotte, pour se loger ? Chacun le voit très bien, n'est-ce pas ? Bon ! En France , l'impensable ostentation du taux d'intérêt à court terme rentabiliserait très bien, même un investissement placé sur le requinquage des chambres de bonne. Sur la pierre, l'investissement est donc rétributeur à tous les coups. Chacun le sait.

Autres preuves ? Eh, bien. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe à Dubaï depuis le 27 Novembre 2009, c'est-à-dire sept jours seulement après le débat qui a réuni Experts , Chercheurs et Etudiants à l'IAE déjà mentionnée, Amphithéâtre C. La livraison de Timmons Heather (8) sur les colonnes du "International Herald Tribune" s'apparente à une donne ajustée pratiquement sur mesure. La maxime selon laquelle "tout développement va, quand la pierre va", n'a pas été démentie.

3-LES PRECEPTES DE LA FINANCE ISLAMIQUE INTROUVABLES A DUBAI :

La capitale aux projets immobiliers "bling bling" comme l'écrivent nos amis de L'Humanité, a annoncé le 27 Novembre 2009, l'impossibilité dans laquelle elle se trouvait désormais, de payer ses dettes avant 2012. Drôle de nouvelle, et pas seulement parce qu'elle fait trembler les principales places boursières internationales (New-York, Hong-Kong, Footie-100 à la "City"(9), Changhaï ou même Pékin, où la capitalisation boursière fait depuis 2005, des pas absolument gigantesques ! La Chine s'est effectivement "éveillée, et le monde tremble"!(Peyrefite). Le GCPMA/CADOFORA a essayé de savoir sur la situation d'insolvabilité des Emirats Arabes Unis auprès de nos Collègues de l'Université de Dubaï. L'éthique pratiquement sacralisatrice de la "Finance Islamique" devrait pourtant préserver les Emirats Arabes Unis des cas de débâcle financière comme ceux-ci.

En face ne s'exposent à l'observation et prioritairement que les pays occidentaux en général, "pays riches" soi-disant, et la France en particulier , pour excessive et voyeuriste manipulation des agrégats monétaires, faux en écriture comptable publique et voire, titillement ostentatoire des leviers de régulation de taux d'intérêt, chiffres de déficits, lissage des montants de sommes aux échéancements de dettes etc, etc. C'est le cas en Belgique par le moyen des OLOS, aux Etats-Unis par les FED FUNDS, en Allemagne par les BUNDS, en France par le moyen des OAT, BTAN et autres BTF. que M. Rénaud De La Genière voulait interdire advitam aerternam, et en Grande Bretagne bien que de façon très souple, par le moyen cette fois-ci de la "KENEYSIAN MONEY". Nous en parlerions de façon détaillée si besoin était. Mais alors : est-il besoin ? Les pays soi-disant "riches" profanent chaque jour à notre avis, les processus de la création monétaire endogène ex-nihile : contre ceux-ci, un Fonds Monétaire International réellement non inféodé sévirait pourtant prioritairement, et même très sévèrement.

A l'observation , les cas de débâcle ne se produisent qu'à Dubaï. La délinquance financière s'arme des fêlonies mot à mot, comparables à celles qu'a dû exhiber un joker américain comme Bernard Madoff si ce n'est pas directement à côté de nous en France, feu Roger-Patrice Pelat. Un témoin diurne comme M. Alain Boubil, ancien "Directeur de Cabinet"de feu Pierre Béregovoy à Bercy, renseignerait avec beaucoup de dextérité. ( Titre : Boubil Alain : Le soulèvement du sérail Amazone, distributeur, Paris, 2006 ).

Le "crédit sans larmes" est un "péché", comme dirait feu Jacques Rueff. Mais alors, diantre !. Imaginerait-on une quelconque "Théodicée" même sans des façades républicaines vulgaires, où le "péché" ne tenterait plus du tout l'être humain ? Non ! A titre personnel, nous sommes incapables d'imaginer une telle "Théocracie", parce qu'en soi, le vice du désir est propre à l'espèce humaine.

L'Etat Islandais concédait il y a peu qu'il était en "faillite". La Roumanie a suivi. L'lrlande gesticule. L'Allemagne ne connaît aucune "croissance économique" saine depuis 2001, année où des coefficients de pondérance fabriqués de toutes pièces ficellent définivement comme des rangées de corde autour des barres de saucisson séché, les soupapes du Deutschmark dans, dit-on, le panier d'une "monnaie unique européenne" : monnaie "unique fiduciaire" ? La fiction est pure ! Et à l'heure où nous parlons, le Fonds Monétaire International à Washington, bien avant Brüxelles, estime qu'Athènes verse déjà très largement dans le "péché", dont les conséquences conduisent irréversiblement le pays engagé , dans les affres de la "faillite"(10).

3. 1-LA BULLE FINANCIERE A DUBAI : MEME LES VOISINS N'ONT RIEN VU VENIR :

"Dubaï World" et sa filière immobilière, seuls, représentent un endettement sur-colossal de près de 60 milliards de dollars américains aux termes d'un échéancement de 2009 (immédiatement exigible s'il vous plaît !) : soit les 2/3 du total de la monstrueuse dette de l'Etat, proche de 150 milliards de dollars (intérêts non compris) , au 30 Juin 2009. Il y a de quoi attraper le vertige ! Aucun des Conseillers de l'Exécutif à Dubaï ne semble avoir lu ni Milton Friedman, Hayek, ni même Joseph-Aloysius Schumpeter.

Récemment à la "London School Of Economics And Political Sciences", Lady Margareth Thatcher s'en prend, avec raison d'ailleurs comme à son habitude, à tous ces charlatans budgétivores qui pour elle, entourent souvent futilement les Exécutifs. La Lady sera tumultueusement applaudie. Les Collègues apprécient son l'éthique de la "Public Choice" : ne préserve -t-elle pas définitivement l'Angleterre de la participation à cette "wide cheating zone" que, dès le départ, n'aurait pas manqué de devenir l' "Union Européenne" ? "I was right" ! Of course. A quoi ont servi les emprunts extérieurs combinés à la création monétaire endogène, où les préceptes de la "Finance Islamique" ne préservent pas non plus la totalité des pays du Golfe, Libye et Monarchie du Bahrein exceptées ? A construire un métro aérien;à multiplier des pistes hippiques et les terrains de Golfe; à élever une "Burjs", tour de 818 mètres de haut, dont l'ambition de départ était de coiffer au poteau, la majestuosité des"twin Towers"de Manhattan dont l'histoire est connue. Les emprunts ont permis de faire éclore des dunes de sable en très peu de temps, des luxueux hôtels avec suites présidentielles dans le style de Georges V à Paris, où même les lavabos et les bacs de W. C. sont en marbre ou en or.

Les "crédits sans larmes" étaient abondants. A certains endroits, ils soutiennent des travaux herculéens : ensevelissement des lacs entiers;remodelage de la forme des îles et grandioses ravalements. Ici triment 24 heures sur 24, des travailleurs pakistanais, indiens, égyptiens, turcs, algériens, sri-lankais. . . Une fois hors des chantiers, ils vivent les uns sur les autres dans des gourbivilles pouilleux de la périphérie d'une prospérité tape-à-l'iris, dont le niveau de confort, comparaison faite, est concrètement très inférieur à celui des "tchûck heat" du port de Douala au Cameroun dans les années 1984. Que celui qui veut savoir ce que c'est qu'un "tchûck heat" au Port de Douala , pose carrément la question. Il n'y a pas de place ici pour des détails écrits. Pas d'éthique sans doxique, insistait souvent le Père Joseph Combès (11). Les Conférenciers ont démontré que la "Finance" et ses substrats sont communs à tous les pays islamiques. Et pourtant les voisins islamiques qui ne voient en rien la bulle financière constituée sur Dubaï, ne préviennent même pas contre l'enlisement vers l'exploitation de l'homme par l'homme, pourtant flagrant. Il serait très difficile de démentir Karl Max : un capitalisme qui n'exploiterait pas une partie de la classe ouvrière est tout simplement inconcevable.

Sur les lacs et îlots ensevelis, on retape essentiellement un immobilier de très grand luxe. On redessine le terrain, parfois sous forme de la branche d'un palmier à huile. Ne logent dans des blocs de verre et de béton qui germent de partout qu'un beau monde détenteur comme on dit, d'un très grand "pouvoir d'achat". Il n'y aura donc pas la moindre trace des travailleurs de chantiers. D'ailleurs, certains de ceux qui triment n'ont même pas de titres de séjour et ainsi, galèrent exactement comme les Maliens Porte de Vincennes à Paris.

En 2007, les hôtes de ces pavillons de luxe où certaines surfaces atteignaient 300 mètrescarrés, ne peuvent plus régler leurs loyers mensuels. Ils fuient massivement les Emirats, en abandonnant à l'aéroport, les parkings et même sur les clairières de coins de rues, des grosses cylindrées. Les personnes disposées à récupérer ces biens abandonnés par des cols blancs en faillite, étaient très libres de le faire.

La "Finance Islamique" et son projet de lutte contre la spéculation immobilière nous semblent donc avoir du pain sur la planche en France, en dehors de tout hoc volo, sic jabeo, sit pro ratione voluntas (12). Les pratiques bancaires qu'ils n'ont pas pu canoniser sur le terrain social à Dubaï, receuilliraient sans doute tout l'écho nécessaire, notamment de la part des Associations qui luttent quotidiennent pour l'insertion des enfants de Don Quichotte : quelle pitié !. . "Les capitaux islamiques seraient-ils aveugles ?", nous sommes nous écriés dans l'Amphithéâtre. Imagineraient-ils seulement le degré de perversion des réseaux de lobbying immobiliers en France, de Paris, Lyon ou sur la Côte D'Azur, où la pierre blanchit des sommes que déballent instantanément , ceux qu'on appelle les "nouveaux riches" ? Au sujet de Dubaï, les "Enquêtes Exclusives" de M. Bernard De la Villardière nous avaient déjà beaucoup appris. A l'heure actuelle, il serait plutôt opportun de répondre à certaines questions. Tourné vers l'objet, le Philosophe allemand Emmanuel Kant, dans : "Kritik der Reinvernunft" s'arme d'une dialectique plutôt tripartite : "Que suis-je ?, Que dois-je savoir, et enfin, Que puis-je espérer ?". Un habile Conférencier dans l'Amphithéâtre en réfère d'ailleurs à la dialectique kantienne pour justement à la "Finance Islamique", essayer de donner un contenu. Naturellement, tout ceci fait émerger des très grosses divergences à la fin. Nous mentionnerons les nôtres comme ci-dessous, et elles ne semblent pas du tout être les moindres :

1°-Qu'est-ce que la "Finance Islamique" ? Nous n'avons pas pu voir ce qu'elle pouvait être, "fondamentalement" parlant;

2°-Sous la mandature actuelle, nous ne savons pas du tout ce que les capitaux islamiques viendraient faire en France, "pays en faillite" : la sur-émission ex-nihilo a grandement le vent en poupe : regardez comment l'épargne immédiatement disponible des "Livrets de Caisse d'Epargne " est vilipendée. Dans aucun pays européen, l'épargne n'est aussi malmenée qu'en France. Les circuits qui accordent plus de considération à la monnaie de création ex-nihile qu'à l'épargne ostensible, n'affermissent aucun investissement. Nous l'avons très bien dit dans l'Amphi, à la grande colère d'un Collègue qui, sur place, se présentait comme adjoint direct de M. Fulchiron, Président de l'Université Lyon 3 (Section Manufacture des Tabacs);

3°-Il n'y a pas davantage grand'chose à espérer de la "Finance Islamique". Les exemples sont devant tout le monde : est-ce que les Emirats voisins de Dubaï tels Abou Dhabi, Oman ou l'Arabie Saoudite sont prêts, ici et maintenant même (parce que les termes de l'échéancement pressent), à débourser en signe de solidarité, au moins 150 millions de dollars américains ? C'est le chiffre qu'on voit, en effet, le prix à payer pour remettre à flot, nous citons Delphine Minoli , un "Emirat bâti sur le sable et l'endettement"(13). Ces voisins sont-ils donc prêts ? Le lecteur a une réponse très claire dans son âme et conscience, comme Edmund Husserl dans un cas comme celui-ci, le conseille si bien à Noli (14).

(*) -NJOH ELOMBO,

Enseignant Vacataire, Université Lyon-3,

Expert Consultant International des Marchés,

Maxwell & Stamp/PLC Abbot's Court (Fl).

------------------------------------------------------------------------------------

NOTES ET COMMENTAIRES :

(1)-Europa : Angst vor dem Islam : Frankreich diskutiert über ein Burka-Verbot, in : Der Spiegel, 51/2009, page 112.

(2)-Tarik, Ahmad : "The Price Of Being Born Muslim", International Herald Tribune, The American Journal in Europe, December 5-6 2009, page 7.

(3)-Schmidt, Helmut : Zivilisiert den Kapitalismus ! Die Zeit, N° 49, 26. 11. 2009, page 21, qui ajoute ce qui suit : "Marion Dönhoff hat immer den Egoismus der Menschen gekämpft.

Heute haben die Staaten keine Regelungen in Internationalfinanzmärkten". Autrement dit donc, seul l'égoïsme anime l'esprit du capitalisme et les adeptes de marchés financiers internationaux. Le raisonnement de l'ancien Chancelier allemand serait pertinent jusqu'à 60-70% des cas.

-Voici ad litteram, dans la même foulée :

Merkel, Angela : Unsere Banken riskieren eine ziemliche dicke Lippe, in : Die Kanzlerin spricht, Berlin, Deutschland, 20. 11. 2009. Dans les faits, on voit donc que même les dirigeants allemands redoutent la banqueroute de l'Etat à ce Décembre 2009 encore, ce qui est surprenant. Seule l'équipe autour de M. Sarkozy, et les assurances que donne Madame Christine Lagarde concernant l'excellent fonctionnement de la "Zone Franc CFA" tropicale sur les colonnes de Jeune Afrique, ont des sons de cor différents. Pour l'équipe autour de M. Sarkozy, la "crise est derrière nous". Et pour Madame Lagarde, il y a certes crise, mais "la France est le pays qui s'en tire le mieux de tous les voisins européens". Autrement dit au 30 Octobre 2009, la situation financière est plus saine en France qu'en Allemagne !! "Ahoï", comme s'exclamerait feu Frank Rudoph Augstein !!! Alexis De Tocqueville avait certainement raison de croire que le "Français moyen n'a pas la tête à l'économie". Les dépenses

qu'on fait en France, surtout depuis l'arrivée de M. Sarkozy au 55 Rue du Faubourg Saint Honoré, ne sont ni plus ni moins que le répandage des liasses de moltonel sur le corps social.

(4)-Timmons, Heater : "Debt Crisis In Dubai Puts Islamic Bonds To Test", in : Business, International Herald Tribune, The Global Edition Of The New-York Times, December 1, 2009, page 15.

(5)-L'Islam, un problème en Europe :

-Peinado, Fernando; Carrizo, Couto-Rodrigo : "Europa recella de a su cara islàmica la prohibicion de los minaretes en Suiza revela un miedo a lo musulmàn que trasciende ideologias. "

in El Pais, 2. 12. 2009. A propos de la "situation de los musulmanes en Europa", les colonnes du "Pays" mentionnent d'ailleurs que c'est la France qui est la plus exposée aux conséquences d'un Islam idéologique, de tous les pays européens. Ceci confirme l'hypothèse de certains Chercheurs américains selon laquelle la société française se "musulmannise" profondément, et contre laquelle les investigateurs du "Courrier International" se sont vigoureusement élevés. Il y a ici des détails sur lesquels tout furetage n'aurait que du bon.

(6)-Nous avons entendu ce qui suit un jour au cours d'une séance de la Cour d'Appel de Lyon, Rue Saint Jean. C'est un Substitut qui parle à une jeune Musulmane qui semble se plaindre d'une très grande intrusion de ses frères et même de son père, tous cités devant l' audiance, dans sa vie privée :

"Mademoiselle, ici c'est la France. Vous êtes donc libre de sortir et d'aimer celui que vous voulez. La France est un pays de droit. Ce n'est pas au Coran que la société obéit, mais aux règles de droit : celles-ci autorisent une jeune fille comme vous, du moment où elle est majeure, de savourer de sa liberté comme elle l'entend. . "

Et se tournant vers les fratries, le Substitut ajoute :

"Messieurs, je crois que vous m'avez bien compris. En France les filles majeures sont libres. Ceci veut dire qu'il ne faut pas se mêler de leur vie privée. Si vous récidivez , la Cour ne sera plus clémente , et vous fera condamner très sévèrement. "

(7)-A propos de ceci, voir :

-Friedman, Milton; Schwarz-Jackobson, Anna : "A Monetary History Of The United States Of America (1867-1960)", Princeton University Press, 1963. Volumineux et méticuleux travail. Les sous-titres s'attardent sur les réformes bancaires au pays de l'Oncle Sam depuis Février 1921. Savez-vous qu'aux Etats-Unis par exemple, la loi refuse la capacité opérationnelle territoriale, à certaines très grandes banques comme la Old Stone ? Tout est passé au peigne fin : rôle des banques, monnaie et taux d'intérêt. Il est par exemple impensable que le trésor américain gère les réserves de change, comme le trésor français gère depuis des années , les réserves de change des pays africains de la Zone Franc avec la bénédiction du FMI, qu'on ne téléguide vers les "petits pays africains pauvres" que pour prescrire la feuille de route des "Politiques d'Ajustement Structurel"(PAS). Aux USA, un système de trésorerie qui gère les réserves de change inaugurerait tout simplement des monstrueuses confusions de genres. C'est le moment de constater à présent que feu Milton Friedman était non seulement un redoutable polémiqueur, mais encore un travailleur acharné

hors pair. Paix à l'âme du père de l 'Ecole Monétaire de Chicago !

(8)-La livraison est de la même teneur que celle de Timmons, déjà référencée :

-London, Thomas : "Dubaï Debt Crisis Shatters A Facade Of Indivisibility", International Herald Tribune, December 3, 2009, pages 1 et 19.

(9)-Un système de" régulation financière internationale" est-il possible, y compris celui des "marchés financiers" ? C'est ce que propose à la "Zone Euro" M. Tommasso Padoa Schioppa, Gouverneur de la Banque Centrale d'Italie, et successeur depuis quelques années déjà, du redoutable Carlos Azzeglio Ciampi lui-même passé, entre temps, Président de la République. Et pourtant, donnons un peu la parole à M. Marcus Agnus, Président du "Groupe Barclays" à la City. C'est exactement le contre-pied de ce qui est proposé à la "Zone Euro", qu'il prend sur les colonnes du "Wall Street Journal Europe". Jusqu'à la fin des temps, notre

monde restera toujours celui où la "cité est fondamentalement périssable".

(10)-Griechenland : "Gefahr fur den Euro", Der Spiegel 50/2009, page 84. Et d'ajouter : "La monstrueuse dette de la Grèce n'est pas seulement un danger pour ce pays lui-même. Mais c'est aussi un danger pour le futur et la survie de l'Union Monétaire Européenne. " Bien! Il ne faudrait pas non plus mettre tous les torts sur le dos d'Athènes. Ce n'est pas à cause de la Grèce que Mercedes et d'autres firmes allemandes délocalisent la production pour les USA et l'Afrique du Sud. Mais c'est surtout parce qu'avec l'Euro, soi-disant "monnaie unique européenne", les pays de sa zone ne supportent plus la concurrence avec le dollar, celle précisément que le lancement de cette énigme du XXIè siècle se proposait de doper. Au lancement de l'Euro pourtant, ce sont les dirigeants français les premiers, à se précipiter sur Washington demander la signature d'un accord de parité fixe et irréversible avec le dollar. On confondait manifestement les autorités de la Federal Reserve Board avec des loubards incultes à qui, dès les années 1958, feu Maurice Couve De Murville impose la signature des "Accords de la Zone Franc" : en 2009 plus que jamais auparavant, ces accords exsanguent toujours les PAZF. Mais attention : on constate aussi que tout arroseur arroserait aussi très bien non pas toujours les autres, mais bien lui-même !

(11)-Combès, Joseph : "Valeur et liberté", Presses Universitaires de France, Paris, 1978.

(12)-Sur Dubai encore :

-London , Thomas : Confusion As Fear Spreads Over Dubai's Debt : Worry Grows That The Emirates Could Be A Canary In A Mine For Indebted States", International Herald Tribune,

November 28-29, 2009, pages 1 et 14.

(13)-Minoli, Delphine : "Dubaï : la folie des grandeurs d'un Emirat bâti sur le sable et l'endettement", Pages Jaunes du Figaro Littéraire, 29. 11. 2009, page 22.

(14)-C'est feu René Letroquer, ancien Doyen de la Faculté de Philosophie de l'Université Catholique de Lyon, qui cite son collègue Edmund Husserl à partir du monumental "Direktrikische Ideen Für Eine Reine Phenomenologie" : Ecoutons : "Noli, Noli, forà innere. Innere homine

habitas veritas. "

------------------------------------------

AMPLIATION :

-Université Jean Moulin Lyon 3;

-Institut d'Administration des Entreprises Rue Rollet;

-M. Fulchiron, Président Université Jean Moulin Lyon 3;

-GCPMA/CADOFORA;

-Archives;

-Divers.

Achevé d'imprimer le 16 Décembre 2009.

-Bibliothèque Ecole Normale Supérieure de Gerland, Lyon.

Posté par Le CODE à 01:49 - Debat et Opinions - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 décembre 2009

Appel à la Solidarité pour la Libération du Journaliste Jean Bosco Talla

Appel à la Solidarité pour la Libération du Journaliste Jean Bosco Talla

Jean Bosco Talla, Directeur de Publication de l'hebdomadaire camerounais Germinal qui avait été enlevé le 10 décembre à Yaoundé, par les forces répressives du régime Biya, a été condamné le 28 décembre à Yaoundé à un an de prison avec sursis pendant 3 ans, assorti d'une amende de 3,154 millions FCFA (soit environ 5000€) pour « outrage au président de la République  ».

Jean Bosco Talla n'ayant pas pu s'acquitter de cette somme sur place, juste après sa condamnation, a été ramené à la prison de Kodengui, où il est détenu dans des conditions très exécrables et dangereuses pour sa sécurité.

Le Comité International pour la Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (le Comité) et le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (le CODE)  lancent un vibrant appel à la diaspora camerounaise et à tous les amis du Cameroun, pour qu’ils aident à sortir Jean Bosco Talla des prisons infectes de Paul Biya. 

Le Comité et le CODE lancent l’opération « Freedom for JB Talla » qui consiste à mobiliser les 5000€ d’amende nécessaires pour la libération de ce valeureux journaliste, injustement condamné et emprisonné pour avoir correctement fait son travail.

Un Comité National pour la Libération de Jean Bosco Talla est en action au Cameroun et est composé de La fille du journaliste incarcéré, de Madame Maximilienne Ngo Mbè, Secrétaire Générale de PRODHOP et du Journaliste A. Gustave Azébazé de l'Union des Journalistes du Cameroun  (UJC).
Nous suggérons que toute assistance soit directement envoyée à ce Comité qui peut être contacté  à ces adresses:

Maximilienne Ngo MBE:<mbe_max@yahoo.fr>;  Tel: 00237 98 58 229

A. Gustave Azebazé Ndjouaka: <agamedias.inc@gmail.com>; Tel +237 99 83 34 57

Pour le Comité International pour la Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (le Comité), Hugo Moudiki

Pour le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (le CODE),

Moise Essoh, Secrétaire Exécutif. 

Tene Sop, Secrétaire à la communication


----------------------------------------------------------------------------------------------


http://journalducameroun.com//article.php?aid=3619


Cameroun: Un an d’emprisonnement pour le journaliste Jean Bosco Talla

Par Idriss Linge - 29/12/2009

Le directeur de publication du journal Germinal a été condamné par le tribunal de 1ère instance de Yaoundé

Le verdict a été rendu
L’affaire avait été placée en délibérée pour le lundi 28 décembre 09 dernier. Le tribunal de première instance de Yaoundé déclare Jean Bosco Talla coupable d'outrage au président de la République et le condamne à un an d'emprisonnement avec sursis avec trois ans de probation, selon une décision lue à l'issue de l'audience, et qui vient conclure du moins en première instance, un feuilleton judiciaire qui a débuté le 16 décembre dernier. L’avocat du directeur de Germinal, Me Jean-Marie Nouga, a indiqué que son client allait faire appel, soulignant que le tribunal "n'a pas pu établir" qu'il avait commis "une faute professionnelle". L’avocat estime par ailleurs que le sursis accordé à son client équivaut plus à une condamnation. Si en droit l’accord du sursis permet une liberté sous condition d’aller et venir du justiciable, les juges se montrent parfois vicieux et la transforme en privation de liberté. La justice l’a contraint à payer trois millions de FCFA d'amende à l'Etat du Cameroun et 154.000 FCFA de frais de justice. Reconduit en prison, il y restera s'il ne paie pas l'amende pendant la période de la contrainte par corps fixée à deux ans. Cela signifie pour lui qu’il court le risque de passer "deux années d'emprisonnement au moins". Son avocat a déclaré qu’il était dans l'incapacité de payer une telle somme. Les observateurs pensent que face à la pression des organisations de défense de la presse nationale et internationale, le gouvernement a voulu juste écarter « un gêneur » du débat d’opinions, en raison de ses positions parfois qualifiées de dures par les pro-gouvernementaux.

© Journalducameroun.com
Jean Bosco Talla

Il a repris pour critiquer des passages d’un livre controversé
Le directeur de publication de l'hebdomadaire camerounais Germinal, arrêté le 10 décembre, et inculpé pour outrage au président de la République" avant de comparaître devant un tribunal de Yaoundé.il était reproché à Jean Bosco Talla la publication dans son journal de l'extrait d'un livre évoquant "un pacte secret" entre l'actuel président camerounais Paul Biya et son prédécesseur Ahmadou Ahidjo. Dans l’édition datée du 03 décembre 2009, l'hebdomadaire Germinal a consacré un dossier contenant des articles où il était fait mention d’une affaire obscure d'homosexualité au sommet de l'Etat. Le journal de Jean Bosco Talla, avec des détails précis, rapporte une version particulière des évènements ayant marqué la transition entre Ahmadou Ahidjo et son successeur constitutionnel, Paul Biya. Une version décrite par Eballe Amougou dans une publication parue à l’étranger et dont plusieurs copies sont sur le net.

Un procès vendetta?
Jean Bosco Talla s’est défendu de l’accusation d’outrage. Mais son récent passé ne l’a pas aidé dans cette affaire.. Bien que son avocat aie tenté de démontrer qu’il a repris pour les réfuter les passages contestées, les autorités n’ont pas oublié et certainement ne lui ont pas excusé la dynamique qui avait été la sienne lors de la publication du rapport sur les biens mal acquis impliquant le chef de l’Etat. Pour certains experts du droit toutes les données de l’affaire n’ont pas été examinées, involontairement ou par ignorance. A l’article 306 alinéa 9 du code pénal dont l’application est faite pour toute infraction d’outrage, il est précisé que ne constitue aucune infraction : La critique d’une œuvre d’un spectacle, d’une opinion quelconque manifestée publiquement, à condition que la dite critique ne traduisent pas une animosité personnelle.Je dirais brièvement trois choses : d’abord, l’ouvrage de Eballe Angounou est en circulation sur le net, cela n’est pas de notre fait. De plus, au moment de prendre votre décision, M. le président, vous devrez vous poser la question suivante : votre décision encouragera-t-elle ou non le journalisme d’investigation ? Enfin, M. le président, au moment de prendre cette décision, ne perdez pas de vue ces propos de Paul Biya : désormais, au Cameroun, nul n’aura plus besoin de prendre le maquis pour exposer ses opinions. Traduction, nul ne doit plus être envoyé en prison pour ses opinions a-t-il déclaré lorsque le juge lui a demandé un mot pour sa défense. Mi-décembre, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a demandé aux autorités de remettre en liberté M. Talla, estimant que rien dans une affaire de diffamation ne saurait justifier la détention d'un journaliste.


Posté par Le CODE à 14:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2009

Affaire J.B. TALLA: Le COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES demande la dépénalisation des délits de presse au Cameroun

Un directeur de publication camerounais aux arrêts

New York, le 15 décembre 2009Le directeur de publication d'un journal privé camerounais,  accusé d'avoir insulté le président Paul Biya, est derrière les barreaux depuis jeudi dernier, selon des journalistes et des médias locaux.

Jean-Bosco Talla, directeur de publication de l’hebdomadaire Germinal a été arrêté jeudi dernier par la gendarmerie à Yaoundé,  la capitale camerounaise, et conduit au Secrétariat d'Etat à la Défense pour un interrogatoire au sujet de la publication de l’extrait d’un ouvrage alléguant un présumé pacte secret entre M. Biya et son prédécesseur, le défunt président Ahmadou Ahidjo, lors de la passation de pouvoir au Cameroun en 1982. Daniel Ebalé Angounou, l’auteur de l’ouvrage publié en 2001 à Yaoundé, et soupçonné d’avoir été un ancien informateur du gouvernement camerounais, avait révélé que le présumé pacte secret entre Biya et Ahidjo aurait été de nature homosexuel. Les révélations n’ont jamais été officiellement démenties, selon la presse locale. L’extrait faisait partie d’un dossier publié à la Une sur le vingtième anniversaire de la mort de M. Ahidjo en exil au Sénégal et le sujet de l’anniversaire a été largement couvert par la presse locale

L’avocat de la défense,  Jean-Marie Ngoua, a déclaré au CPJ que M. Talla pourrait être formellement inculpé cette semaine.

« Jean-Bosco Talla ne doit pas être emprisonné pour avoir publié l’extrait d’un livre », a déclaré le directeur adjoint du CPJ, Robert Mahoney. « Nous exhortons les autorités camerounaises à traiter les affaires de diffamation devant les tribunaux civils et non les juridictions pénales. Les autorités devraient abroger les lois sur l’insulte publique qui sont appliquées pour emprisonner les journalistes qui expriment des opinions divergentes », a-t-il ajouté. 

Le rédacteur en chef de Germinal, Duke Atangana Etotogo, a déclaré au CPJ que la gendarmerie a appâté M. Talla par un appel téléphonique provenant d'une présumée source qui voulait rencontrer le journaliste. M. Talla, qui a déjà fait l’objet d’arrestation et de menaces pour ses enquêtes sur le patrimoine privé du président Biya et d'autres dignitaires, est le second journaliste actuellement en garde à vue pour son travail au Cameroun, selon des recherches du CPJ. L'autre journaliste est Lewis Medjo du défunt quotidien populaire, La Détente Libre.

Le COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES (CPJ), est une organisation indépendante, à but non lucratif basée à New York et devouée à défendre la liberté de la presse dans le monde depuis 1981. Veuillez consulter notre site web au www.cpj.org

Posté par Le CODE à 09:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2009

Paul Biya veut tuer le journaliste Jean Bosco Talla!

Jean Bosco Talla, écroué nuitament à la prison centrale de Yaoundé

Jean-Bosco Talla, le directeur de publication du journal Germinal, placé depuis quelques jours en garde à vue dans une cellule du Sécrétariat d'Etat à la Défense (SED), a été conduit cette nuit (14 décembre 2009 autour de 20h30) à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui où il a été placé en détention très provisoire.

Selon des informations, M. Talla fera l'objet, "exceptionnellement", d'un procès marathon demain matin au tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé, lequel aboutira, "sur instruction du Palais", à une condamnation sur le chef d'atteinte à l'honneur du chef de l'Etat, M. Paul Biya.

Le pouvoir de M. Paul Biya serait, en effet, très gêné par la pression médiatique nationale et internationale subie suite à la décision de faire arrêter le journaliste. La stratégie de la condamnation en instance devrait envoyer le journaliste dans les méandres des complexes procédures judiciaires, ce qui poussera les organisations de défense de la liberté de la presse et les politiques à oublier progressivement le concerné comme ce fut le cas pour d'autres comme Lexis Medjo, le directeur de publication de La Détente Libre.

Jean Marc Soboth -

P.O. Box: 5580 Akwa Douala - Rep of Cameroon - Phone : + 237 9 996 90 37 - Fax : + 237 3 342 66 29 

Posté par Le CODE à 12:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Posté par Le CODE à 12:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2009

Le CODE dénonce le harcèlement contre le Journaliste Jean Bosco Talla

Le CODE   exige la libération immédiate du journaliste Jean Bosco Talla !

Le journaliste Jean Bosco Talla,   Directeur de Publication du Journal Germinal   est en détention dans les locaux du SED (Secrétariat d’Etat à la Défense) à   Yaoundé, depuis le Jeudi 10 décembre, pour «Outrage au Président de la   République et propagation de fausses nouvelles». Ce n’est pas la première   fois que Jean Bosco Talla est confronté à la répression du régime dictatorial   de Paul Biya. En 2007, alors qu’il enquêtait   sur l’enrichissement illicite des dignitaires du pouvoir corrompu de Yaoundé,

  JB Talla a été enlevé à Zoétélé, menotté, les yeux bandés et transporté dans   le coffre arrière d’un véhicule et conduit à Douala. Pour rappel, les   informations ainsi recherchées par Jean Bosco Talla se sont par la suite   avérées fondées, et ont pu entre autres servir au rapport sur les biens mal   acquis rédigé par l’ONG CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le   Développement).  

En juillet 2009, J. B Talla   avait déjà reçu des menaces très explicites de mort, après la publication de   ce rapport de la CCFD qui accusait Paul Biya et les membres de sa famille   biologique de posséder des biens mal acquis en France. Mr Talla avait alors   été accusé par les thuriféraires du régime antidémocratique de Paul Biya,   d’avoir fourni de «fausses informations» à l’ONG française.

Le 03 décembre 2009, suite à la   parution du N° 46   du Journal Germinal,   le journaliste J. B. Talla a de nouveau reçu des menaces d’un haut cadre du   régime qui lui a balancé les propos suivants: « Faites très attention   à ce que vous écrivez parce que vous pourriez connaître le même sort que   celui qui a été réservé à la "Princesse"»,   (NB : La «princesse», sœur cadette du «feyman» (escroc) Donatien Koagne, a   été retrouvée égorgée à son domicile, au quartier Santa Barbara à Yaoundé, il   y a deux ans !). Le 03 décembre toujours, un autre dignitaire du pouvoir   de Yaoundé a déclaré à M. Talla «faites très très attention car vos   éditoriaux dans Germinal sont hautement subversifs et sont de véritables appels à la révolution   contre le régime».  

Il est donc très évident que   Jean Bosco Talla est un journaliste dont les écrits dérangent le pouvoir liberticide   de Paul Biya.

Face à un régime criminel   habitué depuis 27 ans à maquiller en faits divers les plus cocasses, les   assassinats politiques des Camerounais et des étrangers (braquages dans la   rue, accident de la route, affaire de mœurs, etc.), les menaces de mort   contre Jean Bosco Talla méritent toute l’attention des Organisations de   Défense des Droits Humains et des patriotes Camerounais que le CODE appelle à   protester de toute leur énergie contre les pratiques scélérates du régime   barbare de Paul Biya.

Le CODE dénonce le harcèlement   dont est victime le journaliste Jean Bosco Talla et exige sa libération   immédiate.  

Le CODE exige aussi que les   auteurs des menaces de mort à l’endroit de Mr Talla soient démasqués et   traduits devant les tribunaux.

En tout état de cause, nous   tiendrons Paul Biya en personne, pour responsable de toute atteinte à la   sécurité physique du journaliste Jean Bosco Talla, dont le seul crime est   d’avoir fait sérieusement son métier de journaliste.  

Fait à   Paris, ce 13 décembre 2009

Pour le Comité   de Coordination du CODE,

Tene   Sop    Secrétaire à la   Communication                                                   

Moise Essoh Secrétaire Exécutif

                                                         

Posté par Le CODE à 12:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juillet 2009

Interview du Dr Moise Essoh, Secrétaire Exécutif du CODE - Originel:Après les manifs de Paris, le CODE va encore frapper fort!


Moïse Essoh est le leader de la branche du CODE qui a manifesté bruyamment à Paris du 21 au 25 juillet dernier. On se souvient alors que la presse française, l'a propulsé au devant de la scène mondiale à l'occasion de la récente visite officielle de Paul Biya en France. En dehors de Bakary Issa Tchiroma vraissemblablement, toute la délégation camerounaise conduite par le chef d'Etat Camerounais ne l'a donc pas loupé. Auroélé du succès de son mouvement anti-Biya à Paris, le leader du Code garde cependant le triomphe modeste. Dans une interview exclusive qu'il a accordée à la rédaction de Camer.be il revèle le plan  qui a mené au succès de leurs activités ainsi que l'avenir du Code. Il précise au passage ses rapports avec d'autres mouvements de la diaspora camerounaise.

IMG_0360

Moïse Essoh, vous avez organisé une manifestation devant l'assemblée nationale à Paris le 21 juillet dernier, quel message vouliez-vous porter à l'attention des parlementaires français à cette occasion?

Le CODE et ses partenaires, à travers cette manifestation, ont interpelé les représentants du peuple français pour qu’ils assument ou qu’ils se positionnent clairement sur les honneurs qui ont été rendus au chef de la dictature sanguinaire et corrompue qui sévit dans notre pays le Cameroun. En effet, comme l’a indiqué l’extrait de mon interview qui a été diffusée dans le journal de 08H00 de France Inter le mercredi 23 juillet, nous voulions dire aux Français qu’il n’était pas cohérent ni honorable pour la France, une des démocraties les plus avancées du monde, de soutenir des dictatures sanguinaires et corrompues, au motif qu’elle défend ses intérêts. Surtout lorsque ces intérêts ne sont pas ceux de la France en tant qu’Etat, mais plutôt ceux de quelques hommes d’affaires proches du pouvoir français. Cette manifestation tout comme la conférence de presse fort suivie qui a eu lieu dans la matinée, a été l’occasion pour nous d’éclairer l’opinion française sur ce que les Camerounais endurent depuis 27 ans : massacres et violations permanentes des droits humains, mascarades électorales à répétition avec des soi-disant organes de supervision des élections comme ELECAM, corruption endémique dont M. Biya lui-même a été épinglé par le récent rapport du CCFD. Enfin, nous avons appelé les Français à travers leurs députés, à interroger leurs dirigeants sur l’incohérence entre une politique inhumaine de « gestion des flux migratoires » et le soutien aux dictatures comme celle du Cameroun, qui génèrent cette émigration massive.

Avec l’association « Survie », nous avons également tenu à informer les Français eux-mêmes, pour qu’ils sachent que la Françafrique est une réalité plus tangible que jamais, et que cette Françafrique, dont le dictateur Biya est actuellement le nouveau « doyen » (car ça semble être un honneur pour lui que d’être un « doyen » d’une telle mafia politico-financière), dessert en vérité les intérêts du peuple français. Nous savions que cette interpellation allait attirer plus de médias français que si nous allions manifester ailleurs.

Enfin, il était également question pour nous de contrecarrer la communication mensongère dont le régime de M. Biya allait une fois de plus abreuver les Français mais surtout les Camerounais, comme pour dire « Parlez toujours, Sarko est avec moi ». Et je pense que nous avons largement atteint nos objectifs. Cette visite de M. Biya a permis à la majorité des Français de se rendre compte de la nature dictatoriale de M. Biya, et de l’autre côté, le dictateur camerounais n’a pas pu tirer le moindre bénéfice politique de cette visite. C’est rien du tout comme victoire, mais le changement viendra aussi de la somme de ces petites victoires. Elles ne sont pas à négliger.

La branche du Code que vous dirigez a rencontré les cadres du PS français dans la foulée de la manifestation sus-indiquée. Comment cela s'est-il passé au palais Bourbon et que retenir de cette séance de travail?

Oui, en effet, le soir même de la manifestation, nous avons été reçus, mais pas par les bonnes personnes, qui n’étaient pas disponibles. Nous avons alors refusé d’être reçus si rapidement et sans profondeur. Le lendemain matin donc, une délégation du CODE a été longuement reçue par des députés socialistes et du groupe GDR (verts, parti communiste, entre autres). La séance de travail s’est très bien passée, d’autant plus que nous avions concocté un épais dossier à l’attention des parlementaires, dossier que nous avions déjà envoyé aux concernés bien avant l’arrivée du dictateur Biya en France. C’est d’ailleurs un résumé de ce dossier, destiné à la presse, que camer.be avait publié en version PDF en même temps que notre communiqué peu avant l’arrivée du dictateur. Il n’y avait donc plus grand-chose à argumenter, sinon convaincre le groupe socialiste d’interpeller le président Sarkozy sur la visite e Biya. C’est ce que nous avons réussi à faire, et qui s’est concrétisée par la lettre du président du groupe socialiste, M. Ayrault, à Sarkozy.

Le chef du groupe parlementaire PS M. Ayrault demande désormais à Nicolas Sarkozy, le chef d'Etat français, de reprendre la feuille de route de La baule (vent de démocratisation de l'Afrique des années1990). Estimez-vous que le CODE récolte déjà là les premiers fruits de son opposition contre Paul Biya?

Comme je l’ai dit plus haut, il ne s’agit que d’une petite victoire contre l’exploitation politique que le régime dictatorial RDPC-Biya allait faire de la visite de son chef. Parler de fruits est trop prématuré, car le combat est encore très long, et ce qui s’est fait ici ne fait que partie du début. Et puis, le fruit, pour nous, ce sera le changement réel du Cameroun, dont la première et incontournable étape est le départ de M. Biya du pouvoir. « Biya must go » est pour nous la première étape, une étape indispensable, mais pas suffisante. Juste une chose encore sur la lettre du président du groupe socialiste : faire référence au discours de La Baule n’est pas la meilleure des références, le CODE en est parfaitement conscient, surtout que celui qui avait lancé cet appel en 1990 a lui-même continué avec le système mafieux de la Françafrique. Mais pour nous, le but de cette opération était d’obliger Sarkozy à se prononcer sur la situation politique et des Droits Humains au Cameroun, et de condamner ouvertement, même implicitement, son ami Biya.

Selon nos sources, vous êtes le principal leader du CODE qui a manifesté contre Paul Biya devant le parlement français. Brice Nitcheu a, de son côté, prévu de s'attaquer à la délégation camerounaise notamment en lui lançant des œufs pourris ainsi que des tomates. Êtes-vous concernés par ces actions?

Cela m’embête beaucoup d’avoir à répondre à cette question, parce que je connais les polémiques qui ne manqueront pas d’y succéder. Mais je sais également que beaucoup de compatriotes, qui ne nous connaissent pas vraiment, qui ont lu le matraquage médiatique autour de cette prétendue opération « Tomates Œufs Pourris » et qui n’ont rien vu, se posent des questions. J’insiste donc que c’est avec un certain regret que je réponds à votre question.

Nous n’avons pas du tout été concernés par l’opération que vous citez. J’irai même plus loin, le battage médiatique sur cette « opération », alors que ses annonceurs ne l’avaient ni sérieusement préparée, ni même commencée, nous a handicapé. Comme vous dites, il a annoncé qu’il « s’attaquerait, traquerait, balancerait des œufs, etc. ». Nous ne sommes pas contre ce type d’action, et d’ailleurs, nous avions envisagé justement de faire une véritable opération « coup de poing », mais à Bordeaux où nous savions que l’accessibilité de l’autocrate aurait été plus facile. Et bien avant l’arrivée du dictateur, nous avions même pris contact avec nos compatriotes du CCD et même celui que vous citez, pour envisager ensemble une pareille opération, malgré nos divergences. Si nous n’avons hélas pas pu convaincre tout le monde, c’est surtout le battage médiatique qui annonçait un déchaînement de violence contre Biya qui a mis la police française dans une telle alerte que cela nous a empêchés d’être efficaces pour ce genre d’action. Conclusion, nous avons renoncé en dernière minute à aller à Bordeaux, car, très probablement, nous n’aurions pas été arrêtés pour quelques heures comme ce fut le cas à Paris le mercredi 23 pour notre secrétaire à la communication, Tene Sop et notre représentant du CODE à Paris, Emeh Elong, mais nous aurions été arrêtés pour plusieurs jours, au moins jusqu’au départ de M. Biya, ce qui aurait été contre-productif. Finalement, nos amis de « Survie » Bordeaux ont dû seuls mener une opération de perturbation de la visite du dictateur sur place. CODE : camer.beS’il y a une première leçon à tirer de tout ça, c’est qu’il faut désormais crier moins et agir plus. Il faut se libérer de l’obsession d’occuper sans cesse le devant des journaux et des sites internet. Pour moi, c’est cette obsession qui a poussé par exemple le groupe de Nitcheu à diffuser tous azimuts des tracts avec leur logo et leurs références, mais qui reprenaient des activités organisées par d’autres groupes (le CCD pour la manif de 15H00 devant l’ambassade et nous à 17H00 devant l’Assemblée nationale), en donnant l’impression que c’est eux qui en étaient les organisateurs. Tout ceci pour brouiller les pistes et « rester dans la course », une course que certains opposants font dans les médias pour se faire un nom, et que je déplore sincèrement, surtout quand rien de concret ne suit. Nous au CODE, nous avions choisi de ne pas dénoncer ces tracts avant l’arrivée et le départ de M. Biya, pour ne pas offrir aux défenseurs clientélisés du RDPC l’occasion de faire diversion sur l’essentiel. Je voudrais fermer cette parenthèse en indiquant que le peuple, qui continue de souffrir tous les jours encore plus, a besoin d’une opposition bien formée, sérieuse, déterminée et ingénieuse, car l’ennemi en face n’est pas négligeable, sinon il ne serait plus là.

Le chef de l'Etat camerounais qui a séjourné en France a rencontré officiellement son homologue français le 24 juillet. Quel commentaire vous inspire cette rencontre au sommet?

D’abord, nous avons pris acte que lors de cette rencontre, le président Sarkozy a bien été obligé de parler de démocratie et de Droits humains à son ami le dictateur Biya, pour lui demander de faire un effort, ce qui signifie qu’il n’a pas encore fait assez, bien que nous sachions tous que le dictateur agit plutôt contre la démocratie. Même si nous savons que le but de cette interpellation de M. Sarkozy, pour lui, n’était que de respecter la démocratie française, puisque qu’il avait été lui-même interpellé par des députés, pour nous, cela fait partie de la victoire du combat contre cette visite. Naturellement, la rencontre entre les deux Chefs d’Etat servait à introniser notre dictateur local comme nouveau doyen de la Françafrique, et cela a été fait. Ce combat contre la Françafrique continue donc, car la solution pour le Cameroun passe aussi par ce combat, pas seulement, mais aussi.

IMG_0330

Quelle est la suite de vos activités, celle du Code, après la visite officielle du président camerounais en France?

Nous sommes en diaspora – pour le préciser à certaines personnes qui n’ont pas compris ce que ça signifie – et naturellement, il y a des choses que nous pouvons faire et d’autres qui ne peuvent être faites qu’à l’intérieur.

Ce que nous pouvons déjà vous annoncer que nous allons faire, c’est nous renseigner pour exploiter du mieux que nous pourrons non seulement le rapport du CCFD, mais également tous les documents dont nous pourrons disposer pour traîner M. Biya devant les tribunaux pour détournements de fonds et biens mal acquis. Vous avez déjà vu que notre partenaire, « Survie », a déjà commencé le travail en indexant les avoirs monégasques de Frank Biya. Nous nous appuierons donc sur des associations qui ont déjà un savoir-faire dans ce domaine, puisque MM Bongo et Sassou ont pu être inquiétés et sont en cours de poursuite par la justice française pour biens mal acquis.

Nous allons également renforcer l’information sur la réalité de la nature dictatoriale et sanguinaire du régime RDPC-Biya, et continuer d’œuvrer à l’isolement de ce régime partout hors de France, puisque tant que la Françafrique persistera, la France sera le dernier pays à abandonner une dictature sanguinaire mais qui lui est servile. Si Mugabe, dont le parti a quand même perdu les élections législatives, ce qui n’arrivera jamais au RDPC même au plus bas de sa popularité à cause des mascarades électorales à répétition, si donc Mugabe a pu être tant diabolisé alors qu’à notre sens il est beaucoup moins dictateur que Biya, pourquoi pas Biya, même si le gouvernement français lutte pour lui sauver la peau ? Nous pensons que c’est possible, même si c’est difficile. C’est l’un de nos rôles, à nous diaspora patriotique, démocratique et progressiste.

Pour le reste des activités, vous le saurez bien en temps utile.

© Camer.be : Hermann Oswald G'nowa

Posté par Le CODE à 17:09 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

28 juillet 2009

Mme Eteki écrit au peuple de France


La raison démocratique a besoin d’un coup de cœur.

 Depuis l’arrivée du président Paul Biya en France cette semaine, des Camerounais lui ont réservé un accueil décrit comme d’habitude de façon dithyrambique. Mais d’autres Camerounais –même s’ils n’ont été eux que des dizaines comme disent vos médias, ont eu le courage de l’interpeller sur la situation de son pays et même, d’écrire à la Première Dame de France, comme l’on dit, pour qu’elle intervienne pour sortir un artiste Camerounais de prison. Et les autres, tous ceux qui croupissent dans les conditions épouvantables des « camps de concentration » qui nous tiennent lieu de prisons ? Pour avoir publié ma thèse sur ces camps de concentration en 2001, la bibliothèque du Collège interarmées de la défense du gouvernement français, a classé ce livre dans la rubrique Afrique Guerre ! Le seul livre à ma connaissance qui ait jamais été une déclaration de guerre c’est le tristement célèbre Mein Kampf… Alors je me pose souvent la question, dans la situation où se trouvent aujourd’hui la plupart des pays africains : qui fait la guerre à qui ?

Françaises, Français de bonne volonté,

Il semble que c’est Guillaume d’ Orange qui disait, « Rien ne sert d’espérer pour entreprendre… ». Si je vous écris cette lettre ce matin, c’est dans l’urgence. Urgence avant que le Président Paul Biya, en visite officiel chez vous depuis quelques jours, ne quitte votre pays pour retourner au Cameroun. Le Peuple camerounais, comme bien d’autres peuples du Continent africain, est désespéré. C’est vrai. Depuis près de 50 ans, ce peuple dont vous ne connaissez certainement pas l’histoire douloureuse pour sortir de la colonisation, ce peuple a tout essayé. Interventions à la tribune des Nations Unies dans les années cinquante, lutte armée malgré lui (jusque dans les années 60), guerre civile : une partie de ce peuple parle aujourd’hui d’un génocide qui serait classé secret d’Etat par la France. Mais comme toute réponse, il n’a eu droit qu’au totalitarisme (imposé à coup de parti unique, de polices politiques et de président – égocrate ; et enfin, une «  démocratie apaisée (!) », avec son lot de mascarades électorales.

Une agence internationale nous a attribué la palme d’or de corruption pendant deux années successives ! Donc je ne vais pas m’étendre sur la situation économique et sociale du Cameroun que vos dirigeants connaissent mieux que nous. Disons pour aller vite : pays scandaleusement riche mais avec aujourd’hui une situation sociale explosive. Parce qu’une infime partie de notre peuple a confisqué- avec le soutien de vos dirigeants !- ces richesses en maintenant la grande majorité de notre population dans la misère totale. A l’heure où je vous écris cette lettre, j’ai devant ma porte, dans ce qui passait pour un quartier résidentiel avant, des compatriotes installés pour vendre des beignets et de la bouillie aux enfants qui ont encore la chance (!) d’aller à l’école. Ils sont des milliers de privilégiés à avoir fait des études dans vos écoles et prestigieuses universités et qui dorment à la maison toute la journée parce qu’il n’y a rien à faire ! Vous savez aussi qu’en février 2008, le Pouvoir de Paul Biya en a tué 139 selon les ONG, juste parce qu’ils sont descendus dans la rue –comme toute les jeunesses du monde –pour dire leur oppression. Depuis ces « émeutes de la faim », ce Pouvoir refuse toute idée de commission d’enquête sur ces crimes.

Française, Français, avez-vous du cœur ?

« Mais l’on sait bien qu’un tel état d’esprit n’est pas que de raison, et qu’il ne suffit pas d’informer sur le caractère inacceptable de la politique franco-africaine pour que tous ceux auxquels cette information advient se dressent et la fassent chuter. Chacun, y compris parmi les plus concernés, pressent que de savoir vraiment l’intolérable pourrait contraindre moralement à agir : pour éviter de subir pareille contrainte, beaucoup s’arrangent pour éviter de savoir, ou maintiennent le savoir dans le flou- ce qui leur ménagera des excuses (« Nous ne savions pas… »). Accepter de quitter ses œillères suppose de ne pas s’interdire d’avance les réactions que le savoir pourra susciter. L’information n’arrivera donc que si, la transmettant, l’on s’efforce de solliciter aussi le « cœur »- qui comprend aussi bien le besoin de dignité que de compassion, la générosité, la fraternité… » Ce sont des citoyens français qui nous ont suggéré ce propos. Pour ces citoyens français, cela implique de coaliser suffisamment de citoyens avertis, convaincus de la nécessité d’agir. Dans leur esprit, ces citoyens se rencontrent aussi bien en France qu’en Afrique : c’est leur intérêt commun de remplacer l’actuel françafrique par des relations contractuelles, au bénéfice du plus grand nombre. Si ces citoyens reçoivent un coup de main d’en haut (des occupants des palais officiels), tant mieux. Mais il est préférable de ne point trop l’escompter. Les Africains ont-ils les mêmes droits que les autres humains ? Quand est-ce que, la France, la communauté internationale nous reconnaîtront réellement ces droits ? Continuer à soutenir un régime totalitaire comme celui de Biya, c’est cultiver un sentiment anti-français qui laisse penser qu’il y a désamour entre nos deux peuples ce qui ne peut qu’aboutir aux dérapages incontrôlables comme cela s’est passé en Côte D’ Ivoire…

Françaises Français, gardez nous Paul Biya

C’est au nom de ces patriotes que je viens aujourd’hui demander au Peuple français de trouver un moyen de garder le président Paul Biya en France. De ne plus attendre qu’il soit évacué sanitaire comme ce fut le cas dernièrement pour le président du Gabon. Même quand, avec beaucoup de doigté, François Mitterrand a fait partir le premier président du Cameroun, cela nous a tout de même coûté des vies humaines. Nous ne voulons plus que nos présidents qui se sont installés au pouvoir à vie, ne reviennent dans leur pays que les pieds en avant. Vous savez bien que leurs peuples ne veulent plus d’eux : que faut-il que le peuple camerounais fasse aujourd’hui pour faire entendre cette vérité au peuple français ? Nous ne voulons plus de Paul Biya comme président ! Comment faut-il que notre peuple le dise ? Organisé un sondage, même en France : vous serez étonné du résultat ! Quand il a fallu libérer la France du nazisme est-ce que l’on a demandé leur avis à nos parents ? Le Président Sarkozy se souvient-il de la promesse faite pendant sa campagne électorale ? Nous demandons au peuple français d’exiger cette rupture d’avec la France-Afrique. Notre peuple martyrisé attend beaucoup de cette promesse.

Libérez-nous de Mr. Biya et vous verrez que non seulement vos intérêts seront mieux défendus, mais notre peuple aussi y trouvera son compte et vous en sera même reconnaissant. C’est trop facile de nous répondre que c’est une affaire qui concerne les Camerounais et les Camerounaises quand la France a permis, (et entretenu ce régime) de confisquer tout un pays  depuis un demi-siècle: je sors d’un colloque à l’Université de Yaoundé I, organisé depuis deux ou trois mois par des professeurs dont certains venus de l’étranger ( !) pour célébrer probablement un des penseurs que notre pays ait jamais produit, Fabien Eboussi Boulaga. Eh bien savez-vous ce qui s’est passé ? L’Université du Cameroun s’est organisée pour empêcher ce qui devait être un événement en confisquant l’amphithéâtre qui devait héberger le Colloque (le premier jour seulement, nous a-t-on expliqués !), et les étudiants…

Nous, nous avons l’habitude de ces stratégies du régime qui consistent à faire croire qu’il n’y a rien en face du Pouvoir ! Alors je veux juste profiter de l’opportunité que le ciel lui-même nous donne que le président Biya soit venu tranquillement chez vous avec une partie de ses gens, a été reçu comme vous avez pu… pour supplier le Peuple français au nom du Peuple camerounais de le garder un peu chez vous , le temps que nous puissions nous organiser tranquillement pour remettre notre pays sur la voie d’un processus de démocratisation véritable. Les mauvaises langues disent ici, qu’il est venu de lui-même se constituer prisonnier…en France.

Je fais confiance au génie de la patrie de la Révolution et des droits humains que vous trouverez un moyen honorable de retarder son retour parmi nous.

Marie Louise Eteki-Otabela, Féministe et chercheure en sciences politique (PH.D. Uqam, 96)

A Douala, le 25 Juillet 2009

------------------------------------------

Marie Louise Eteki-Otabela est :

 

- Membre fondateur du Front des Forces Alternatives, coalition de 11 partis politiques et leurs associations qui veulent changer le régime politique au Cameroun depuis 2003 ;

- Porte parole du Comité National d’ Action civique depuis 1999, Cinquante responsables d’associations camerounaises qui veulent sauver le Cameroun

- Initiatrice du CRI des femmes Camerounaises en 2003, mouvement  qui voulait 100 femmes au Parlement aux élections législatives et municipales de 2007 ; l’Assemblée nationale du Cameroun compte 180 députés dont 19 femmes !

-  Présidente de la Coordination des Forces Alternatives, (la CFA) parti politique féministe légalisé depuis 1997 pour la libération du Peuple camerounais

- Epouse de René Eteki depuis 1968, mère de trois enfants et grand-mère de six petits enfants

 

Adresse : mle_otabela@hotmail.com ancien Blog : http://mle.blogspirit.com

 

Posté par Le CODE à 14:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juillet 2009

"Le soutien de la France à Paul Biya est une menace la sécurité des ressortissants francais au Cameroun"

Cameroon pressure group criticises France's "support" for Biya


Paris, France (PANA) - A Cameroonian pressure group has criticised France for it s "support" for President Paul Biya, warning that this could lead to retaliation

against French citizens in Cameroon as happened in Cote d'Ivoire in 2004.

Tene Sop, Communication Secretary of the umbrella Cameroonain Democratic and Pat riotic Organisations (CODE), warned that the situation is serious and "the least

problem can turn into violence".

CODE and Cameroonian opposition parties have criticised Paris for not condemning the suppression of demonstrations against the high cost of living, in February 2 008 in the main cities of Cameroon, especially Douala and Yaoude.

About fifty people died in the suppression of the demonstrations, according to t he official toll.

CODE also criticised France for rolling out the red carpet to President Biya who is on an official visit to the European country.

"France's interest should be to support the democratic movement and the progress ive forces," according to Sop, who said he was afraid for the French people in C a meroon in the event of instability.

According to him, France has not learned any lesson from the riots against the F rench community in Ivory Coast in 2004.

Sop recalled that Ivorian demonstrators targeted the French and their properties , accusing them of siding with the rebels thus forcing the French authorities to

carry out mass repatriation of their nationals.

"Nothing shows that the same situation cannot happen in Cameroon. The general feeling nowadays is that France supports Paul Biya,” he said.
 
Paris - 25/07/2009
 
Your Feedback

Subscribe | Contact Us | Webmaster | Copyright Notice

Le soutien de la France au président Paul Biya dénoncé


Paris, France (PANA) Le soutien constant de la Fr ance au président camerounais, Paul Biya, a fait naître au Cameroun un sentiment anti-français qui expose les quelque 30.000 Français résidant dans ce pays à des représailles, a mis en garde vendredi à Paris, un responsable du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (CODE), Tene Sop.

"Ce sentiment anti-français a largement dépassé les limites. Et il suffit d'une étincelle pour que les choses s'embrasent", a averti le secrétaire à la communication du CODE dans un entretien avec la PANA.

Le CODE et les partis d'opposition camerounais reprochent à Paris de n'avoir pas condamné la répression des manifestations contre "la vie chère", organisées en février 2008 dans les principales villes du Cameroun, notamment à Douala et Yaoundé.

Ces manifestations avaient fait près d'une cinquantaine de morts, selon un bilan officiel, rappelle-t-on.

Il est également reproché à la France d'avoir déroulé "le tapis rouge" au président Biya pour la visite officielle qu'il a entamée mardi dans le pays.

"L'intérêt de la France est de soutenir le mouvement démocratique et les forces progressistes", selon Tene Sop, qui craint pour les biens des Français du Cameroun en cas d'instabilité.

Selon lui, le gouvernement français n'a pas tiré "suffisamment de leçons" des émeutes anti-françaises de novembre 2004 en Côte d'Ivoire.

On rappelle à ce propos que des manifestants ivoiriens s'en étaient pris aux Français et à leurs biens, accusant la France de complicité avec la rébellion, obligeant ainsi les autorités françaises à procéder à l'évacuation massive de leurs ressortissants.

"Rien n'exclut que la même chose se produise au Cameroun. Le sentiment le plus répandu aujourd'hui, c'est que la France soutient Paul Biya", souligne-t-il.

Les partisans d'un changement de la politique française au Cameroun ont reçu mardi le soutien des députés socialistes français François Hollande et Pierre Moscovici, ainsi que celui de l'association "Survie", réputée pour son combat contre la Françafrique.
 
Paris - 25/07/2009

Posté par Le CODE à 00:30 - Actualités du CODE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Frank Biya, fils du dictateur Camerounais, a acquis des propriétés en France, à Monaco et en Suisse en pillant les forêts cam...

NGO accuses Biya's son of plundering Cameroon's rainforests


Paris, France (PANA) - A non-governmental organization (NGO) that fights hunger and corruption in the Third World has accused Franck Biya,the eldest son of Came r oon's President Paul Biya, of destroying rainforests in the country, owing huge s ums in taxes and corruption.

The chairwoman of "Survie" (Survive), Odile Tobner, said told PANA on Friday: "A s a businessman exploiting forest resources, Frank Biya still keeps plundering C a meroonian forests, taking advantage of his father's position as President. This, to our mind, is unacceptable.”

She said Biya also wanted to exploit rainforests in the Central African Republic in association with a son of the country's President François Bozizé but their a pplication for a logging permit in that country was turned down as it failed to m eet the legal requirements,

According to her, Biya owes hundreds of millions of CFA in tax to the Cameroonian government for his activities in the timber business.

“He owes large sums of money in tax as a result of his farming activities. He ha s never paid that money. We can prove that he has secured considerable assets in

France, Switzerland and in Monaco, by destroying Cameroon's rainforests,” the Su r vie Chairwoman said.
 
Paris - 25/07/2009
 
Your Feedback

Subscribe | Contact Us | Webmaster | Copyright Notice


"Survie" accuse Franck Biya de piller les forêts du Cameroun


Paris, France (PANA) La présidente de l'associati on "Survie", Odile Tobner, a accusé vendredi à Paris, Franck Biya, fils aîné du président Paul Biya, de détruire des milliers d'hectares de forêts camerounaises dans le cadre de ses activités de chef d'entreprise.

"En tant qu'exploitant forestier, Franck Biya continue aujourd'hui encore de détruire les forêts du Cameroun, profitant de la position de son père. Cela nous paraît inadmissible", a-t-elle déclaré à la PANA.

"Non content de provoquer la déforestation au Cameroun, Franck Biya voulait s'attaquer aux forêts de la Centrafrique en s'associant au fils du président Bozizé [chef de l'Etat centrafricain]. Mais, leur demande de permis d'exploitation a été rejetée pour défaut de conformité», a révélé la présidente de "Survie".

Selon elle, Franck Biya doit des centaines de millions de F Cfa au fisc camerounais au titre de ses activités d'exploitant forestier.

"Il doit des sommes considérables au fisc en tant qu'exploitant agricole. Il ne les a jamais versées. Nous avons la preuve qu'il a acquis des biens faramineux en France, en Suisse et à Monaco, en détruisant les forêts du Cameroun", a encore dit la présidente de "Survie" .
 
Paris - 24/07/2009
 
Vos réactions

Abonnez-vous | Contactez-nous | Webmaster | Copyright

Posté par Le CODE à 00:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2009

Visite du dictateur Paul Biya à l’Elysée:Le CODE appelle Sarkozy à faire plus d'efforts dans la dénonciation des crimes de Paul


« Le CODE appelle Sarkozy à faire un plus grand effort dans la dénonciation des graves violations des Droits Humains et des principes démocratiques par le dictateur camerounais».

Le CODE prend acte de l’interpellation, quoique timorée, de Paul Biya par Nicolas Sarkozy au sujet des violations droits de l’Homme au Cameroun et appelle le président français à faire plus d’efforts dans la dénonciation des principes démocratiques par la dictature sanguinaire de Paul Biya.

Le CODE regrette en effet que M Sarkozy n’ait pas été plus loin en conditionnant la coopération française au respect des principes démocratiques telles que des élections libres et transparentes, une véritable Commission Electorale Indépendante, la lutte contre l’impunité, la liberté de presse, etc., comme le lui a demandé le CODE, relayé par le Parti Socialiste français. En tout Etat de cause, le CODE attend toujours de M. Sarkozy des signes concrets de la «politique de rupture» d’avec les régimes dictatoriaux, comme il l’avait promis.

Le CODE note toutefois que cette interpellation de Paul Biya par Sarkozy constitue une première en 50 ans de relations franco-camerounaises. Ce qui, à n’en point douter, constitue un camouflet politique et diplomatique certain pour le dictateur camerounais. Ce dernier espérait un soutien sans ambiguïté de Nicolas Sarkozy pour alimenter sa propagande au plan interne, et tenter de se donner une nouvelle virginité après le rapport du  CCFD sur les Biens Mal Acquis, dans lequel sa famille et lui sont largement éclaboussés.

Cette visite est également un cinglant échec médiatique, malgré les grands frais engagés pour se payer des agents en communication onéreux, pour s’acheter les you-yous hystériques d’éphémères «supporters» clientélisés ou pour se payer d’onéreux encarts publicitaires dans des journaux.

En effet, la présence de l’autocrate camerounais en France a été superbement ignorée par les grands médias français et la presse internationale, et lorsqu’elle a été abordée, elle donnait la part belle à la dénonciation de la nature dictatoriale et sanguinaire du régime.

 Le CODE remercie tous les Camerounais(e)s de  la Diaspora et les ami(e)s du Cameroun, notamment l’Association « Survie », ainsi que toutes les forces politiques françaises, dont l’extraordinaire mobilisation a amené le président Sarkozy à demander au despote camerounais, de « faire plus d’efforts pour la démocratie et les Droits de l’Homme dans son pays».

Le CODE continuera avec détermination sa lutte pour la démocratie au Cameroun, jusqu'à la chute effective du régime antidémocratique et antipopulaire de Paul Biya.

Fait à Paris, le 24 juillet 2009.

Pour le Comité Exécutif du CODE,

Dr. Moïse ESSOHSecrétaire Exécutif 

G. TENE SOP, Secrétaire à la Communication

 

 

Posté par Le CODE à 18:33 - Actualités du CODE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Paul Biya a bu du Bordeaux au Kärcher

La France, a accueilli du 21 au 24 juillet 2009, Monsieur Paul Biya, en vue de résorber le déficit abyssal de la dette publique camerounaise générée principalement par la politique dispendieuse, insoucieuse, du régime de Yaoundé. Une dette dépassant les 20 milliards d’euros, (soit 160 pour cent du PNB) durant ses vingt-sept ans de pouvoir. L’inviter, un 21 juillet, donc une semaine après la prise de la Bastille le 14 juillet, est plus qu’une simple balade orgiaque. Cette invitation apparaît, suite aux pressions de la diaspora et d’un rapport incendiaire du CCFD, comme un ultime hommage posthume de la part de la France, à quelques mois des élections au Cameroun de 2011.

La prestidigitation

Que les amateurs de conte de fées se détrompent : la jonction de Paul Biya avec la France n’est nullement le fruit du hasard. Elle résulte d’une double conjonction : la conjonction des intérêts des états, ceux de la France avec son pré-carré en Afrique centrale, principal soutien du Tchad contre le Soudan dans sa guerre contre la nébuleuse rébellion et l’islamisme. La conjonction des intérêts des personnes, ceux de Biya en personne, candidat à la présidence camerounaise en 2011 et de l’homme d’affaires Bolloré, ami de Sarkozy, candidat au poste d’actionnaire unique des plantations de bananes de Njombé, ensuite au port de Kribi. Avec l’arrivée de Sarkozy au pouvoir en France en 2007, Cette double conjonction donnera à la relation Biya-Bolloré une tournure singulière pour atteindre son paroxysme avec la volonté de Bolloré de non seulement maîtriser le zone portuaire de l’Afrique équatoriale, Mais aussi de prendre une part active dans les télécoms et l’agro-alimentaire au Cameroun. Ces mélanges de genres, conditionnent pour une large part les relations franco-africaines ; Sarkozy ayant été contraint par ses amis du CAC 40 à ne pas lâcher du lest en Afrique, malgré sa volonté affichée de rupture. Voilà en quelque sorte, une des raisons de la visite de Biya en France, sans que personnellement Sarkozy l’apprécie.

Tout le monde semble ignorer que, malgré l’atlantisme poussé de Nicolas Sarkozy, le désamour avec Biya, commence au moment de l’invasion de l’Irak, au paroxysme de la rivalité franco-américaine. La position de Biya est restée dans les travers de l’intelligentsia française, farouchement opposée à Georges Bush et son bellicisme. Paul Biya avait donné sa caution à Bush pour l’invasion de l’Irak. Sa visite à Washington quelques jours avant le déploiement de l’armée américaine, n’est oubliée d’aucun diplomate, surtout de Monsieur Levitte conseiller diplomatique de Sarkozy, en poste au moment des faits. Recevoir Paul Biya, même s’il n’a pas la réputation d’un Kadhafi en matière de droits de l’homme, est tout comme. Car, l’Europe redoutant la montée en puissance du fondamentalisme islamique, ne saurait laisser les terres africaines à ces zélotes qui pourraient enrôler une jeunesse désorientée, abusée par des gouvernements totalement discrédités. Et, sur un autre plan, les africains se sentant plus proches de la France que de la Chine, elle est prête, à se racheter en sacrifiant certains leaders indésirables, notamment Paul Biya.

La cuvée du CODE:

L’implosion avant son arrivée en France d’un rapport d’une ONG française et la pression du CODE, n’auraient pas pu laisser la classe politique française indifférente. Bolloré pose en filigrane le problème des rapports entre la France et le Cameroun sous la présidence de Sarkozy, tant est manifeste la connivence entre le chef de l’Etat français et l’homme d’affaires, tant est démonstrative la manifestation de leur amitié. En deux ans de pouvoir de Sarkozy (2007-2009), Bolloré aura fait douze visites de travail à Yaoundé. Sarkozy a dépêché en trois mois (mars-juillet 2009), un premier ministre avec une délégation ministérielle à la fête nationale du 20 mai 2009, tandis qu’auparavant, le 9 mars Alain Joyande était porteur d’un message de Sarkozy, record mondial absolu de tous les temps. La fréquence des retrouvailles de Bolloré avec les autorités camerounaises, la chronicité des accolades avec les dirigeants camerounais incitera un journal « L’express » propriété des Nolf et Claeys amis de Bolloré à qualifier non sans témérité de « publicité opportune », l’insertion publicitaire du gouvernement camerounais. Depuis que les relations entre la France et le Cameroun existent, c’est la première fois que Monsieur Biya, la veille d’un déplacement en France, prenne une insertion publicitaire dans un journal français. C’est aussi la première fois qu’une société de journaliste en l’occurrence celle du journal « L’express » humilie aussi radicalement un chef d’Etat africain.

Un tel commentaire à l’adresse du dépositaire d’un prestigieux héritage, de la part d’un journal conservateur nullement suspecté d’irrévérence à l’égard de la hiérarchie gaulliste, laisse songeur. Il donne en tout cas la mesure de la corrosion de la politique africaine de la France. Il donne aussi la mesure de l’érosion de la crédibilité de ses acteurs. Sarkozy étant sensible à l’opinion des journaux, a pris en compte ces facteurs, lors de son entretien avec Biya. Le communiqué de l’Elysée en lui seul dit tout, sur l’opinion que Sarkozy se fait de Biya. En langage diplomatique, il lui a demandé de démissionner. Ce communiqué demande au chef de l’Etat camerounais de faire des efforts sur : la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les élections…En somme, on demande à Biya de revoir toutes ses institutions. Donc, il n’est pas crédible.

Bon nombre d’observateurs garderont à l’esprit, l’entrée triomphale des militants des partis politiques, des associations de la diaspora, unis autour du CODE, où, emportés par un élan nationaliste, ont poussé les autorités françaises à bouter Biya hors du tapis rouge. Etant sans relief aux yeux de l’opinion publique, son homologue l’a lestement propulsé hors du champ de l’espace médiatique français : pas de conférence de presse commune, à l’instar d’un président du Brésil. Le Brésil est un pays du tiers-monde autant que le Cameroun. L’humiliation continuant son cours, les autorités françaises, ont choisi un symbole en la personne de Juppé Maire de Bordeaux, pour être l’hôte du couple Biya. Alain Juppé est le seul ministre battu lors des élections législatives de 2007, il était aussi en tant que secrétaire général du RPR, représentant de ce parti, au congrès fondateur du RDPC à Bamenda en 1985. Par ailleurs, inviter Paul Biya à Bordeaux à une exposition sur la vente des noirs, donc des esclaves, est plein d’enseignement. Enfin, Biya étant un amateur de vin, on l’a convié à la source, pour boire du bon cru au karcher. Cette démarche si peu protocolaire où la prééminence a paru se confondre avec l’avilissement, ne peut que laisser plus d’un observateur de la scène politique africaine songeur. Les Camerounais, peuvent comprendre qu’au-delà du forcing et de l’agitation, Paul Biya est vaincu. La marche des camerounais vers leur destin, n’est qu’une question de timing. Alors il ne reste plus qu’aux camerounais de se serrer la main.

Aimé Mathurin Moussy

Posté par Le CODE à 17:57 - Actualités du CODE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Video de la Manifestation du 24 juillet contre la visite de Paul Biya en France

FRANCAFRIQUE

Manifestation contre la venue du président camerounais Paul Biya en France

NOUVELOBS.COM | 25.07.2009 |

Une quinzaine de personnes ont dénoncé "le soutien insolent et arrogant à une dictature qui s'enrichit sur le dos" de son peuple alors que Nicolas Sarkozy recevait le jour même le président camerounais.

Le  Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (CODE) a organisé, vendredi 24 juillet, une manifestation contre la visite du président camerounais Paul Biya, reçu le même jour par Nicolas Sarkozy.    N'ayant pas été autorisé à manifester devant Matignon, une quinzaine de personnes se sont rassemblées à l’angle de la rue de Varenne et de la rue du Bac, sous haute surveillance de la police.

"Une dictature qui s'enrichit sous le dos des Camerounais"

Soutenu par l'association Survie, les manifestants ont dénoncé "le soutien insolent et arrogant à une dictature qui s’enrichit sur le dos des Camerounais" et demandent que Nicolas Sarkozy "exige du dictateur Paul Biya la mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante internationale au sujet des massacres de février 2008 (139 morts selon l’Observatoire nationale des droits de l’homme)". Pour Emeh Elong, représentant à Paris du CODE : "cet accueil de Paul Biya par le président français, est injuste et va dans le sens de soutenir, semble-t-il, les intérêts des amis de Nicolas Sarkozy, notamment Monsieur Bolloré qui détient 80% de l’économie privée du Cameroun ».
(Malika-Elkord- nouvelobs.com)

Echos de la Visite de la Mobilisation du CODE dans la presse francaise

CAMEROUN

Artiste détenu au Cameroun: un collectif en appelle à Carla Bruni

NOUVELOBS.COM | 24.07.2009 | 13:27

Voici la lettre adressée jeudi 23 juillet par le Code (Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise) à Carla Bruni-Sarkozy pour lui demander d'agir en faveur de  la libération de l'artiste Lapiro de Mbanga, détenu au Cameroun.


Madame la Présidente,

Le Collectif des Organisations Démocratiques de la Diaspora Camerounaise (le CODE) voudrait à travers cette lettre, attirer votre aimable attention et solliciter votre aide pour le cas de l’artiste engagé camerounais, Lambo Sandjo Pierre Roger alias Lapiro de Mbanga et des dizaines d’autres prisonniers d’opinion qui croupissent actuellement dans des cellules infectes du régime antidémocratique du Cameroun.

En effet, le chef du régime corrompu du Cameroun, le dictateur Paul Biya, est actuellement en visite en France et sera, selon le programme officiel, votre hôte à déjeuner, ce vendredi 24 juillet au Palais de l’Elysée.

Nous tenons à porter à votre attention que Monsieur Biya s’est rendu coupable du massacre en février 2008, d’au moins 140 jeunes camerounais en révolte contre la vie chère et contre la modification constitutionnelle qui lui assure le pouvoir à vie. L’exigence d’une commission d’enquête sur ces massacres, formulée par le CODE et les Organisations Camerounaises de Défense des Droits de l’Homme, n’a jamais été accepté par Paul Biya et son régime, alors que les familles des victimes attendent que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue. Plusieurs centaines d’autres personnes restent écroués dans le cadre de ces émeutes de février 2008, donc le Maire Paul Eric Kingué, accusé lui aussi d’avoir «manipulé» les jeunes gens. Ce sont incontestablement des prisonniers politiques.

A la suite de ces manifestations de février 2008 donc, le pouvoir de Paul Biya a fait arrêter Lapiro de Mbanga, au prétexte que ce dernier aurait manipulé et incité les jeunes à se soulever contre le régime. Lapiro a été condamné, après un simulacre de procès, à 3 ans d’emprisonnement ferme et à plusieurs centaines de milliers d’euros de dommages et intérêts.
En réalité, l’artiste Lapiro de Mbanga est emprisonné pour ses opinions politiques pour la dénonciation, au travers de ses chansons des tares congenitales du pouvoir dictatorial corrompu de Paul Biya.

Lapiro de Mbanga, artiste engagé dans la défense des Droits de l’Homme, des pauvres, des orphelins, des veuves, des veufs, des sans-terres, des sans-logis et des laissés pour compte du Cameroun, mérite toute votre sympathie, au même titre qu’une Ingrid Betancourt en Colombie ou autrefois un Ken Saro Wiwa au Nigeria.

C’est parce que nous connaissons votre passion de l’art et votre sensibilité pour les damnés de la terre que nous vous prions de bien vouloir intercéder auprès du Président Sarkozy et des autorités françaises pour qu’elles fassent pression sur le pouvoir dictatorial camerounais, afin que Lapiro de Mbanga, Paul Eric Kingué et tous les autres prisonniers politiques camerounais recouvrent très rapidement la liberté. Aussi, le peuple camerounais appréciera à sa juste valeur, votre soutien pour la mise sur pied d’une Commission d’Enquête pour faire la lumière sur les 140 victimes des massacres de février 2008 au Cameroun.
Restant à votre disposition pour toute suite effective que vous réserveriez à ce courrier, nous vous prions de croire, Madame la présidente, en nos sentiments déférents et distingués.

Fait à Paris, le 23 juillet 2009.


Pour le CODE,

Dr. Moïse ESSOH, Secrétaire Exécutif (UPC) ;
G. TENE SOP, Secrétaire à la Communication (CNR-MUN)
Dr. Patrice NDJOUMI, Secrétaire aux finances (CFM)
Magloire ZINTCHEM, Secrétaire administratif (CFD)
Augusta EPANYA, Membre.
Dr. Samuel NJUFFOM, Membre.
René EMEH ELONG, Membre.
Pr. Franklin NYAMSI, Membre.
Dr. Patrice NDJOUMI, Membre.
Jeannot ANKAYE, Membre
Elisette ABADA, membre.

(Nouvelobs.com)
 

Nicolas Sarkozy évoque les droits de l'homme avec Paul Biya

NOUVELOBS.COM | 24.07.2009 | 17:53

Le chef de l'Etat a demandé au président camerounais de "poursuivre" et d'"approfondir" ses "efforts" pour la démocratie et les Droits de l'Homme, lors d'un déjeuner à l'Elysée. La visite a été vivement critiquée.

La situation intérieure camerounaise, y compris les questions de gouvernance, de démocratie et de droits de l'Homme, a été évoquée vendredi 24 juillet lors de l'entretien entre Paul Biya et Nicolas Sarkozy, selon l'Elysée. Nicolas Sarkozy a demandé au président camerounais de "poursuivre" et "approfondir" ses "efforts" pour la démocratie et les droits de l'Homme. Le président français a également rappelé que "la bonne gouvernance était un critère essentiel de développement" et "combien il était essentiel que des élections aient lieu". "La démocratie et les droits de l'Homme sont une préoccupation constante du président", a affirmé l'Elysée à l'issue de l'entretien.

Une aide au développement de 537 millions d'euros

Lors de l'entretien, Nicolas Sarkozy a assuré que la France maintiendrait son aide au Cameroun malgré la crise. Il a confirmé les 537 millions d'euros promis sur cinq ans dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D), qui prévoit une annulation de la dette bilatérale en échange d'investissements dans des secteurs prioritaires.

Une visite critiquée

L'opposition et les Camerounais vivant en France ont vivement protesté contre la visite de Paul Biya. Au pouvoir depuis 1982, le président camerounais, âgé de 76 ans, a fait voter une révision constitutionnelle pour briguer un nouveau mandat en 2011. Cette manœuvre avait provoqué l'an dernier de violentes émeutes à Yaoundé et Douala qui avaient fait 24 morts, selon le gouvernement, et au moins 139 morts, selon les défenseurs des droits de l'Homme. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault avait écrit mercredi à Nicolas Sarkozy pour lui demander de parler de démocratie au président camerounais. Le député souhaite que Nicolas Sarkozy reprenne "la feuille de route exposée à La Baule en juin 1990" par François Mitterrand. Ce dernier avait déclaré que "cette aide traditionnelle et ancienne" de la France serait "plus tiède face aux régimes qui se comporteront de façon autoritaire" et "enthousiaste envers ceux qui franchiront avec courage ce pas" vers la démocratisation.

"Une prime à la dictature"

Le Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code) a dénoncé "une prime à la dictature". "Lorsque le gouvernement français lui tend la main, lui déroule le tapis rouge, il s'agit d'une prime à l'impunité, à la dictature", exalte Guillaume Tene Sop, responsable du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code). Il dénonce "le soutien insolent et arrogant à une dictature qui s'enrichit sur le dos des Camerounais". Le collectif souhaite de Nicolas Sarkozy "exige du dictateur Paul Biya la mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante internationale au sujet des massacres de février 2008". De plus, le Code appelle la France à faire pression sur Paul Biya pour qu'il crée une commission électorale indépendante et "déclare ses biens et la provenance de ses biens".
Le socialiste
François Hollande a apporté son soutien au collectif, estimant que "nous devons faire pression pour que le président Sarkozy, en recevant Biya, dise que la démocratie n'est pas réservée à certains pays mais qu'elle est universelle", a-t-il dit.

Favoriser une dynamique régionale


L'entretien a également porté sur les questions régionales. Nicolas Sarkozy a exprimé sa conviction que le Cameroun pouvait jouer un "rôle moteur" pour "favoriser l'émergence d'une dynamique régionale", selon l'Elysée. Ce rôle était traditionnellement rempli par le président gabonais Omar Bongo, décédé début juin. Interrogé par la presse sur sa volonté de prendre la succession du Gabonais, Paul Biya a répondu qu'il était "disponible". Paul Biya a entamé une visite officielle en France mardi et qui s'achève vendredi.

(Nouvelobs.com).

L'Express : une pub pour le Cameroun qui dérange

NOUVELOBS.COM | 24.07.2009 | 12:10

L'Express diffuse une publicité pour des sites internet de la présidence du Cameroun. La SDJ estime que c'est "en totale contradiction avec le traitement éditorial qui est réservé à ce dirigeant" dans leurs colonnes.

La Société des journalistes (SDJ) de L'Express dénonce l.a publication dans l'hebdomadaire d'une publicité pour des sites internet de la présidence du Cameroun, estimant qu'elle "nuit à l'image" du journal, vendredi 24 juillet dans un communiqué.
Dans son édition de jeudi,
L'Express publie une demi-page de publicité pour la "webTV de la présidence du Cameroun" et la "webTV des réformes et réalisation du Cameroun".

Une publicité opportune

"Cette publicité, qui paraît opportunément à l'occasion de la visite officielle en France (du président du Cameroun, Paul Biya), nuit à l'image de L'Express en induisant le doute sur la caution qu'apporterait le journal à un homme régulièrement dénoncé pour ses manquements démocratiques", déplore la SDJ.
Elle s'inscrit "en totale contradiction avec le traitement éditorial qui est réservé à ce dirigeant dans nos colonnes", ajoute-t-elle.
La SDJ estime qu'"aucune raison économique ne doit conduire le journal à accepter ce genre de publicités", dénonçant la succession "dans un passé récent" d'autres encarts publicitaires "tout aussi contestables", par exemple concernant un livre entretien avec le président du Congo,
Denis Sassou-Nguesso.

(Nouvelobs.com).

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-22-Cameroun

La valise diplomatique

mercredi 22 juillet 2009

Controverse autour de la visite en France de M. Paul Biya

Le président de la République du Cameroun, M. Paul Biya, est arrivé en France le 21 juillet pour une visite officielle de quatre jours. M. Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code), a estimé lors d’une conférence de presse que M. Biya, au pouvoir depuis 1982, était le « nouveau doyen de la Françafrique depuis la mort du dictateur Bongo ». Le Collectif demande la mise en place d’une commission d’enquête indépendante internationale sur la répression du mouvement social de février 2008, qui, selon l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH), a fait au moins 139 morts. Il veut aussi que M. Sarkozy, « et son épouse, Carla Bruni, qui a chanté pour Mandela », exigent la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

L’ancienne métropole compte parmi les premiers partenaires commerciaux du Cameroun. Le groupe Bolloré, dont les médias soignent avec ardeur l’image internationale du président Biya, y est particulièrement bien implanté...

, , , ,

Posté par Le CODE à 10:41 - Actualités du CODE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »