Le boycott général de la mascarade du 09 octobre par notre peuple , est un rejet très clair du dictateur Paul Biya
Entretien avec TENE SOP
- Lundi, 17 Octobre 2011 00:00
Arrestation des membres des activistes du Front Uni lors de la mascarade du 09 octobre à Bruxelles: l'éclairage de Moise Essoh
Ayant lu et entendu tout et son contraire à propos de l’arrestation administrative le 09 octobre dernier à Bruxelles, des membres du Front Uni de la diaspora Camerounaise pour le Boycott Actif,
Je tiens à rétablir la vérité des faits et à donner les précisions ci-après.
Mais avant de les donner, je tiens d’abord à déplorer le manque de professionnalisme de certains journalistes, qui, dans le feu de l’action, n’ont pas vérifié leurs informations avant de les balancer à la cantonade, probablement plus obsédés par le scoop que par l’info. J’y reviendrai dans le corps de cette mise au point.
D’abord, il faut éclairer le public sur nos réelles intentions.
Nos intentions réelles étaient de démontrer la fraude qui s’est sans aucun doute pratiquée dans les locaux de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles lors de ce scrutin. Nous voulions perturber le déroulement du scrutin, mais en dénonçant la fraude en direct, certainement très fermement, parce que la situation est très grave, mais sans violence gratuite.
Pour cela, nous avons voulu pénétrer dans l’ambassade et dire, démontrer, interpeller et dénoncer une fois encore l’administration camerounaise sur la manière dont ces « élections » ont été préparées en Belgique : pas de transparence sur les commissions d’inscriptions sur les listes électorales (on ne sait toujours pas qui en a fait partie), sur les commissions de vote, de dépouillement, etc. Pas de présence de scrutateurs du SDF : nous venions d’apprendre de la bouche du président provincial de ce parti en Belgique, que son scrutateur avait été rejeté pour cause de « retard ». Quand on sait maintenant que de nombreux bureaux de vote ont ouvert très en retard au Cameroun même, on comprend l’hypocrisie du motif avancé par le « représentant » d’ELECAM en Belgique, qui n’est autre qu’un fonctionnaire de l’ambassade du Cameroun.
Nous voulions dénoncer, en plein scrutin c’est-à-dire preuves à l’appui, que toute l’organisation était basée sur l’omniprésence des fonctionnaires de l’ambassade, c’est-à-dire de l’administration, dans tout le processus ; dénoncer la proximité évidente des scrutateurs dits « neutres » avec ces mêmes fonctionnaires d’ambassade. On a vu des échantillons de ce genre de neutralité avec Mme Biyong. Bref, nous voulions dénoncer tout cela devant les caméras présentes. Voilà, c’est tout.
Si l’ambassade du Cameroun en Belgique n’avait pas été transformée en bunker, nous n’aurions pas été obligés d’employer la ruse pour entrer dans l’enceinte de l’ambassade. Et nous n’aurions pas assisté aux événements qui se sont déroulés.
De nombreuses caméras étaient sur place, et un site d’info a même publié la vidéo dès le dimanche soir. Mais cette vidéo, qui montrait très clairement ce qui s’est passé, a été retirée de lendemain, remplacée par la conférence de presse de l’ambassadeur du Cameroun en Belgique. Nous n’imaginons pas dans cette coïncidence, une relation de cause à effet…
Nous-mêmes, nous avons filmé les événements, mais nos vidéos ont été effacées par la police de l’Ipod du membre du Front Uni durant notre détention administrative. Canal 2 TV, Africa 24, et la CRTV m’a-t-on dit, ainsi que des privés étaient sur place. Les images – qui ne mentent jamais, sauf si on coupe – montrent clairement nos attitudes : aucune des deux personnes qui ont réussi à entrer dans l’ambassade n’a frappé quelqu’un. Aucun n’a vraiment résisté aux policiers qui les ont expulsés. Personne ne peut se plaindre d’avoir reçu un coup, si ce n’est dans la bousculade qui a eut lieu à un moment lorsque les policiers dégageaient la porte de l’ambassade pour évacuer les deux membres du Front Uni qui avaient réussi à entrer. C’est à ce moment aussi qu’un policier a involontairement blessé à la tête un membre du Front Uni avec son talkie-walkie.
Nous savions qu’il y avait un dispositif de sécurité important, comprenant au moins un policier belge en civil à l’intérieur de l’ambassade. Ce policier était posté juste au dessus des escaliers de l’entrée. Et quand nous avons décidé de mener l’opération « Perturber le déroulement du scrutin en dénonçant la fraude en direct », qui peut vraiment croire que les deux qui ont pu entrer pensaient ou espéraient vraiment braver tous ces cordons de sécurité, à eux deux seuls contre plus de 20 membres du personnel de l’ambassade en plus des policiers en civil, et arriver jusqu’à déchirer des bulletins de vote ou prendre l’urne (et sortir par où avec), etc. ? Quand on nous a arrêté, les policiers n’ont rien trouvé qui ressemble à un outil pouvant servir à commettre un acte de violence, même pas un briquet, sur aucun de nous 4.
Qu’on cesse donc de raconter des histoires. Nous avons juste posé un geste de résistance citoyenne face à une mascarade électorale irréfutable.
J’en appelle d’ailleurs à ce que les médias qui étaient présents mettent à la disposition du public, même sur les sites populaires de vidéo (Youtube, Dailymotion), les vidéos de ce qu’ils ont filmés, même sans montage. Toute la vérité sera évidente, et va balayer les mensonges qui circulent, et les spéculations de ceux qui nous prêtent l’intention d’avoir voulu brûler l’urne ou déchirer les bulletins.
Nous avions déjà mené ce genre d’action, lors du passage d’une délégation d’ELECAM – dont Mme Biyong – dans ces mêmes locaux. Après avoir patiemment écouté les inepties de cette délégation, nous nous étions levés pour protester citoyennement contre ce processus frauduleux : avions-nous brutalisé quelqu’un ce jour-là ?
Ceci dit, l’action a quand même atteint son objectif, qui était la dénonciation spectaculaire de la fraude. En plus, nous avons démontré la panique du régime face à quelques citoyens déterminés et désireux de prendre les fraudeurs la main dans le sac. Nous avons démontré la nature policière de ce régime, qui est prompt à faire appel aux forces de l’ordre pour étouffer la moindre contestation politique Nous voulions poser un acte fort et médiatique pour attirer l’attention sur la nature frauduleuse de cette « élection » : l’ambassade nous a aidé plus que nous ne l’espérions.
S’agissant donc des manques journalistiques flagrants, qui ont été jusqu’à être diffusés sur des chaînes populaires au Kamerun, créant des réactions sans mesure avec la réalité des faits, j’indexe principalement deux articles :
Celui du « journaliste » Benoît Balla de Cameroon-info.net, qui a parlé de « rixe » dans son article sur indiquant, je cite :
« Le bureau de vote avait ouvert à 8h conformément aux dispositions de la loi électorale. Dès les premières heures, les membres de «Boycott Election 2011», avec à leur tête Moïse Essoh, voulaient déjà entrer dans les locaux de l’Ambassade pour perturber, voire empêcher le déroulement du scrutin. Vers 11h, alors que certains des 146 inscrits avaient déjà accompli leur devoir, les membres du collectif ont trompé la vigilance de la police qui était encore discrète en ce moment là pour rentrer dans les locaux de l’Ambassade.
A l’intérieur, ils ont été stoppés au niveau des escaliers qui mènent vers le hall par le personnel de l’Ambassade. Essoh, Tchangué et compagnie ne se sont pas laissé compter ; ils avaient leur objectif qui était d’atteindre la salle où se déroulait le scrutin. On a assisté à une véritable rixe.» - extrait de l’article de Benoît Balla sur Cameroon-info.net
N’ayant personnellement pas pénétré dans les locaux de l’ambassade, comme le montrent d’ailleurs les vidéos prises sur les lieux, dont une publiée le lendemain sur canal-info.net – qui l’a depuis retirée – je ne sais donc pas à quelle « rixe » j’aurai participé, ni moi ni aucun de mes camarades d’ailleurs. D’autre part, le collectif « Boycott élections 2011 » n’existe pas, ce qui démontre l’absence totale de professionnalisme de cet Benoît Balla, qui n’a même pas pris la peine de vérifier ses informations, mais qui a largement diffusé de fausses informations. Sans en accuser ce journaliste, je dirais que ce type de présentation des faits correspond à une tactique médiatique souvent utilisée par l’UNC-RDPC : en effet, sa propagande habituelle qui consiste à diaboliser ceux qui lui résistent, en les présentant abusivement comme des casseurs, des bandits et autres images négatives aux yeux de la population.
L’autre article est celui de M. Gnowa sur Camer.be.
Ce journaliste, qui nous a habitué à plus d’exactitude dans ses papiers, est lui aussi tombé dans le piège de l’interprétation, attribuant à Marcel Tchangué les propos selon lesquels notre intention était de venir casser l’urne ou de déchirer les bulletins. M. Tchangué que j’ai contacté à ce sujet, affirme n’avoir déclaré de tels propos, pour toutes les raisons qui sont mentionnées ci-dessus.
Etant donné que les images existent pour démontrer ce qui s’est réellement passé, j’en appelle à ne plus reproduire à l’avenir ce genre de mensonges ou d’inexactitudes. Que cette mise au point – et les images que j’appelle ceux qui les ont filmées – ferment donc la parenthèse de fables qui entoure la violence disproportionnée et répressive que les autorités de l’ambassade du Cameroun ont manifesté à notre égard.
Cameroun: Mascarade présidentielle sur fond de manifestations à Berlin: Le Boycott sort grand vainqueur avec 67%…
34%. C’est le taux de participation à la mascarade présidentielle à Berlin. Seuls 92 électeurs (sur les 261 inscrits, Ndlr) ont fait le déplacement de la Ulmenallée 32, siège de l’Ambassade du Cameroun à Berlin, pour «accomplir leur devoir civique». Les responsables du « Front uni de la Diaspora en Allemagne » qui avait appelé au « boycott actif de la mascarade du 09 octobre» ne cachaient pas leur satisfaction. Pour Mr Tene Sop, secrétaire Général du Conseil National pour la Résistance-Mouvement Umnyobiste et l’un des responsables du Front Uni en Allemagne «ce taux de participation squelettique est une deuxième victoire pour le front du boycott. Nous avions déjà appelé au boycott des inscriptions sur les listes électorales en Août et nous avons été largement suivis, puisque seulement 260 personnes se sont enregistrées ; soit environ 0,3% d’électeurs potentiels en Allemagne [Ndlr : le nombre officiel de camerounais en RFA est d’environ 20 mille]. C’est un désaveu pour le dictateur Paul Biya, c’est un refus clair de la diaspora de se rendre complice de la mascarade électorale de Biya et ELECAM (…) et nous disons bravo à notre diaspora »
L’Ambassade du Cameroun à Berlin avait parfois des allures de citadelle fantôme dans la matinée de ce dimanche 09 octobre. A l’entrée une affiche, visiblement bricolée à la va-vite, indiquait «ELECAM, Bureau de vote de Berlin». En Face, quelques dizaines de manifestants, emmenés par les activistes Tene Sop et Wanko, debout derrière 3 banderoles géantes, donnent de temps à autre de la voix, troublant le calme plat dans lequel baigne la Ulmenallée et ses environs : «29 ans ça suffit, Paul Biya dictateur», «Paul Biya, Assassin», « Paul Biya, on aura ta peau », «ELECAM, TRICHER-CAM»,etc. scandent-ils sous le regard perplexe de quelques passants et curieux dont certains n’hésitent pas à venir aux nouvelles.
C’est aux environs de midi que le nombre d’électeurs qui jusque là arrivaient à compte goutte, s’accélère avant de se tasser vers 16 heures, avec l’arrivée d’un mini-bus rempli de personnes vêtues aux couleurs du RDPC qui suscitent le courroux et la désapprobation de Mr Wanko Jean Robert, porte-parole du DNK et l’un des leaders du Front du boycott. «C’est totalement scandaleux et illégal que les militants du Rdpc se présentent dans les bureaux de vote avec des insignes de leur parti ! La campagne est terminée depuis hier nuit et la loi interdit le port des pagnes et autres gadgets du parti le jour de l’élection, fulmine-t-il avant de conclure, sentencieux : «Si ELECAM était sérieux, il annulerait le scrutin à Berlin car le Rdpc a violé la loi… ». Sona Mukètè le responsable du Rdpc en Allemagne est d’un tout autre avis «Ce sont des histoires. On ne peut plus porter son écharpe et sa casquette du parti en paix ? Ils cherchent déjà des prétextes pour contester la victoire éclatante de notre candidat qui s’annonce(…)». Affaire à suivre !
Le résultat de l’élection présidentielle dans le bureau de vote de Berlin a donné 46 voix à Paul Biya, 17 à John Fru Ndi et 7 à Kah Walah…
Essama Benoît Joël à Berlin
Boycott de la Mascarade du 09 octobre: La Diaspora à l'unisson à Bruxelles
Nous, organisations citoyennes et personnalités du Front Uni de la Diaspora Camerounaise pour le boycott actif de la mascarade du 9 octobre 2011, rassemblées ou représentées à Bruxelles le samedi 17 septembre 2011,
Après avoir analysé la situation politique du Cameroun et le contexte national et international actuel,
- Constatons avec satisfaction que, en dépit des manoeuvres dilatoires des délégations
d’ELECAM envoyées en villégiature en occident pour soit disant installer les
commissions électorales, le mot d’ordre de boycott actif du processus électoral a été
très largement suivi par les Camerounais de la diaspora qui se sont massivement
abstenus de s’inscrire sur les listes électorales frauduleuses d’ELECAM ;
- Saluons les Camerounais de la Diaspora pour cette attitude patriotique qui s’illustre par
un rejet sans appel du régime despotique de Paul Biya ;
- Félicitions les Patriotes dont les actions courageuses ont permis de mettre à nu
l’ampleur des fraudes orchestrées par ELECAM en Europe et en Amérique du Nord ;
- Constatons que ce désaveu total du processus électoral opaque piloté par ELECAM
démontre sans équivoque que les Camerounais, tant de la diaspora que de l’intérieur,
n’ont aucune confiance en une élection organisée par le régime de M. Paul Barthélemy
Biya ;
- Réaffirmons notre farouche opposition à la mascarade électorale qui se déroule
actuellement au Cameroun et en diaspora ;
- Dénonçons par conséquent la poursuite d’un processus électoral mafieux, totalement
illégitime, et qui n’a pour but que de maintenir Paul Biya au pouvoir pour le grand
malheur du peuple camerounais.
- Affirmons que nous ne reconnaîtrons aucun président issu de cette mascarade, ni
aucun gouvernement formé par lui;
- Mettons fermement en garde le dictateur Paul Biya et son régime despotique contre
leur entêtement suicidaire à se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple
camerounais souverain. L’exigence d’une élection libre, transparente et démocratique
ne peut être impunément ignorée, et toute répression d’un boycott populaire de la
mascarade du 09 octobre conduira à une radicalisation des aspirations du Peuple, dès
lors libre et fondé d’utiliser tous les moyens possibles pour se défaire de tout ennemi
illégitimement installé au pouvoir;
- Réaffirmons notre ferme volonté d’unir nos forces pour atteindre l’objectif commun, à
savoir la fin du régime dictatorial et sanguinaire de Paul Biya et l’avènement d’un
régime véritablement démocratique et patriotique au Cameroun ;
Nous, organisations et personnalités du Front Uni de la diaspora camerounaise pour le boycott actif de la mascarade électorale,
- Avons élaboré ensemble un plan d’action commun pour la réussite du boycott actif de la
mascarade électorale ; ce plan d’action sera mis en oeuvre dans toutes les régions de la
diaspora où ces organisations et personnalités sont implantées ;
- Avons créé un comité de pilotage, Etat Major du Boycott Actif, chargé de coordonner la
mise en oeuvre du plan d’action et de renforcer les synergies, et composé comme suit :
o Allemagne: Jean Robert Wanko, Tene Sop
o Belgique: Moïse Essoh
o Canada : Michael Fogaing, Dr Jean Crepin Nyamsi
o USA: Dr Peter Ade, Talla Corantin, Léon Tuam
o France: Christophe Junior Zogo, Emeh Elong, Robert Waffo Wanto
o UK: Brice Nitcheu
Enfin, nous :
- Appelons les Camerounais de la diaspora à se mobiliser massivement pour empêcher
par tous les moyens pertinents le déroulement de cette mascarade électorale dans
leurs pays de résidence respectifs ;
- Demandons aux Camerounais de l’intérieur de se détourner massivement de cette
mascarade électorale, d’empêcher par tous les moyens que cette mascarade aboutisse
au maintient de M. Paul Biya au pouvoir et de se tenir prêt pour l’ultime sursaut
patriotique
- Appelons les candidats déclarés à la mascarade du 09 octobre à se retirer pour ne pas
légitimer, par leurs présences, un processus antipopulaire et antinational qui ouvrira
sans aucun doute une ère d’instabilité durable pour le Cameroun.
Fait à Bruxelles, le 17 septembre 2011
CAMDIAC
Dr Peter Ade
Diaspora pour le Modernité (DIASPOMO)
Michael Fogaing
Conscience du Cameroun
Corantin Talla
Demokratisches Netzwerk für Kamerun (DNK)
Jean Robert Wanko
CODE:
Christophe Junior Zogo
Personnalités politiques:
Dr Guerandi Mbara
Ndzana Seme
Leon Tuam
Patrice Nganang
Cameroun - Vote de la Diaspora: Un Front Uni pour le Boycott de la Mascarade Electorale a vu le jour!
PLATE-FORME DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE pour le REFUS de la mascarade électorale en préparation au Cameroun et pour le BOYCOTT ACTIF du processus électoral

APPEL AU BOYCOTT ACTIF DE LA MASCARADE ELECTORALE EN COURS DANS LES AMBASSADES DU CAMEROUN
A propos de la mascarade actuellement en cours dans les ambassades du Cameroun, qui tentent « d’organiser » en moins de 4 semaines, périodes de recours comprises, l’inscription et la remise des cartes d’électeurs pour au moins 4 millions de Camerounais de la Diaspora, selon les chiffres officiels de M. Eyebe Ayissi, Ministre des Affaires Etrangères du régime dictatorial de Yaoundé :
Considérant l’empressement du régime dictatorial RDPC de M. Paul Barthélemy Biya à adopter un décret d’application du « droit de vote des Camerounais de la diaspora » qui confie l’organisation des élections aux ambassades du Cameroun, antichambres notoires du RDPC, où les ambassadeurs ne peuvent qu’assurer la victoire par tous les moyens de celui qui les nomme ;
Considérant qu’en plus des tares et insuffisances déjà largement dénoncées d’ELECAM, cet organe a été privé du droit de proclamer les résultats, même provisoires, des élections ;
Considérant la volonté obstinée de Paul Biya d’exclure des millions de Camerounais de la diaspora du processus électoral par son refus de leur accorder la double nationalité, démontrant par cet ostracisme délibéré que le fossé entre les Camerounais de la diaspora et le régime oppresseur en place au Cameroun est très profond ;
Considérant que le nombre limité de bureaux de votes dans la diaspora oblige nos compatriotes de l’étranger à parcourir des milliers de kilomètres pour se faire enrôler sur les listes électorales et ensuite revenir voter ;
Considérant que les ambassades exigent pour l’inscription sur les listes électorales, une «carte de séjour en cours de validité dans leur pays d’accueil», excluant de fait les milliers de nos compatriotes «sans papiers»;
Considérant que le processus d’inscription sur les listes électorales dans la diaspora prend des allures de « fichage policier» par la longue fiche d’informations qu’il faut remplir auprès des ambassades et postes consulaires ;
Considérant que la majorité des membres des « commissions électorales » installées dans les ambassades sont des membres du RDPC et/ou des membres du personnel diplomatique, confortant la conviction que les élections organisées par les ambassadeurs du Cameroun sont gagnées d’avance par Paul Biya ;
Considérant l’impossibilité d’informer équitablement, en si peu de temps, tous les électeurs potentiels de la diaspora des conditions d’inscription sur les listes électorales, avec comme corollaire que l’information est préférentiellement tournée vers les militants du RDPC ;
Considérant que, malgré les protestations légitimes du peuple camerounais et malgré toutes les réserves émises par les organisations et personnalités politiques sérieuses sur la neutralité et l’indépendance de cet organe corrompu et anti-démocratique, le dictateur et son régime continuent leur fuite en avant avec ELECAM ;
Considérant que ELECAM, avec le traitement salarial ministériel des membres, est un organe clairement sous le contrôle du RDPC et de l’administration RDPC (y compris ses ambassades à l’étranger), et que, par conséquent, ELECAM n’a rien d’un organe indépendant ;
Considérant l’instrumentalisation par l’autocrate Biya de certains partis et personnalités politiques pour apporter leur caution aux fraudes qui se préparent ;
Considérant que toutes les élections qui se sont déroulées au Cameroun depuis 1990 ont été organisées pour maintenir le dictateur Paul Biya au pouvoir ;
Considérant les appels répétés du peuple Camerounais et des partenaires du Cameroun pour l’organisation des élections libres et transparentes par un organe réellement indépendant ;
Considérant qu’en massacrant en février 2008 plus de 150 jeunes qui étaient descendus massivement dans les rues pour protester contre son tripatouillage constitutionnel, M. Paul Barthélemy Biya Bi Mvondo a clairement démontré qu’il n’a aucune intention de quitter le pouvoir ;
Nous, Organisations et personnalités camerounaises de la Diaspora, signataires de la présente Déclaration et prenant les Camerounais à témoin,
1-Déclarons solennellement notre hostilité à toute élection organisée au Cameroun et dans sa diaspora par ELECAM, un organisme partial et partisan au service du régime corrompu au pouvoir.
2-Appelons en conséquence tous les patriotes camerounais de la diaspora et de l’intérieur à empêcher, par tous les moyens, les inscriptions sur les listes électorales et la tenue d’élections mascarades qui auraient pour seul but la reconduction de Paul Barthélemy Biya et son régime ;
3-Dénonçons avec la dernière énergie la main mise des Ambassadeurs du Cameroun sur l’organisation des élections et appelons tous les Camerounais de la diaspora en capacité de voter, en signe de protestation contre les conditions électorales anti-démocratiques en vigueur, à boycotter massivement les inscriptions sur les listes électorales partout dans le monde ;
4-Dénonçons l’exclusion des millions de Camerounais de la diaspora du processus électoral du simple fait qu’ils ont pris la nationalité de leurs pays de résidence, alors que la majorité des pays africains donne le même droit a leurs citoyens dans les mêmes conditions;
5-Appelons tous les Camerounais de la diaspora au boycott actif de cette mascarade électorale, en posant tout acte pertinent de leur choix ou en participant à toute action pertinente ayant pour objectif de dénoncer et/ou d’empêcher toute opération de cette mascarade électorale.
6-Dénonçons le financement d’ELECAM et les salaires de ses membres, grassement payés par l’argent du contribuable camerounais, et qui ne peuvent scier une branche sur laquelle ils sont assis;
7-Estimons les protestations du Peuple Camerounais contre ELECAM fondées, et encourageons ce Peuple à stopper, par tous les moyens en sa possession, la comédie ubuesque que Paul Biya s’apprête encore à lui servir après 30 ans de gabegie;
8-Ré-affirmons que ELECAM est inféodé au régime RDPC, et donc incapable d’organiser une élection libre et transparente, et porte de ce fait, les risques d’une instabilité durable au Cameroun, comme en Egypte et en Tunisie ;
9-Réaffirmons que seule une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante des partis et de l’administration doit organiser tout le processus électoral depuis l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats ;
10-Appelons les amis du Cameroun qui s’inquiètent des risques d’instabilité inhérente aux élections, à utiliser tous les moyens de pression pour persuader Paul Biya de quitter le pouvoir, ou de créer des conditions d’une alternative pacifique au Cameroun;
11-Appelons les partis et personnalités politiques qui comptent crédibiliser cette farce électorale par leur participation, à renoncer à cette position et à rejoindre le camp du peuple qui s’abstient en signe d’opposition à cette mascarade;
12-Affirmons avec sérénité que nous ferons tout notre possible pour empêcher l’exportation de la fraude électorale par M. Biya au cœur des démocraties occidentales.
13-Appelons nos compatriotes de la diaspora et de l’intérieur à se tenir prêt á répondre à l’appel pour la libération de notre pays du joug du régime néocolonial au pouvoir.
L’heure de la libération de notre pays a sonné !
Fait le 17 août 2011
Signataires:
Pour le Collectif des Organisations démocratiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) :
Brice NITCHEU, Angleterre
Moise ESSOH, Belgique
Pour le Conseil national pour la Resistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)
M. G. Tene SOP, Allemagne
Pour Cameroon Diaspora for Change (CAMDIAC)
M. Jean Bosco TAGNE
Pour le Cercle Félix Moumié (CFM)
M. Patrice NDJOUMI, Belgique
Pour le Demokratisches Netzwerk für Kamerun (DNK)
M. Jean Robert WANKO, Allemagne
Personnalité politique, engagée dans la refondation du Cameroun :
Dr. GUERANDI MBARA Goulongo, Afrique.
Pour Front pour l’Evolution et la République (FER)
M. Guy Simon NGAKAM, Belgique
Pour le Front Panafricain (FP)
M. Robert WAFFO WANTO, France
Pour l’Union des Populations du Cameroun (UPC)
M. René EMEH ELONG, France
Pour Conscience du Cameroun (CDC)
Corantin Talla, USA
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http://www.afrik.com/article23507.html
Société - Afrique Centrale - Cameroun - International - Diplomatie - Politique - Droits de l’Homme - Election

PLATE-FORME DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE pour le REFUS de la mascarade électorale en préparation au Cameroun et pour le BOYCOTT ACTIF du processus électoral APPEL AU BOYCOTT ACTIF DE LA MASCARADE ELECTORALE EN COURS DANS LES AMBASSADES DU CAMEROUN
A propos de la mascarade actuellement en cours dans les ambassades du Cameroun, qui tentent « d’organiser » en moins de 4 semaines, périodes de recours comprises, l’inscription et la remise des cartes d’électeurs pour au moins 4 millions de Camerounais de la Diaspora, selon les chiffres officiels de M. Eyebe Ayissi, Ministre des Affaires Etrangères du régime dictatorial de Yaoundé :
Considérant l’empressement du régime dictatorial RDPC de M. Paul Barthélemy Biya à adopter un décret d’application du « droit de vote des Camerounais de la diaspora » qui confie l’organisation des élections aux ambassades du Cameroun, antichambres notoires du RDPC, où les ambassadeurs ne peuvent qu’assurer la victoire par tous les moyens de celui qui les nomme ;
Considérant qu’en plus des tares et insuffisances déjà largement dénoncées d’ELECAM, cet organe a été privé du droit de proclamer les résultats, même provisoires, des élections ;
Considérant la volonté obstinée de Paul Biya d’exclure des millions de Camerounais de la diaspora du processus électoral par son refus de leur accorder la double nationalité, démontrant par cet ostracisme délibéré que le fossé entre les Camerounais de la diaspora et le régime oppresseur en place au Cameroun est très profond ;
Considérant que le nombre limité de bureaux de votes dans la diaspora oblige nos compatriotes de l’étranger à parcourir des milliers de kilomètres pour se faire enrôler sur les listes électorales et ensuite revenir voter ;
Considérant que les ambassades exigent pour l’inscription sur les listes électorales, une « carte de séjour en cours de validité dans leur pays d’accueil », excluant de fait les milliers de nos compatriotes « sans papiers » ;
Considérant que le processus d’inscription sur les listes électorales dans la diaspora prend des allures de « fichage policier » par la longue fiche d’informations qu’il faut remplir auprès des ambassades et postes consulaires ;
Considérant que la majorité des membres des « commissions électorales » installées dans les ambassades sont des membres du RDPC et/ou des membres du personnel diplomatique, confortant la conviction que les élections organisées par les ambassadeurs du Cameroun sont gagnées d’avance par Paul Biya ;
Considérant l’impossibilité d’informer équitablement, en si peu de temps, tous les électeurs potentiels de la diaspora des conditions d’inscription sur les listes électorales, avec comme corollaire que l’information est préférentiellement tournée vers les militants du RDPC ;
Considérant que, malgré les protestations légitimes du peuple camerounais et malgré toutes les réserves émises par les organisations et personnalités politiques sérieuses sur la neutralité et l’indépendance de cet organe corrompu et anti-démocratique, le dictateur et son régime continuent leur fuite en avant avec ELECAM ;
Considérant que ELECAM, avec le traitement salarial ministériel des membres, est un organe clairement sous le contrôle du RDPC et de l’administration RDPC (y compris ses ambassades à l’étranger), et que, par conséquent, ELECAM n’a rien d’un organe indépendant ;
Considérant l’instrumentalisation par l’autocrate Biya de certains partis et personnalités politiques pour apporter leur caution aux fraudes qui se préparent ;
Considérant que toutes les élections qui se sont déroulées au Cameroun depuis 1990 ont été organisées pour maintenir le dictateur Paul Biya au pouvoir ;
Considérant les appels répétés du peuple Camerounais et des partenaires du Cameroun pour l’organisation des élections libres et transparentes par un organe réellement indépendant ;
Considérant qu’en massacrant en février 2008 plus de 150 jeunes qui étaient descendus massivement dans les rues pour protester contre son tripatouillage constitutionnel, M. Paul Barthélemy Biya a clairement démontré qu’il n’a aucune intention de quitter le pouvoir ; Nous, Organisations et personnalités camerounaises de la Diaspora, signataires de la présente Déclaration et prenant les Camerounais à témoin,
Déclarons solennellement notre hostilité à toute élection organisée au Cameroun et dans sa diaspora par ELECAM, un organisme partial et partisan au service du régime corrompu au pouvoir. Appelons en conséquence tous les patriotes camerounais de la diaspora et de l’intérieur à empêcher, par tous les moyens, les inscriptions sur les listes électorales et la tenue d’élections mascarades qui auraient pour seul but la reconduction de Paul Barthélemy Biya et son régime ;
Dénonçons avec énergie la main mise des ambassadeurs du Cameroun sur l’organisation des élections et appelons tous les Camerounais de la diaspora en capacité de voter, en signe de protestation contre les conditions électorales anti-démocratiques en vigueur, à boycotter massivement les inscriptions sur les listes électorales partout dans le monde ;
Dénonçons l’exclusion des millions de Camerounais de la diaspora du processus électoral du simple fait qu’ils ont pris la nationalité de leurs pays de résidence, alors que la majorité des pays africains donne le même droit a leurs citoyens dans les mêmes conditions ;
Appelons tous les Camerounais de la diaspora au boycott actif de cette mascarade électorale, en posant tout acte pertinent de leur choix ou en participant à toute action pertinente ayant pour objectif de dénoncer et/ou d’empêcher toute opération de cette mascarade électorale.
Dénonçons le financement d’ELECAM et les salaires de ses membres, grassement payés par l’argent du contribuable camerounais, et qui ne peuvent scier une branche sur laquelle ils sont assis ; Estimons les protestations du Peuple Camerounais contre ELECAM fondées, et encourageons ce Peuple à stopper, par tous les moyens en sa possession, la comédie ubuesque que Paul Biya s’apprête encore à lui servir après 30 ans de gabegie ; Affirmons que ELECAM est inféodé au régime RDPC, incapable d’organiser une élection libre et transparente, et porte les risques d’une instabilité durable au Cameroun, comme en Egypte et en Tunisie ;
Réaffirmons que seule une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante des partis et de l’administration doit organiser tout le processus électoral depuis l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats ;
Appelons les amis du Cameroun qui s’inquiètent des risques d’instabilité inhérente aux élections, à utiliser tous les moyens de pression pour persuader Paul Biya de quitter le pouvoir, ou de créer des conditions d’une alternative pacifique au Cameroun ; Appelons les partis et personnalités politiques qui comptent crédibiliser cette farce électorale par leur participation, à renoncer à cette position et à rejoindre le camp du peuple qui s’abstient en signe d’opposition à cette mascarade ; Affirmons avec sérénité que nous ferons tout notre possible pour empêcher l’exportation de la fraude électorale par M. Biya au coeur des démocraties occidentales.
Appelons nos compatriotes de la diaspora et de l’intérieur à se tenir prêt á répondre à l’appel pour la libération de notre pays du joug du régime néocolonial au pouvoir.
L’heure de la libération de notre pays a sonné.
Fait le 17 août 2011
Signataires :
Pour le Collectif des Organisations démocratiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) :
Brice NITCHEU, Angleterre
Moise ESSOH, Belgique
Pour le Conseil national pour la Resistance Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)
M. Guillaume Tene SOP, Allemagne
Pour Cameroon Diaspora for Change (CAMDIAC)
M. Jean Bosco TAGNE
Pour le Cercle Félix Moumié (CFM)
M. Patrice NDJOUMI, Belgique
Pour le Demokratisches Netzwerk für Kamerun (DNK)
M. Jean Robert WANKO, Allemagne
Personnalité politique, engagée dans la refondation du Cameroun :
Dr. GUERANDI MBARA, Afrique
Pour Front pour l’Evolution et la République (FER)
M. Guy Simon NGAKAM, Belgique
Pour le Front Panafricain (FP)
M. Robert WAFFO WANTO, France
Pour l’Union des Populations du Cameroun (UPC)
M. René EMEH ELONG, France
Des millions de Camerounais de la diaspora toujours privés du droit de vote

De nombreux Camerounais vivant à l’étranger qui ont cru qu’ils pourraient désormais participer à la vie politique de leur pays en votant comme tout citoyen, vont déchanter. Car le droit de vote qui leur est désormais reconnu est soumis à de telles restrictions et complications, que la plupart d’entre eux ne pourront pas en bénéficier.
L’Assemblée nationale camerounaise avait pourtant pris une décision historique, en adoptant, le 6 juillet, la loi autorisant les Camerounais de l’étranger à participer aux élections présidentielles et aux référendums. Dans la foulée, un décret présidentiel promulgué un mois plus tard, le 8 août, était venu rendre cette loi applicable. Mais pas à tous les potentiels bénéficiaires.
En France comme dans les autres pays où vivent les Camerounais expatriés, ce texte a été accueilli avec beaucoup d’attention. Car ce sont plusieurs millions de personnes qui depuis des décennies, sont privées du droit de voter. « Il était inadmissible que même les diplomates à l’étranger n’aient pas le droit de vote », souligne Pierre Mila Assouté, le président du Rassemblement démocratique pour la modernisation du Cameroun (RDMC), un parti de l’opposition camerounaise. Ancien député démissionnaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir à Yaoundé, Pierre Mila Assouté, affirme avoir déposé plusieurs mémorandums, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le refus du gouvernement de Paul Biya, d’accorder le droit de vote à ses compatriotes de l’étranger.
Il n’est pas le seul à avoir entrepris une telle démarche. Il y a quelques années à Paris, le Collectif des organisations de la diaspora camerounaise (CODE) organisait même des votes symboliques, sur le parvis des droits de l’Homme, Place du Trocadero à Paris. Même des membres du RDPC, le parti de Paul Biya, affirment s’être activés en faveur de ce droit de vote. « Cette loi a été une première victoire », s’est réjoui Mvondo Mvondo, président de la Section Nord en France du RDPC. Il jure avoir inscrit l’obtention du droit de vote des Camerounais de l’étranger parmi les priorités de son agenda politique.
Les Sans-papiers ne pourront pas voter
Cependant, ce ne sont pas tous les Camerounais de l’étranger, ayant atteint l’âge requis et jouissant de leurs droits civiques et politiques comme la loi l’exige, qui pourront voter. Le texte adopté par l’Assemblée nationale camerounaise exclut en effet plusieurs catégories de personnes, qui sous d’autres cieux se seraient rendus aux urnes comme tout le monde. Il en est ainsi des personnes en situation irrégulière dans leur pays d’accueil, habituellement appelées « Sans-papiers ». Pour pouvoir voter, les Camerounais de l’étranger doivent se rendre dans les représentations diplomatiques et les postes consulaires de leur pays pour s’inscrire sur les listes électorales. Pour cela, ils doivent être en possession d’une carte consulaire en cours de validité. « Pour avoir la carte consulaire il ne faut pas une demi-journée », indique M. Mvondo Mvondo.
Cependant, cette pièce n’est pas délivrée aux Sans-papiers. « Les circulaires des ambassades du Cameroun demandent un passeport camerounais et un titre de séjour valide comme pièces indispensables à l’obtention de la carte consulaire », explique Guillaume Tené Sop, secrétaire-général adjoint chargé de la communication du CODE. « La nationalité camerounaise n’a rien à voir avec la régularisation. Le gouvernement doit s’occuper de l’ensemble des citoyens », déplore-t-il.
Il n’existe pas de statistiques fiables sur les camerounais Sans-papiers en occident. Cependant, de nombreux observateurs s’accordent à dire qu’ils représenteraient plusieurs millions de personnes. Comme les Sans-papiers, les Camerounais ayant acquis une nationalité étrangère ne pourront pas voter, leur pays, contrairement à bien d’autres, ne reconnaissant pas le principe de la double nationalité. Bien qu’il soit un responsable du RDPC au pouvoir au Cameroun, M. Mvondo Mvondo ne pourra pas voter, car ayant acquis la nationalité française. Il déplore le fait qu’il n’y ait « pas eu d’accord » sur cette question.
Manoeuvre politicienne de Paul Biya
Pourquoi donc autoriser les Camerounais de l’étranger à voter, tout en privant un grand nombre d’entre eux à exercer ce droit ? Pour les opposants à Paul Biya contactés par Afrik.com, en accordant le droit de vote aux Camerounais de la diaspora, le président n’a fait que céder à la pression internationale, car au fond, il ne veut pas de ce vote, qui pourrait le desservir. Pour Pierre Mila Assouté, la loi a été « réfléchie » pour empêcher le vote « redouté » de la diaspora, surnommée les « ennemis de la Nation ». Une analyse partagée par Guillaume Téné Sop qui assure que le vote de la diaspora fait peur au gouvernement camerounais. Il critique ainsi les modalités pratiques du vote, qui se tiendra uniquement dans les ambassades et consuls du Cameroun. « Si le gouvernement était animé d’une bonne volonté, Elections Cameroon (ELECAM, l’organe chargé de l’organisation du scrutin) créerait des bureaux de vote, au lieu de se contenter de quelques représentations et postes consulaires. Ceux-ci imposent d’importants déplacements aux votants qui sont dispersés dans le monde », déclare-t-il.
Même la supervision du vote des Camerounais de l’étranger fait problème. Selon le magazine Journal du Cameroun, ELECAM a envoyé début août une délégation à l’étranger pour organiser le déroulement des inscriptions sur les listes électorales, mais s’est vu enlever ces prérogatives au profit du ministère des Relations extérieures. Pierre Mila Assouté parle de « filouterie politique ». Le CODE a appelé au boycott des inscriptions sur les listes électorales. Au ministère camerounais de la Communication, on observe le silence. Joint au téléphone par Afrik.com, le ministre Issa Tchiroma Bakary a accepté dans un premier temps, de réagir à propos des problèmes relevés dans l’application de la loi sur le vote des étrangers. Il a souhaité d’abord s’approprier le contenu du texte, puis, est devenu injoignable. Ce n’est pas demain que tout Camerounais désireux de voter pourrait être autorisé à participer à la vie politique de son pays.
MUsique:Lapiro de Mbanga is back!
Musique camerounaise
Lapiro de Mbanga de retour
Interview
Libéré le 8 avril dernier après trois ans dans les geôles du Cameroun, Lapiro de Mbanga le chantre des classes populaires camerounaises a choisi la ville de Lille pour marquer son retour sur le devant de la scène. Le concert, organisé par la diaspora camerounaise dans cette ville française, est prévu pour le 13 juillet.
En 2008, Lapiro de Mbanga avait été condamné par la justice camerounaise pour incitation à la violence et incendie volontaire. La condamnation faisait suite aux incidents meurtriers qui avaient eu lieu dans le pays après un changement de la Constitution permettant au président Paul Biya de se représenter une troisième fois.
Ses compositions sont écrites dans un pidgin qui brasse le français, l’anglais et le douala. Elles rendent compte des injustices sociales et politiques que le chanteur considère comme des bombes à retardement. Ses tubes des années 80 et 90 – No Make Erreur, Pas argent no love, Kop Nie, Mimba We, Na You – furent régulièrement censurés. Mais c’est le morceau Constitution Constipée qui provoqua les foudres du pouvoir et de son système judiciaire. Cette chanson dénonçait l’amendement à la clause constitutionnelle qui limitait les mandats présidentiels à deux. Lapiro fut condamné en avril 2008 à trois ans dans la prison New Bell, près de Douala. On lui infligea aussi une amende de 280 millions de Francs CFA pour les dégâts occasionnés par les émeutes qui ont secoué Mbanga, ville qui se situe à une heure de Douala.
Depuis sa condamnation, une ONG internationale basée à Copenhague, Freemuse (Freedom of Musical Expression), et une association américaine d’avocats, Freedom Now, se battent pour annuler la sentence. L’amende pèse toujours sur la tête de l’artiste. Si elle reste impayée, Lapiro risque encore cinq ans de prison.
Malgré ces années de face-à-face avec le régime Biya, ce père de cinq enfants ne semble pas renoncer à son combat. A la veille de son départ pour l’Europe – cet été il jouera aussi à Lausanne, Bruxelles, Paris, Barcelone, et dans des villes des Etats-Unis, du Canada et de la Grande Bretagne -, Lapiro nous accueille dans sa modeste maison du 12e district de la ville de Mbanga.
La saison pluvieuse a laissé des flaques autour de la hutte traditionnelle dans la cour où Lapiro, ancien chef traditionnel avait pour habitude d’accueillir et de régler les griefs de la population locale. Habillé en pantalon militaire et t-shirt blanc, il ne semble pas porter les séquelles de 36 mois de privations et de maladies dont il a souffert dans les prisons du Cameroun. Dès le micro ouvert, ce petit homme au regard perçant, voilé derrière des lunettes de lecture, se lance dans son récit.
Je n’ai jamais rien fait de la sorte. Au contraire, j’ai tout fait pour empêcher que cela arrive. Mais le pouvoir en place qui avait une dent – non, qui a toujours plusieurs dents contre Lapiro de Mbanga – s’est saisi de ce moment pour me jeter en prison suite à un procès kafkaïen, où tout était décidé d’avance. Sans aucune preuve, sans aucun auteur de casse qui puisse témoigner que, "oui, si j’ai été faire de la casse c’est parce que Lapiro de Mbanga m’a envoyé le faire".Comme Kafka (sic), j’ai été condamné et j’ai séjourné en prison.
RFI : Pourquoi avoir choisi Lille pour annoncer votre retour sur scène après trois ans de prison ?
Lapiro : C’est un coup du sort ; ce n’est pas moi qui ai choisi le lieu. Mais la communauté camerounaise à l’étranger, surtout celle de France, qui a beaucoup souffert de ce faux procès. Personne ne croyait que j’allais me sortir vivant de cette prison. Mais, par la grâce de Dieu, je l’ai fait. Il faut dire que des structures ont pris mon affaire à bras-le-corps. C’est d’ailleurs le moment pour remercier le groupe Vigier Guitare, qui fabrique les guitares sur lesquelles Lapiro de Mbanga joue depuis 30 ans, ainsi que Freemuse. Grâce à eux, le monde a été informé de mon cas. Et la diaspora camerounaise m’a beaucoup soutenu. Ils sont donc contents de savoir que je suis enfin libéré.
Même si le calvaire n’est pas fini, il faut le dire : j’ai encore les 280 millions de FCFA à payer, sinon je retourne en prison pour cinq ans. Les gens ont pris fait et cause pour moi, je vais profiter de cette tournée pour dire : "Me voici, et je vous jure que votre soutien a été juste, parce que je n’ai rien fait de tout ce que l’on me reproche".
J’ai reçu à peu près 5.000 cartes de soutien pour m’encourager, pour me dire de tenir bon… Maintenant, je me sens mieux armé pour prouver au monde que le système camerounais est un système pourri qui utilise la justice pour anéantir tous ceux qui se battent pour la liberté du peuple.
Que retenez-vous de votre expérience en prison ?
Beaucoup de choses. Je dis toujours que si je n’avais pas été en prison je ne serais pas un homme complet. Le fait d’aller en prison m’a permis de voir la misère de mon prochain. Certes, il y a plusieurs individus en prison pour des actes blâmables, mais ceci n’enlève en rien au fait qu’ils ont des droits. Et ces droits sont ignorés. Figurez-vous que dans une prison comme Douala, vous n’avez pas de quoi manger. Vous n’avez pas où dormir si vous ne payez pas les gardiens pour dormir dans les cellules. Et vous dormez donc à-même le sol, dans la cour, sous la pluie. Si vous n’avez pas d'argent, vous ne pouvez pas aller vous faire soigner à l’hôpital. Dans ce cas, que se passe-t-il ? Vous êtes morts par manque de soins. Je suis allé, j’ai vu, j’ai touché du doigt. [NDLR : Lapiro a failli mourir de typhoïde et de problèmes respiratoires en décembre dernier. On refusa de l’acheminer à l’hôpital. Ce sont les soins et les médicaments apportés par sa femme, Louisette Noukeu, qui l’ont aidé à survivre].
Aujourd’hui, je peux me permettre de dire que l’argent que l'Union Européenne envoie au Cameroun pour aider les détenus, cet argent ne leur arrive pas. L’UE devrait mener une enquête pour comprendre que les gens se sucrent sur le dos des détenus.
Vous préparez votre prochain album, qui sera probablement enregistré à Paris en septembre. Quels thèmes allez-vous aborder par rapport à vos dernières années ?
Je ne sais pas si je dois dire que j’ai le malheur ou la bonne fortune d’écrire des chansons depuis 20 ans qui sont prémonitoires. Je vais peut-être continuer dans cette veine. Déjà le single que je sors sera un clin d’œil à mes codétenus, pour parler du quotidien que nous avons vécu ensemble. Et pour leur donner un peu le sourire en musique, pour les faire danser. Car, même en prison, on a le droit de danser. Ce serait pour leur dire aussi que l’un des leurs, qui a été là, est sorti et continue à penser à eux.
Par contre, je vais dire des choses beaucoup plus directes dans mon livre, qui sort avant la fin de l’année. Il s’appelle Cabale politico-judiciaire, ou la mort programmé d’un combattant de la liberté.
Je suis heureux de retrouver ma femme, mes enfants, ceux qui m’ont soutenu. Mais, pour autant, j’ai peur. Peur pour ma vie. Et quand on ne peut pas vous abattre, on peut quand même abattre votre chien. J’ai donc peur pour ma famille, à la veille des élections (ndlr : prévues à al fin de l'année 2011) parce que, pour le pouvoir, je suis quelqu’un qui, à tout moment, peut faire basculer les choses comme on a vu en Tunisie, en Egypte, en Côte d’Ivoire. Pour le pouvoir, je suis cet homme-là. Il vaut mieux me mettre hors d’état de nuire très vite, avant que ceci ne se passe. Ne soyez donc pas surpris si cette interview est la dernière que je fais. Parce que le pouvoir en place n’a jamais voulu que je sorte de prison. (…) Qu’est-ce qui va se passer maintenant ? Peut-être que Lapiro de Mbanga va rester sur le carreau afin que les autres puissent bien jouir de leurs élections. Mais ce serait dommage. C’est un vendeur d’oranges en Tunisie qui s’est immolé et le monde entier s’est mis à bouger. Lapiro de Mbanga au Cameroun est loin d’être un vendeur d’oranges… mais tant pis !
Vous insistez sur le danger qui pèse sur vous. Malgré cela, vous êtes prêt à continuer à dénoncer ?
Je parle pour mes enfants, je parle pour tous les opprimés, je parle parce que ça ne sert à rien d’avoir vécu pour rien. Lapiro de Mbanga aurait vécu, mené un combat juste, noble. Et pour cela, même mes arrières-petits enfants seront honorés. Et pour moi, c’est très, très, très important. Voyez-vous, on meurt tous les jours de quelque chose : en faisant l’amour, d’un accident cardio-vasculaire inattendu. J’ai mené un combat juste, il faut bien que je meure de quelque chose, je préfère mourir de cette mort-là. Je vais continuer à prêcher, à dénoncer les inégalités sociales au Cameroun. Ça fait 20 ans que je le fais, je vais continuer à le faire. Hier, Lapiro de Mbanga était connu à une certaine échelle. Mais, depuis mon emprisonnement, j’ai changé, j’ai augmenté en grade. Et je tiens maintenant à être un avocat qui va vers des instances internationales pour que mon pays change. Parce que c’est ça dont il est question.
Vous allez en France pour ce premier concert. La France a des relations étroites avec le pouvoir camerounais. Quel rôle peut-elle jouer pour changer ce que vous décrivez dans votre pays ?
Les relations avec la France, on les connait bien. La France avait des relations très étroites avec Ben Ali, avec Moubarak. Mais la France est un pays de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est cette France-là qu’on connait. Maintenant, il peut y avoir quelques politiciens français qui ne partagent pas cette politique, que le monde entier attend de sa part. Les intérêts peuvent converger dans un sens ou dans un autre. Mais la grande France qu’on connait est celle de la liberté et j’ai besoin de passer par la France pour que le pouvoir dans mon pays soit un pouvoir du peuple où il y a des égalités, où on reconnait les mérites des gens. La France est un pays avec son histoire, douloureuse, et qui sait ressentir à la place des autres quand ce peuple a des douleurs. Elle est passée par là.
Après l’Europe, vous allez aux Etats-Unis. Qu’est-ce que vous espérez ramener de ce périple estival ?
Déjà un peu d’argent ! Car, il faut bien que je travaille pour vivre. Il faut dire que personne au Cameroun aujourd’hui n’est prêt à prendre des risques pour organiser un concert pour Lapiro de Mbanga. Déjà, les autorités ne donnent pas les autorisations pour le faire, parce que toute déclaration de Lapiro de Mbanga peut changer le pays. Moi, c’est mon métier ! Je continue dans ma démarche, dans ma logique.
Le combat continue. Je suis sorti de prison il y a seulement trois mois. Et je dois continuer le combat au niveau des grandes instances. Car, pour moi, c’est de ça qu’il s’agit. Vous avez vu mon environnement. Ici à Mbanga il est 19h30 et partout il fait noir. Sans électricité vous pouvez être agressé ici. Pourtant, il y a des gens qui se battent au travail toute la journée. Et, à la fin, il n’y a pas de lumière, ni de santé, les enfants ne peuvent pas aller à l’école. Il n’y a pas d’issue. C’est ça mon combat. C’est pour ce Cameroun-là que je me bats. Et je veux que les Américains et les Européens comprennent. Je viens leur dire par ma voix : merci d’avoir combattu pour Lapiro de Mbanga, mais il y a 20 millions de Lapiro de Mbanga au Cameroun qui subissent le martyr au quotidien. Réveillez-vous et faites quelque chose.
Phoenix Gauthier
Vote de la Diaspora - Réaction du CODE: «Le Droit de vote n’a de sens que si chaque vote sera honnêtement comptabilisé»
Réaction du CODE au projet de loi sur le droit de vote des Camerounais de l’étranger:
« Le droit de vote n’a de sens que si chaque vote sera honnêtement comptabilisé »
Le CODE apprend, par voie de presse, qu’un projet de loi relatif au vote des Camerounais de l’étranger est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale, un organe élu, il convient de le rappeler, dans des conditions anti-démocratiques.
Le CODE devrait à priori se réjouir d’une telle annonce, étant donné que ce droit de vote est l’une des revendications phares qu’il porte depuis sa création à Bruxelles en décembre 2003. Cette revendication fut d’ailleurs l’une des principales recommandations adoptées par toutes les organisations et personnalités participantes du « Forum International de la Diaspora Camerounaise » tenu à Paris les 14 & 15 mai 2005, et fut indissociablement liée à l’octroi de la double nationalité.
Le CODE relève cependant que ce projet de loi est présenté deux décennies après le retour du multipartisme au Cameroun, trois ans après une promesse du président du RDPC et à quelques semaines seulement d’une échéance électorale importante. Il survient en outre dans un contexte national et international marqué par :
- Le débat sur l’illégalité de la candidature de Paul Biya à la prochaine présidentielle ;
- L’exigence, par certains partenaires du Cameroun, d’une élection présidentielle transparente ;
- Et surtout la revendication forte, par les forces politiques et sociales, d’une vraie Commission Electorale, en lieu et place d’ELECAM dont la fiabilité en tant qu’organisme neutre de contrôle du processus électoral est vivement contestée.
Le CODE note que le projet en débat, largement contestable dans ses dispositions, ne pourra de surcroit pas avoir une traduction matérielle d’ici à octobre 2011, compte tenu des délais. Le projet de loi ne concernant que les élections présidentielles et un éventuel referendum, ce droit de vote ne pourra donc pas être applicable avant un délai prévisible de sept ans.
Ce projet apparaît donc clairement comme une diversion de la part du régime sclérosé RDPC au pouvoir au Cameroun. A moins qu’il ne s’agisse d’un argumentaire en construction pour justifier, le cas échéant, un report du scrutin dont la date est comme toujours confisquée par M. Biya.
Le CODE dénonce et condamne vivement ces manœuvres de distraction massive visant à tromper la nécessaire vigilance du peuple camerounais en ces temps préélectoraux.
Le CODE rappelle que le problème politique majeur au Cameroun est celui des institutions électorales partisanes et corrompues qui détournent systématiquement le vote des citoyens au profit de Paul Biya, du RDPC et leurs affidés. L’urgence démocratique dans notre pays est donc de mettre sur pied un organisme neutre de contrôle des processus électoraux. En effet, le droit de vote des Camerounais de la diaspora, n’a de sens que si ce vote, comme celui des Camerounais de l’intérieur, est valablement comptabilisé et son résultat respecté. Ce qui n’est pas garantit avec ELECAM.
Bien que le CODE exige toujours et revendique comme naturels et inaliénables le droit de vote et la double nationalité pour les Camerounais de la diaspora, il relève que le projet en débat vise à détourner la mobilisation contre la candidature de Paul Biya et pour la mise sur pied d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en lieu et place du machin du RDPC nommé ELECAM. Le projet de loi sur le droit de vote de la Diaspora, discuté à la va-vite et non couplé à la double nationalité, galvaude totalement la revendication du CODE.
En conséquence, le CODE appelle les Camerounais de la Diaspora à faire preuve de vigilance et à ne pas tomber dans le piège de la division qui leur est tendu par le régime avec l’annonce tonitruante d’un tel projet de loi, étant prévisible qu’il n’aura aucune incidence positive sur la prochaine échéance électorale.
Le CODE réitère aussi son appel à tous les Camerounais à exiger plus que jamais, de toutes leurs forces, la non candidature de Paul Biya à toute élection à venir au Cameroun ainsi que la mise sur pied d’une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante.
Vive le peuple camerounais,
Vive le Cameroun !
Le Secrétaire Exécutif du CODE
Moïse ESSOH
Les organisations membres du CODE :
Pour le Conseil National de la Résistance/Mouvement Um-Nyobiste (CNR-MUN),
G. TENE SOP
Pour le Cercle Félix Moumié (CFM),
Patrice NDJOUMI
Pour l’Union des Populations du Cameroun,
René EMEH ELONG
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13 Jul 2011
Vote de la diaspora : Le Code dénonce une manoeuvre de distraction massive
Cette organisation appelle le pouvoir de Yaoundé à mettre en place un organe électoral crédible et à autoriser la double nationalité.
C’est forcément le genre de réaction qui fait tilt dans un environnement encombré de louanges en direction du chef de l’Etat après l’adoption par l’Assemblée nationale, réuni en session extraordinaire le 6 juillet dernier, de la loi relative au vote des Camerounais établis ou résidant à l’étranger. Le Code, organisation de la diaspora camerounaise, qui ne loupe aucune occasion pour «perturber» Paul Biya lors de ses déplacements en Europe, vient, dans un communiqué signé de son secrétaire exécutif, Moïse Essoh et des responsables des organisations membres du Code, de réagir au projet de loi déposé par le pouvoir exécutif et adopté par les députés.
Pour les signataires de la correspondance «Le Code devrait à priori se réjouir d’une telle annonce, étant donné que ce droit de vote est l’une des revendications phares qu’il porte depuis sa création à Bruxelles en décembre 2003. Cette revendication fut d’ailleurs l’une des principales recommandations adoptées par toutes les organisations et personnalités participantes du «Forum international de la diaspora camerounaise» tenu à Paris les 14 et 15 mai 2005, et fut indissociablement liée à l’octroi de la double nationalité».
Le Code relève cependant que ce projet de loi est présenté deux décennies après le retour du multipartisme au Cameroun, trois ans après une promesse du président du Rdpc et à quelques semaines seulement d’une échéance électorale importante. Il survient en outre dans un contexte national et international marqué par : «le débat sur l’illégalité de la candidature de Paul Biya à la prochaine présidentielle, l’exigence, par certains partenaires du Cameroun, d’une élection présidentielle transparente, et surtout la revendication forte, par les forces politiques et sociales, d’une vraie commission électorale, en lieu et place d’Elecam dont la fiabilité en tant qu’organisme neutre de contrôle du processus électoral est vivement contestée».
Par ailleurs, indique le Code, le droit de vote accordé à la diaspora ne pourra de surcroît pas avoir une traduction matérielle d’ici à octobre 2011, compte tenu des délais. Cette loi ne concernant que les élections présidentielles et un éventuel referendum, elle ne pourra donc pas être applicable avant un délai prévisible de 7 ans. «Ce projet apparaît donc clairement comme une diversion de la part du régime sclérosé Rdpc au pouvoir au Cameroun. A moins qu’il ne s’agisse d’un argumentaire en construction pour justifier, le cas échéant, un report du scrutin dont la date est comme toujours confisquée par M. Biya», tranche le Code. L’organisation dénonce et condamne «ces man?uvres de distraction massive visant à tromper la nécessaire vigilance du peuple camerounais en ces temps préélectoraux».
Pour le Code, le problème politique majeur au Cameroun est celui des institutions électorales partisanes et corrompues qui détournent systématiquement le vote des citoyens au profit de Paul Biya, du Rdpc et leurs affidés. «L’urgence démocratique dans notre pays est donc de mettre sur pied un organisme neutre de contrôle des processus électoraux. En effet, le droit de vote des Camerounais de la diaspora, n’a de sens que si ce vote, comme celui des Camerounais de l’intérieur, est valablement comptabilisé et son résultat respecté. Ce qui n’est pas garantit avec Elecam». Il soutient du reste que la loi sur le droit de vote de la diaspora, «discuté à la va-vite et non couplé à la double nationalité, galvaude totalement la revendication du Code».
Adoptée dernier à l’Assemblée nationale, la loi sur le vote de la diaspora vise, d’après le gouvernement, à «consolider la démocratie en favorisant la pleine expression de la souveraineté nationale à travers la participation des Camerounais de l’étranger à l’élection du président de la République et au referendum». Les opérations électorales seront conduites de bout en bout par Elecam.
Mais, d’autres voix s’étaient déjà élevées, pour critiquer ce droit de vote qui n’aurait pas de sens sans la double nationalité. Un Camerounais résidant au Canada a ainsi indiqué à Mutations que «90% de compatriotes vivant à l’étranger ont la double nationalité. Ce qui les exclue d’office de l’exercice du vote concédé». Selon des chiffres non officiels, la diaspora camerounaise est évaluée à 4 millions de personnes.
Georges Alain Boyomo
l'Appel du Peuple: Le CODE et la Diaspora demandent à Paul Biya de ne pas se présenter à la présidentielle!
Etaient présentes parmi les organisations associées à cette initiative du CODE, le Cercle Félix Moumié (CFM), le Conseil National pour la Résistance/Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN), le Front pour l’Evolution de la République (FER), l’Union des Populations du Cameroun (UPC) et la Plate-forme de Veille et d’Action du Gabon (PVA - Gabon).
Après une analyse minutieuse de la situation politique et notamment des conditions de la tenue de la prochaine élection présidentielle au Cameroun :
- Considérant que tout le processus électoral est confisqué par le gouvernement RDPC qui persiste à utiliser ELECAM, organe dirigé par des personnalités douteuses et inféodé au parti-Etat RDPC ;
- Considérant que les populations, malgré leur soif de changement maintes fois manifestée, refusent de s’inscrire sur les listes électorales, indiquant par ce geste leur désapprobation de ce système électoral frauduleux qui empêche toute possibilité de changement par les urnes ;
- Considérant que l’autocrate Paul Barthélemy Biya prépare l’annonce de sa candidature en commanditant, avec l’argent du contribuable, des motions de soutien clientélistes, au lieu de répondre favorablement aux appels incessants des personnalités morales et politiques nationales et internationales qui lui demandent de ne plus se porter candidat après un si long règne ;
- Considérant que le bilan des 29 ans de règne de M. Biya est totalement catastrophique et a plongé le pays dans une misère sans précédent, poussant la jeunesse camerounaise vers l’exil ;
- S’insurgeant contre l’instrumentalisation des universités et des organisations d’artistes à des fins politiciennes ;
Les participants à la réunion de Bruxelles, déterminés à s’opposer cette fois-ci avec encore plus de force à la énième mascarade électorale en cours de préparation :
Appellent tous les Camerounais où qu’ils soient, à engager toute action possible pour obtenir :
1-Que M. Paul Barthélemy Biya renonce à se présenter à toute élection à venir au Cameroun;
2-Qu'aucune élection n’ait plus lieu au Cameroun tant qu’une véritable Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), reconnue par tous les partis politiques et la société civile et indépendante du pouvoir RDPC, ne sera pas mise sur pied ;
Enfin, les participants appellent les Camerounais à transformer toute mascarade électorale qui se tiendrait malgré tout en une campagne de résistance par un boycott actif et citoyen et par une abstention massive.
Fait à Bruxelles, le samedi 02 juillet 2011
Les Organisations associées
Le CODE
Les Participants
Le CODE mobilise à Bruxelles contre la mascarade électorale au Cameroun: Samedi 02 juillet 2011 à 15 heures!
Resister contre la Dictature et la confiscation du pouvoir au Cameroun
Samedi 02 Juillet 2011 à Bruxelles
Salle Elzenhof, 15H00
Alors qu’aucune condition n’est remplie pour faire du processus électoral un minimum-minimorum de démocratie, la préparation de la prochaine forfaiture électorale au Cameroun se prépare bon train.
C'est dans ce contexte que de nombreux camerounais font acte de candidature et/ou s’agitent en vue de se présenter à cette « élection ». Pendant ce temps, d’autres luttent pour améliorer le processus électoral et font de cette amélioration un préalable à la tenue d’une élection.
Les uns et les autres ont-il les moyens de faire échec au plan du dictateur, bien connu de tous, à savoir :
- le dictateur va se présenter malgré les débats intellectuels qui agitent certains ;
- il ne va pas reporter l’élection présidentielle ;
- il va tricher pour la « gagner », comme les nombreuses autres fois.
C’est pour examiner ensemble comment contribuer à faire enfin triompher la démocratie et les choix du peuple camerounais,
que le CODE vous propose de nous réunir ce samedi 02 juillet 2011 à Bruxelles sur le thème :
MASCARADE PRESIDENTIELLE DE 2011 :
RESISTER A LA CONFISCATION DU POUVOIR PAR P. BIYA.
AU PROGRAMME
15H00 – 17H00 : Panel 1 : Peuples africains face au « monde »
1- Régis ESSONO (PVA-Gabon) : Les leçons de la crise ivoirienne pour les peuples africains francophones.
2- G. TENE SOP (CNR-MUN/CODE) : La communauté internationale contribue-t-elle à l’avancée de la démocratie en Afrique ?
3- Yves BENG (UPC) : Quels soutiens extérieurs pour la libération du peuple camerounais ?
Modérateur : EMEH ELONG (CODE)
17H00 – 17H30 : Animation musicale & dédicace avec
Yves BENG (http://djembekadon.fr/)
17H40 – 19H40 : Panel 2 : Elections véritables & démocratie sous l’autocratie
1- Samuel NJUFOM (UPC) :Des élections démocratiques peuvent-elles se tenir au Cameroun en 2011 ?
2- Guy-Simon NGAKAM (FER) : Les pistes d’une résistance victorieuse contre l’autocratie RDPC-Biya.
3- Patrice NDJOUMI (CFM/CODE) : Le rôle de la diaspora dans le soutien au peuple camerounais.
Modérateur : Moïse ESSOH (CODE)
Par panel : Introduction de 45 min (15 min/intervenant)
Débat avec le public : 1H15
19H40 – 20H00 : Conclusions de la journée – Drink final
Lettre ouverte au journal « Le Monde » : toute publicité est-elle acceptable ?
C’est avec indignation que nous avons pris connaissance des articles concernant le Cameroun et publiés dans votre journal daté du DATE. Quand bien même vous avez pris la précaution de les faire figurer dans une rubrique intitulée « Publicité », la présence de tous ces articles dans un journal tel que le vôtre fait de tout ce qui y est écrit, une information.
Nous ne doutons pas que les médias et principalement la presse écrite soit soumis à une forte pression financière. Cependant, cela suffit-il à justifier qu’un journal de votre trempe fasse la publicité d’un dictateur ? Car M. Paul Barthélemy Biya, 80 ans dont bientôt 29 passés à la tête de l’Etat camerounais, n’est pas un moins classique dictateur que d’autres chefs d’Etat que vous avez déjà qualifiés comme tels dans votre journal.
Les informations pouvant étayer cette affirmation ne manquent pas et ne peuvent pas vous échapper.
Par ailleurs, vous ne pouvez pas ignorer le contexte dans lequel paraissent ces malheureuses pages de « publicité », à savoir que d’une part, le 20 mai est la fête nationale du Cameroun, à l’occasion de laquelle le dictateur Biya a invité, aux frais du contribuable camerounais, une quinzaine de journalistes. D’autre part, une élection présidentielle est censée se tenir en octobre de cette année 2011. Pour pouvoir encore se représenter une énième fois à sa propre succession, le dictateur Paul Biya a fait réprimer dans le sang, en février 2008, une révolte populaire contre la modification constitutionnelle qui supprimait la limitation des mandats présidentiels : plus de 200 morts en 3 jours. Nulle part dans les répressions en cours dans certains pays « arabes », une telle densité de tueries n’a été observée. Lors de son voyage officiel en juillet 2009 en France, nous avons pu alerter l’opinion et la presse françaises sur la nature du régime camerounais et le vrai visage de son chef. Certains de vos confrères eurent alors la courageuse attitude de dénoncer la présence, dans leur journal, d’un publi-reportage sur M. Biya et son régime.
Alors que les principaux responsables des pays démocratiques appellent des dictateurs comme M. Biya à quitter pacifiquement le pouvoir, alors que les peuples continuent d’exprimer, selon leur degré de liberté, leur aspiration à de véritables démocraties, il est regrettable que pour quelques euros de plus (même s’ils étaient des millions), vous consentiez à faire paraître comme fréquentable, apprécié de son peuple et donc rééligible, un homme qui verse sans scrupule le sang de la jeunesse camerounaise, et dont la très grande majorité du peuple n’a qu’une envie, c’est de tourner la page de son passage à la tête de leur pays.
Nous espérons donc que l’information, la vraie, complète, courageuse et non commerciale, reprendra ses droits dans votre journal et que vos lecteurs auront droit à la partie cachée de l’iceberg de la gestion criminelle, gabegique et calamiteuse du régime de M Biya.
Pour le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE),
M. Moïse ESSOH
Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier
L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.
Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre, Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.
Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.
À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.
En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français.
En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan. L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.
Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité[1]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis[2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme[3] laissait déjà augurer un passage en force :
« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »
Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections[4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales[5].
Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.
Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays[6] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.
Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.
Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées[7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.
Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.
Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque - Chargée de communication
stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org
01 44 61 03 25
06 89 31 17 18
06 novembre 2010 à Paris: Motion du RDPC et Contre-Motion du CODE à Paul Biya: Entre célébration et commémoration!!!
«Motion de désolidarisation» à l’endroit de Monsieur Paul Biya au Pouvoir depuis 28 ans au Cameroun
Considérant que vous êtes arrivé au pouvoir le 06 novembre 1982 avec comme mots d’ordre «Rigueur, Moralisation et Démocratie»;
Considérant qu’en 28 ans de règne, vous avez commis le triste exploit de transformer ce pays prospère, autosuffisant alimentaire et en voie de développement, en un «Pays Corrompu Pauvre et Très Endetté» dont 60% de la population vit avec moins de 500 FCFA par jour, pendant qu’une partie de nos compatriotes ne survit que grâce aux colis alimentaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM);
Considérant que votre long et périlleux règne à la tête de notre pays n’a semé que la ruine, la désolation, la mort et la désillusion pour notre peuple et de sa jeunesse;
Considérant que vous manquez totalement de crédibilité lorsque, à l’âge de 76 ans et après 28 ans de règne, vous vous découvrez subitement, comme par magie, de «grandes ambitions» pour le Cameroun, alors même qu’il vous en manquait lorsque vous étiez plus jeunes et tout au long de votre règne;
Considérant que chaque année, vous passez en tout plus de 10 mois hors de votre bureau, en vous prélassant notamment à l’Hôtel Continental à Genève et dans votre Ranch de Mvomeka, à vous reposer paresseusement et à jouer au «Songo’o» en buvant du vin de palme;
Considérant que malgré votre bilan lourdement négatif et criminel, au nom de vos «grandes ambitions» illusoires et dérisoires, vous avez l’intention suicidaire de prolonger votre règne apocalyptique à la tête de notre pays par un simulacre d’élection en 2011;
Nous:
Citoyens camerounais de la Diaspora, réunis à la Place du Trocadéro à Paris en France, à l’initiative du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), pour commémorer le 28ième anniversaire de votre hold-up sur notre pays;
- Vous déclarons incompétent et jugeons vos «grandes ambitions» démagogiques, dérisoires et illusoires ;
- Tenons à
nous démarquer clairement et à nous désolidariser de façon radicale, de tout
ces « Appels » et autres « Motions
de soutien » que vous suscitez malhonnêtement à coup de milliards, pour
justifier votre entêtement suicidaire à vous maintenir au pouvoir contre la
volonté de notre peuple;
-Vous mettons fermement en garde, contre ce projet funeste et diabolique et nous vous sommons par la même occasion, de tirer immédiatement toutes les conséquences de vos 28 années de règne soldées par un échec retentissant à tous les niveaux (économique, politique, culturel et social), en vous retirant de la course à toute élection présidentielle à venir.
Fait au Trocadéro à Paris, ce 06 Novembre 2010
Les Manifestants, sous la bannière du CODE
Manifestations du CODE à Paris pour « commémorer» le 06 Novembre
Le 28e anniversaire de l’arrivée de Paul Biya au pouvoir, le 06 novembre 82, a été célébré à Paris par une manifestation, d’opposants et activistes camerounais, réunis sous la bannière du CODE et amenés par ses leaders que sont Dr Moise Essoh, Dr Patrice Ndjoumi, Tene Sop et Emeh Elong.
« Paul Biya, à la retraire ! », « 28 ans, ca suffit ! », « Paul Biya, y en a marre », « Paul Biya, criminel ! », « Paul Biya , assassin », « Paul Biya, la honte » ou encore
« ELECAM , on n’en veut pas »,
tels sont quelques slogans qu’on pouvait entendre sur la place du Trocadéro,
cet après-midi du Samedi 06 novembre, où les militants, sympathisants du CODE
ou tout simplement des camerounais de la diaspora, s’étaient donné rendez-vous
pour « commémorer l’anniversaire de l’arrivée du dictateur Biya au pouvoir »,
selon l’expression de Moise Essoh, Secrétaire Exécutif du CODE, venu tout droit
de Bruxelles en Belgique pour la circonstance. Le principal mot d’ordre de la
manifestation était « 28 ans de malheurs, ça suffit ! Paul Biya, fous
le camp» !
C’est sous une pluie battante que la manifestation, qui a rassemblé quelques dizaines de personnes, s’est déroulée, dans une ambiance plutôt bon enfant. Loin de décourager les manifestants visiblement très déterminés, l’adversité de la nature semble plutôt booster le moral de ces opposants dont la voix et les cris se font plus forts à mesure que la pluie gagne en intensité, sous les regards interrogateurs de nombreux curieux.
Deux banderoles géantes résumaient les préoccupations
des protestataires. Sur la première on pouvait lire «06 novembre 1982 - 06 novembre 2010: 28 ans
de désastre et de crimes; Paul Biya, ça suffit !!!», alors que la
deuxième appelait à la « dissolution
de ELECAM, à la création d’une Commission Electorale Indépendante et à des
élections transparentes».
Diverses allocutions ont ponctué ce rassemblement des opposants de la Diaspora. Morceaux choisis.
Rene Emeh Elong, le chef de file du CODE en France, a tenu à saluer et à féliciter celles et ceux qui sont venus, souvent de très loin (Allemagne, Belgique et de divers département de France, Ndlr), pour manifester malgré la pluie et le mauvais temps en vigueur. Cela montre, ajoutera-t-il, « qu’au delà de la foule, ce qui compte, ce sont des personnes déterminées et prêtes à se sacrifier sous la pluie comme sous le soleil pour que le Cameroun change, en bien». Puis l’orateur, très en verve, de poursuivre « (.. :) vous êtes venus par vos propres moyens; le CODE ne vous a pas distribué de l’argent pour acheter votre participation. Le Rdpc, au contraire, a rassemblé à l’ambassade du Cameroun quelques loubards faméliques, à coup de billets de banques, pour lancer une motion de soutien au dictateur Paul Biya. C’est une honte pour la diaspora, c’est une honte pour notre pays!». Message accueilli par des « Paul Biya, assassin», « Paul Biya, démission », !« Paul Biya, y en a marre»!
Moise Essoh, Secrétaire Exécutif du CODE à quant à lui fait le procès des 28 années de Biyaisme. Pour lui, « les mots rigueur, moralisation et ouverture démocratique si chers à Paul Biya en 1982, sont devenus laxisme, gabegie et dictature en 2010 ». Camarades, crie-t-il à tue tête dans son mégaphone, « le pays va mal, il faut que Paul Biya reconnaisse qu’il a échoué et quitte le pouvoir». Jouant avec l’actualité française du moment sur les retraites, il a également ajouté, sous les applaudissements des participants et l’approbation des passants, que « pour un homme de 77 ans et au pouvoir depuis 28 ans, et qui n’a fait que du mal à son pays, il était temps que Paul Biya prenne sa retraite en attendant d’aller à Kondengui ».
Quant à Guillaume Tene Sop, un autre dirigeant du CODE habitué à ces grand-messes anti-Biya dans la Diaspora, « le 06 novembre 2010 est le dernier 6 novembre que nous commémorons, il y en aura pas d’autres. Je vous le dis, il n’ye n aura pas d’autres. Mais à condition que nous soyons déterminés comme aujourd’hui. Nous chasserons le criminel Paul Biya par tous les moyens et nous le traduirons devant les tribunaux pour qu’il réponde des 28 chefs d’accusation que nous avons contre lui». Pour cet ancien dirigeant du « Parlement Estudiantin », au début des années 90, « Partir comme Mobutu ou Partir comme Diouf, Paul Biya peut encore choisir ». Réponse immédiate des manifestants: « comme Mobutu …» !
C’est complètement trempés par la pluie, mais toujours en forme, que ces opposants camerounais ont quitté la place du Trocadéro par petits groupes. Le Dr Bienvenu Mbongue, venu spécialement de Saint Etienne pour ce meeting, confie sa satisfaction et se dit fier d’avoir « participé à cette manifestation pour faire entendre son opposition à Paul Biya». Patrice Ndjoumi, le responsable des Finances du CODE, révèle quant à lui, que «les mois qui viennent vont être très très chauds, car le CODE accentuera la pression sur le régime corrompu de Biya afin que le 06 novembre 2011 n’ait pas lieu».
Signalons que cette
manifestation s’est terminée par une « Motion de désolidarisation » (voir ci-contre) des manifestants
à Paul Biya pour inviter le chef d’Etat camerounais à «tirer toutes les
conséquences de ses 28 ans d’échec et du désastre économique et social que son
règne a apporté au Cameroun».
Séminaire du CODE sur les élections le samedi 06 Novembre 2010 à Paris.
La manifestation du CODE a été
précédée dans la matinée du 06 novembre, par un séminaire sur le thème « L’alternance par les élections en Afrique: le cas du Cameroun», à la bourse du
travail de Paris. Ce séminaire a rassemblé autour des dirigeants du CODE, des
membres de l’association Survie dont la présidente Odile Biyidi était une des
intervenantes, ainsi que des
représentants de la Diaspora togolaise, béninoise, malienne et bien d’autres
pays. Il s’agissait selon les organisateurs « d’échanger les expériences
et de renforcer des réseaux de résistance contre les dictatures en Afrique et
particulièrement au Cameroun ». La veille déjà le vendredi 05 novembre dans
l’après-midi, une conférence de presse à la bourse du travail de Paris, avait
permis à Moise Essoh, Emeh Elong et Tene Sop, d’échanger avec les représentants
des medias sur le bilan des 28 années de règne de Paul Biya et de faire le
point sur le processus électoral que ces opposants considèrent comme « frauduleux ».
Les dirigeants du CODE en conférence de presse le 05 novembre 2010 à Paris
Interrogé sur le meeting du Rdpc qui se réunissait à l’Ambassade du Cameroun à Paris, l’activiste Tene Sop confie «le Rdpc a le droit de soutenir Paul Biya. Nous sommes des démocrates, clame-t-il, nous sommes pour le pluralisme politique et d’opinion (…). Mais que le RDPC se réunisse à l’ambassade du Cameroun, qui appartient à tous les camerounais, c’est un grave détournement de biens public ». Puis il révèle que « le CODE enverra dans les prochains jours, une lettre de protestation et de mise en garde à l’Ambassade du Cameroun pour protester contre l’activisme partisan et nauséabond de l’ambassadeur en faveur du RDPC, de même que l’utilisation frauduleuse et illégale des locaux de la chancellerie du Cameroun à Paris, par le parti de Biya alors que le CODE et l’opposition y sont interdits de manifestations».
Le RDPC France soutient Paul Biya et l’appelle à rempiler pour un énième mandat en 2011 !
Pendant que les activistes du CODE criaient leur ras-le-bol sur la place du Trocadéro, les partisans de Paul Biya utilisaient les locaux de la République du Cameroun pour organiser un meeting partisan de soutien à leur champion. Vêtus de pagnes d’écharpes et de casquettes du « grand parti national » et arborant divers gadgets à l’effigie de Paul Biya, quelques dizaines de personnes se réclamant du RDPC, ont pris d’assaut la salle de conférence de l’ambassade du Cameroun à Paris, pour lancer une « Motion de soutien au président Paul Biya ». Dans cette lettre, le RDPC-France dit s’engager à «soutenir la politique des grandes ambitions» de leur président et s’engage à «barrer la route par tous les moyens à tous les ennemis et déstabilisateurs du Cameroun, en particulier ceux de la Diaspora». La Motion se termine par une invitation à Paul Biya « à se porter candidat pour l’élection présidentielle de 2011 au Cameroun».
La marche de soutien initialement prévue par le Rdpc-France, a été finalement annulée en raison de la pluie, ce qui a causé le courroux de quelques militants qui tenaient à marcher malgré la météo. Mengué Marie et Moussinga Eding, se présentant comme militants de la section Rdpc de Paris-Sud, disent ne pas comprendre pourquoi « on ne peut pas marcher sous la pluie ». « Les opposants sont sous la pluie au Trocadéro et tout le monde les voit; Et nous, nous avons peur de la pluie !» fulmine Mengue Marie avant d’ajouter, apparemment déçue «(…) il faut reconnaître que ces opposants nous dépassent; ils ont organisé leur manifestation même sous la pluie, ils ont payé eux même leur transport, alors que nous avons annulé notre marche et attendons qu’on nous donne de l’argent pour nous mobiliser, c’est honteux ! ». « Il y en a qui sont là seulement pour de l’argent et qui ne veulent pas vraiment mouiller le maillot », tonne Marie Mengué, visiblement très remontée contre ses «camarades».
Essama Benoit Joël, Paris
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«Motion de désolidarisation» à l’endroit de Monsieur Paul Biya au Pouvoir depuis 28 ans au Cameroun
Considérant que vous êtes arrivé au pouvoir le 06 novembre 1982 avec comme mots d’ordre «Rigueur, Moralisation et Démocratie»;
Considérant qu’en 28 ans de règne, vous avez commis le triste exploit de transformer ce pays prospère, autosuffisant alimentaire et en voie de développement, en un «Pays Corrompu Pauvre et Très Endetté» dont 60% de la population vit avec moins de 500 FCFA par jour, pendant qu’une partie de nos compatriotes ne survit que grâce aux colis alimentaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM);
Considérant que votre long et périlleux règne à la tête de notre pays n’a semé que la ruine, la désolation, la mort et la désillusion pour notre peuple et de sa jeunesse;
Considérant que vous manquez totalement de crédibilité lorsque, à l’âge de 76 ans et après 28 ans de règne, vous vous découvrez subitement, comme par magie, de «grandes ambitions» pour le Cameroun, alors même qu’il vous en manquait lorsque vous étiez plus jeunes et tout au long de votre règne;
Considérant que chaque année, vous passez en tout plus de 10 mois hors de votre bureau, en vous prélassant notamment à l’Hôtel Continental à Genève et dans votre Ranch de Mvomeka, à vous reposer paresseusement et à jouer jouant au «Songo’o» en buvant du vin de palme;
Considérant que malgré votre bilan lourdement négatif et criminel, au nom de vos «grandes ambitions» illusoires et dérisoires, vous avez l’intention suicidaire de prolonger votre règne apocalyptique à la tête de notre pays par un simulacre d’élection en 2011;
Nous :
Citoyens camerounais de la Diaspora, réunis à la Place du Trocadéro à Paris en France, à l’initiative du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), pour commémorer le 28ième anniversaire de votre hold-up sur notre pays;
- Vous déclarons incompétent et jugeons vos « grandes ambitions » démagogiques, dérisoires et illusoires ;
- Tenons à nous démarquer clairement et à nous désolidariser de façon radicale, de tout ces « Appels » et autres « Motions de soutien » que vous suscitez malhonnêtement à coup de milliards, pour justifier votre entêtement suicidaire à vous maintenir au pouvoir contre la volonté de notre peuple; -Vous mettons fermement en garde, contre ce projet funeste et diabolique et nous vous sommons par la même occasion, de tirer immédiatement toutes les conséquences de vos 28 années de règne soldées par un échec retentissant à tous les niveaux (économique, politique, culturel et social), en vous retirant de la course à toute élection présidentielle à venir.
Fait au Trocadéro à Paris, ce 06 Novembre 2010
Les Manifestants, sous la bannière du CODE
Campagne Publicitaire de Paul Biya à Paris, pour contrer les Manifestations du CODE
Pour contrer la manifestation du CODE le 06 Novembre à Paris, Paul Biya achète des espaces publicitaires sur les champs Elysées
« Qui est ce Monsieur dont les images tapissent les façades de tous les kiosques sur les Champs Elysées ?», se demande intriguée, une parisienne quinquagenaire, ce matin du 02 novembre. C’est « certainement un roi africain en visite en France», lui répond une autre en s’empressant de se saisir d’un numéro de "Libération" avant de filer, apparemment pressée.
En effet, une image frappe toutes celles et tous ceux qui ont longé ces derniers jours les champs Elysées à Paris, la soit-disante plus belle avenue au monde: les posters géants du dictateur camerounais Paul Biya sont collés à tous les Kiosques le long des Champs Elysées à la Une d’un obscure journal à l’audience confidentielle: les Afriques, qui ne survit que grâce aux nombreux publi-reportages pour le compte de despotes tropicaux corrompus, comme Paul Biya du Cameroun!
Cette campagne d’affichage pour le compte du dictateur camerounais
qui intervient précisément en ce moment et à Paris n’est pas le fruit du hasard. Le "grand vacancier"du cameroun ne fait jamais rien pour rien. Le président
camerounais, chef de file de la Francafrique, fête cette semaine en effet, le 06
novembre, le 28e anniversaire de son arrivée au pouvoir. Le CODE,
une coalition d’opposants au régime de Paul Biya et basés à l’étranger, a prévu
de manifester à cette même date (le 06 Novembre) au pied de la Tour Eiffeil à la place du Trocadéro, contre le bilan désastreux de leur président. Bilan caractérisé selon eux, par «une dictature sanguinaire, la confidcation des libertés démocratiques, une
corruption systématique, la déliquescence de l’appareil d’Etat et une violation
caractérisée des droits de l’Homme », selon le Dr Patrice Ndjoumi, le Secrétaire
aux Finances du CODE et l’un des organisateurs de la manifestation anti-Biya à
Paris. Rappelons que cette Organisation avait déja donné du fil à retordre au president camerounais lors de sa visite officielle à Paris en juillet 2009, en éclipsant le sejour présidentiel par de très bruyantes manifestations anti-Biya.
C’est donc pour ne pas laisser le champs médiatique libre à ses opposants à Paris que Paul Biya a activé ses réseaux de communication dans l’Hexagone pour essayer de redorer son image en France. La Campagne publicitaires à coup de posters geants sur les champs Elysées participent donc de cette stratégie. En plus les communicateurs au service de Paul Biya auraient acheté des pages de publi-reportages dans quelques journaux français afin de vanter le maigre bilan du locataire du « Palais de l’unité » en 28 ans de pouvoir. Aux frais du contribuable camerounais bien sûr !
Essama Benoît Joel, à Paris
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Appel à
manifester contre le régime antidémocratique
et Dictatorial de Paul Biya
Le 06 Novembre
2010 – 15 H00 – Paris – TROCADERO
06 novembre 1982 – 06 Novembre 2010: 28 ans, ça suffit !!!
Depuis 28 ans, le dictateur sanguinaire Paul Barthélemy BIYA règne en despote absolu sur le Cameroun avec le soutien outrageant des autorités francaises qu'elles soient de Droite ou de Gauche! Le Despote Camerounais se prépare à se maintenir frauduleusement au pouvoir pour continuer son œuvre de destruction nationale.
Lorsque Paul BIYA arrive au pouvoir le 06 Novembre 1982, à la suite d’un coup d’état civil, il affirme « hériter d’un pays stable, riche et prospère ». 28 ans après, Paul BIYA a fait du Cameroun un Pays Corrompu, Pauvre et très Endetté (PCPTE), survivant grâce aux perfusions des institutions internationales. Plus de 70% de la population du Cameroun vit dans une misère indescriptible, qui situation pousse la jeunesse à fuir massivement le pays à la recherche d’un hypothétique eldorado ailleurs. Quelques mois avant sa mort, feu l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean ZOA pourtant proche du pouvoir politique, comparait la situation du Cameroun à celle d’un «homme tombé entre les mains d’un braqueur» !
Après ces 28 années de pouvoir, marquées par un bilan social, économique et politique totalement catastrophiques, Paul BIYA le roi-fainéant, veut se maintenir au pouvoir par un simulacre d’élection en octobre 2011. Ce qui courir au pays un très grave risque d’implosion socio-politique sur lequel de nombreuses ONG nationales et internationales ont déjà tiré la sonnette d’alarme. ELECAM, chargé de l’organisation de l’élection de 2011, est un organe outrageusement partisan et partial, dirigé par des caciques avérés du RDPC au pouvoir et est de ce fait, totalement disqualifié pour organiser des élections justes et équitables au Cameroun.
Pour protester contre la mascarade électorale qui se prépare en 2011, la confiscation du pouvoir et des libertés démocratiques par Paul BIYA et son clan, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE), organise une journée de mobilisation générale à Paris, le Samedi 06 Novembre 2010 selon le programme ci-après:
09H - 13H00: Séminaire sur les élections.
Thème: La problématique de l’alternance par les élections en Afrique: le cas du Cameroun.
Adresse: Bourse du travail – 2, Rue du Château d’eau, Paris 10ème (Métro République).
Ce séminaire est connaîtra la participation de représentants associatifs de
plusieurs pays africains (Gabon, Congo, Togo, Côte d’ivoire, Mali, etc.) et
Français et sera l’occasion d’échanger les expériences sur les processus électoraux
de quelques pays africains afin d’en tirer tous les enseignements pour
l’élection présidentielle de 2011 au Cameroun.
15H00 - 17H30: Grande Manifestation - Place du Trocadéro (Métro Trocadéro)
Pour :
- Exiger des conditions démocratiques et transparentes pour l’élection présidentielle de 2011
- Condamner les violations massives des Droits humains et les assassinats de journalistes
- Dénoncer le soutien des autorités françaises à la
dictature criminelle au pouvoir au Cameroun
Mobilisons nous TOUS pour faire du 06 novembre 2010 LE dernier anniversaire du dictateur Paul Biya au pouvoir !!!
«28 ans ça suffit !!! Paul Biya, fous le camp !!!»
« Partir comme Mobutu ou comme Diouf, Biya doit choisir !! »
Contact et information: EMEH Elong +33663786227; TENE SOP +491634637140 ; Moise ESSOH: +32493983369 ; Email: tenesop@googlemail.com
06 Novembre 2010: 28 ans ça suffit! Le CODE appelle à une journée de mobilisation à Paris contre la dictature au Cameroun
Appel à manifester contre le régime antidémocratique de Paul Biya
Le 06 Novembre
2010 – 15 H00 – Paris – TROCADERO
06 novembre 1982 – 06 Novembre 2010: 28 ans, ça suffit !!!
Depuis 28 ans, le dictateur sanguinaire Paul Barthélemy BIYA règne en despote absolu sur le Cameroun avec le soutien outrageant des autorités francaises qu'elles soient de Droite ou de Gauche! Le Despote Camerounais se prépare à se maintenir frauduleusement au pouvoir pour continuer son œuvre de destruction nationale..
Lorsque Paul BIYA arrive au pouvoir le 06 Novembre 1982, à la suite d’un coup d’état civil, il affirme « hériter d’un pays stable, riche et prospère ». 28 ans après, Paul BIYA a fait du Cameroun un Pays Corrompu, Pauvre et très Endetté (PPCTE), survivant grâce aux perfusions des institutions internationales. Plus de 70% de la population du Cameroun vit dans une misère indescriptible, qui situation pousse la jeunesse à fuir massivement le pays à la recherche d’un hypothétique eldorado ailleurs. Quelques mois avant sa mort, feu l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean ZOA pourtant proche du pouvoir politique, comparait la situation du Cameroun à celle d’un «homme tombé entre les mains d’un braqueur» !
Après ces 28 années de pouvoir, marquées par un bilan social, économique et politique totalement catastrophiques, Paul BIYA le roi-fainéant, veut se maintenir au pouvoir par un simulacre d’élection en octobre 2011. Ce qui courir au pays un très grave risque d’implosion socio-politique sur lequel de nombreuses ONG nationales et internationales ont déjà tiré la sonnette d’alarme. ELECAM, chargé de l’organisation de l’élection de 2011, est un organe outrageusement partisan et partial, dirigé par des caciques avérés du RDPC au pouvoir et est de ce fait, totalement disqualifié pour organiser des élections justes et équitables au Cameroun.
Pour protester contre la mascarade électorale qui se prépare en 2011, la confiscation du pouvoir et des libertés démocratiques par Paul BIYA et son clan, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE), organise une journée de mobilisation générale à Paris, le Samedi 06 Novembre 2010 selon le programme ci-après:
09H - 13H00: Séminaire sur les élections.
Thème: La problématique de l’alternance par les élections en Afrique: le cas du Cameroun.
Adresse: Bourse du travail – 2, Rue du Château d’eau, Paris 10ème (Métro République).
Ce séminaire est connaîtra la participation de représentants associatifs de plusieurs pays africains (Gabon, Congo, Togo, Côte d’ivoire, Mali, etc.) et Français et sera l’occasion d’échanger les expériences sur les processus électoraux de quelques pays africains afin d’en tirer tous les enseignements pour l’élection présidentielle de 2011 au Cameroun.
15H00 - 17H30: Grande Manifestation - Place du Trocadéro (Métro Trocadéro)
Pour :
- Exiger des conditions démocratiques et transparentes pour l’élection présidentielle de 2011
- Condamner les violations massives des Droits humains et les assassinats de journalistes
- Dénoncer le soutien des autorités françaises à la
dictature criminelle au pouvoir au Cameroun
Mobilisons nous TOUS pour faire du 06 novembre 2010 LE dernier anniversaire du dictateur Paul Biya au pouvoir !!!
«28 ans ça suffit !!! Paul Biya, fous le camp !!!»
« Partir comme Mobutu ou comme Diouf, Biya doit choisir !! »
Contact et information: EMEH Elong +33663786227; TENE SOP +491634637140 ; Moise ESSOH: +32493983369 ; Email: tenesop@googlemail.com
Mongo BETI, 9 ans déjà...mais plus vivant que jamais!
Le 7 Octobre 2001, il quittait la scène qu’il avait marquée de son empreinte littéraire
C’était
il y a 9 ans, le 7 Octobre 2001, à l’hôpital général de Douala. Fauché
par une insuffisance hépatique et rénale, Mongo Beti cassait sa plume.
A 69 ans. Après une vie littéraire et militante bien remplie, marquée
par des livres offensifs et mordants, un exil français de près de 30
ans, un retour timoré au pays natal et une fin modeste. Comme il le
voulait.
L’enfant de "la révolte muette"
L’histoire porte toute sa signification. Alexandre Biyidi Awala (du
vrai nom de Mongo Beti) a seulement 14 ans. Il est élève à l’école
secondaire de Mbalmayo. En fin d’année, lors de l’examen, un enseignant
de nationalité française propose aux élèves de disserter sur le sujet :
Ceux
dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête et ils ont
le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. On ne
peut se mettre dans l’esprit que Dieu qui est un être très sage ait mis
une âme, surtout une bonne âme dans un corps tout noir
(Montesquieu, L’Esprit des lois, livre 15, chapitre 5). Il est choqué
par le sujet et refuse de disserter. Cela lui vaudra une expulsion de
l’école. Frondeur, iconoclaste, polémiste redoutable, Mongo Beti était
ainsi.
Alexandre Biyidi Awala, fils d’Oscar Awala et de Régine Alomo, naît le
30 juin 1932 à Akométam, petit village situé à 10 km de Mbalmayo. Après
des études primaires à l’école missionnaire de Mbalmayo, et son
expulsion de cet établissement, Alexandre Biyidi Awala travaillera
pendant un temps dans la plantation des cacaos de ses parents. Il sera
admis plus tard au Lycée Leclerc à Yaoundé d’où il sortira bachelier à
19 ans. Suite à cela, en 1951, il s'installe en France pour y
poursuivre des études supérieures de Lettres à Aix-en-Provence, puis à
la Sorbonne à Paris. Cette France qu’il n’a jamais cessé de critiquer.

© africultures.com
Mongo Beti
La France, ma haine et mon amour
Mongo Beti doit beaucoup à la France. Il y a fait ses études, séjourné
pendant son exil, enseigné et il a même épousé une française, Odile
Tobner devenue Odile Biyidi Awala. Celui qui s’est présenté comme un disciple de Voltaire
s’est servi de la langue française comme enseignant puis comme
écrivain. À partir de 1958, il occupe différents postes de professeur
de lettres en France. En 1959, il est nommé professeur certifié au
lycée Henri Avril à Lamballe. Il passe l’agrégation de Lettres
classiques en 1966 et enseigne au lycée Corneille de Rouen de cette
date jusqu’en 1994. Mais, c’est surtout par son talent d’écrivain qu’il
se fait découvrir. Il commence sa carrière littéraire avec la nouvelle Sans haine et sans amour,
publiée dans la revue Présence Africaine, en 1953. Un premier roman
Ville cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Boto suit en 1954, publié aux
éditions Présence Africaine. En 1956, il écrit Le Pauvre Christ de
Bomba. L’ouvrage fait scandale par la description satirique qui est
faite du monde missionnaire et colonial. Paraissent ensuite Mission
terminée, 1957 (Prix Sainte Beuve 1958) et Le Roi miraculé, 1958.
Pendant une dizaine d’années, Mongo Beti ne publie rien.
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| Mongo Béti |
Il ne signe son retour dans l’écriture qu’en 1972. Il publie chez Maspero un pamphlet, "Main basse sur le Cameroun", où il dénonce les crimes du néo-colonialisme dans son pays, et particulièrement le président camerounais Ahmadou Ahidjo. Le gouvernement français de l’époque interdit et fait saisir ce livre. Procédure en principe illégale depuis que les lois de la IIIè république ont instauré la liberté de penser et d’expression. Après une longue procédure judiciaire, Mongo Beti et son éditeur François Maspéro obtiennent en 1976 l'annulation de l'arrêté d'interdiction de l’ouvrage. Loin de le décourager, Mongo Beti continue d’écrire et de dénoncer avec fougue et ténacité.

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9 ans déjà!
Histoire d’un retour au pays natal
II n’existe pas de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre natale
confesse Mongo Beti, rentré au Cameroun en 1991 après des dizaines
d’années d’exil. Un retour qui n’enlève rien à sa verve militante.
Mongo Beti prend sa retraite de professeur et ouvre à Yaoundé la
Librairie des Peuples Noirs. Parallèlement, il développe des activités
agricoles dans son village d’Akometam. Il crée également plusieurs
associations de défense des citoyens et écrit de nombreux articles
contre le pouvoir dans la presse camerounaise. En 1997, il publie une
Lettre ouverte au Parti Socialiste français en septembre dénonçant
l’accueil réservé au président camerounais Paul Biya par l’Elysée et
par Matignon en juillet après avoir « une nouvelle fois, applaudi à une
mascarade électorale organisée par un dictateur africain [...]. En
effet, des élections législatives totalement extravagantes s’étaient
déroulées au Cameroun le 17 mai [...]. Au moins les deux tiers du corps
électoral potentiel n’ont pu s’inscrire, ou bien, inscrits, se sont vu
refuser une carte d’électeur. [...] On ne compte pas les bureaux de
vote fictifs. [...] Or, [...] Paul Biya [...], s’apprête à rééditer
cette opération, à l’occasion de l’élection présidentielle programmée
par lui, unilatéralement [...], le 12 octobre [...] » écrit-il. Très
critique vis-à-vis du pouvoir de Yaoundé, jusqu’à la fin de ses jours,
il aura refusé que rien, même son souvenir, ne soit mêlé de quelque
manière que se soit à un régime qui pour lui est la cause de tous les
maux dont souffrent le Cameroun. A sa mort, sa famille, selon les vœux
de l’écrivain, a refusé tous les honneurs posthumes émanant de
l’establishment camerounais.
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| Mongo Beti |
Figure hors normes de la « renaissance africaine » du XXe siècle, auteur d'une douzaine de romans qui composent une fresque épique et cocasse retraçant plus de cinquante ans de vie africaine ; polémiste redoutable, aimant à se laisser porter par la passion ; analyste impitoyable, des réalités de son pays natal, le Cameroun, Mongo Beti a laissé à son pays un héritage intellectuel et culturel immense que les nouvelles générations pourront revisiter dans les librairies dont la sienne, la librairie des peuples noirs à Tsinga à Yaoundé. De sa tombe, il doit sans doute se féliciter de son épouse qui, non seulement s’emploie à perpétuer sa mémoire, mais aussi se distingue par un anti-conformisme qui lui ressemblait parfaitement. Au moment où se célèbre ce triste anniversaire, c’est elle qui en porte la douleur. Mais c’est aussi la jeunesse camerounaise, le Cameroun et l’Afrique pour qui le redoutable pamphlétaire n’a cessé de lutter. Pour plus de justice et de liberté.
UNE DÉLÉGATION DU CODE-USA RECUE AU STATES DEPARTMENT ET AU CONGRES DES ETATS-UNIS
Le Vendredi 10 Septembre 2010 à 15H00 heures locale, une délégation du CODE–USA et des Camerounais des USA conduite par Mr. Napi Tagnidoung, président du CODE-USA, a été reçue au Département d'Etat Américain à Washington D.C et au Congrès Américain.
Ces rencontres ont eu lieu, à la demande du CODE-USA et en réaction à l’offensive diplomatique du Gouvernement, antidémocratique de Yaoundé envers le Gouvernement Américain, en Mars 2010. Cette initiative se situe dans le cadre de la campagne internationale, lancée par le Sécretariat International du CODE, en vue d'informer l'opinion internationale sur la situation politique dramatique du Cameroun et dont l'objectif est de solliciter une plus grande attention de la Communauté internationale sur les risques de déflagration que court le Cameroun.

MM Marcel SIMÉ (à G.) et Tagnidoung Ngouagnapi, Représentants du CODE-USA après la rencontre au Congrès
La délégation a présenté aux autorités Américaines, les inquiétudes du peuple Camerounais en cette veille de l'élection présidentielle de 2011 au Cameroun et relayé les analyses d'organisations non Gouvernementales qui évoquent les risques d'implosion. Les Délégués du CODE ont particulèrement insisté sur le fait que la prochaine élection présidentielle comporte de réels risques de violences, parce que le pouvoir le Monsieur Biya qui semble décidé à se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple camerounais, refuse de mettre sur pied un organe électoral neutre et crédible pour organiser des élections transparentes et incontestables. Le CODE-USA a exposé à ses interlocuteurs la détermination des masses populaires et des forces démocratiques au Cameroun, à ne plus accepter un autre hold-up de Monsieur Biya à l'issue de l'élection présidentielle de 2011.
Plus succintement, la délégation du CODE a sollicité:
-Le soutien des autorités américaines pour une véritable Commission Electorale Indépendante au Cameroun;
-Une condamnation plus énergique des violations massives des Droits Humains au Cameroun et dla prise de mesures coercitives (gel des avoirs, interdiction de séjour aux USA, etc..) contre leurs auteurs et leurs commanditaires;
-Le renforcement de l'appui des autorités américaines aux organisations de la société civile au Cameroun qui se battent dans un climat très hostile contre l'impunité, la corruption et les violations des droits démocratiques et sociaux des citoyens camerounais.
Le CODE en a profité pour solliciter, une fois de plus, le soutien des autorités des Etats Unis d'Amérique dans sa revendication pour la mise sur pied d’une Commission
d’Enquête Internationale sur les massacres de Février 2008 au Cameroun qui ont vu la mort de plus de 139 personnes, selon les ONG des Droits Humains;

Mr Tagnidoung, Porte Parole du CODE-USA
Les autorités Américaines ont écouté la délégation du CODE-USA avec beaucoup d’attention et d'interêt et ont promis de se servir du Mémorandum du CODE, comme important support pour le travail diplomatique et politique des USA en direction des autorités Camerounaises.
Après le Department d'Etat, la délégation du CODE-USA avait rendez-vous avec le Staff du Congressman Jim Himes du district Numéro 4 de l’Etat du Connecticut où elle s’est longuement entretenue avec Mr. Lex Paulson, Conseiller aux Affaires législatives au Congrès américain et par ailleurs un des leaders du Mouvement "Yes We Can" qui a porté le président Barack Obama à la Maison Blanche.
Étaient présents à la rencontre:
Pour le Department D'Etat Américain;
1. Cynthia H Akuetteh, Director of the office of the Central African Affairs
2. C. Pat Alsup, Deputy Director of the office of the Central African Affairs,
3. BILL Strassberger, Chief Public affairs, Bureau of African Affairs
4. Trois autres participants.
Pour le CODE-USA et les Camerounais des USA ;
1. Napi Tagnidoung, President of CODE USA, President of the US Branch of CNR/MUN:
(Cameroon National Resistance council)
2. Marcel Simé, Vice President of CODE USA, President of the US Branch of U.P.C: (Union of the
Populations of Cameroon)
3. Alain Kameni, Public Relations Advisor, President of the US Branch of C.D.U: (Cameroon
Democratic Union)
4. Jules Kontchou, Special Advisor, President of the US Branch of U.C.D.F: (Union of the
Cameroon Democratic Forces),
5. Mireille Dieupe, Institute for Policy Studies
Washington, le 13 septembre 2010.
Le Secrétariat à la Communication du CODE - USA
Voir la Vidéo de la délégation du CODE-USa au Congrès Américain: http://wmedia.cameroon-info.net/mm/cin_list_videos.php
Hommages-vidéos à Um Nyobè, 52 ans après son lâche et odieux assassinat!
1- Um, le père de l'indépendance du Cameroun: http://www.youtube.com/watch?v=UrpAXBIPHTU
2- UM NYOBE DISCOURS/SPEECH(UN) 1952: PART 1
http://www.youtube.com/watch?v=qgMeXzoTq5w
3- UM NYOBE DISCOURS/SPEECH(UN) 1952 : PART 2
http://www.youtube.com/watch?v=bp0XDcwG0_A
4 -UM NYOBE DISCOURS/SPEECH(UN) 1952: PART 3
http://www.youtube.com/watch?v=GbGb_fIzHoU
Plus de 80 organisations africaines et francaises manifestent contre la francafrique et les 50 ans de dépendance

Les militants
anti-françafrique au départ de la Manif du 13 juillet à laquelle
participaient plus de 80 organisations africaines et françaises

Le Cameroun était représenté
à cette manifestation multinationale par le CNR-MUN, l'UPC et le CODE

Une manifestation très
colorée par des militants de toutes les couleurs et de diverses
appartenances politiques et idéologiques

Paul Biya ,assassin -
Sarkozy complice!, tel était le mot d'ordre du CODE lors de cette
manifestation qui a réuni plus de 3000 personnes venues de France et des
pays voisins, Allemagne, Belgique, Suisse)


Le Cameroun: 50 ans de
dépendance!
Albert Moutoudou, du Bureau politique de l'UPC, scandant "A bas, A bas, A bas la Francafrique, A bas, A bas, A bas les dictateurs", avant sa diatribe sur la perversité du défilié du 14 juillet sur les Champs Elysées













































